http://greece.greekreporter.com/2011/11/17/earliest-sample-of-minoan-hieroglyphics-found-in-western-crete/

Earliest Sample of Minoan Hieroglyphics Found in Western Crete

A four-sided red jasper sealstone is among the finds unearthed during this season’s excavation of the Minoan peak sanctuary at Vrysinas, located south of the city of Rethymnon.  The whole area was officially announced and included in the archaeological sites list by the Central Archaeological Council of Greece.

The sealstone, which is carved on all four surfaces with characters of the Minoan Hieroglyphic script, constitutes the sole evidence to date for the presence of this earliest Minoan style of writing in Western Crete.

The excavation, which began in 2004, is conducted by the Ephorate of Prehistoric and Classical Antiquities under the supervision of the archaeologist Helena Papadopoulou in collaboration with Prof. Iris Tzachili from the Department of History and Archaeology of the University of Crete.

A preliminary study of the artefacts recovered thus far - including some 800 clay votive statuettes and a significant number of ceramic vessels  - indicates that the peak sanctuary was in use throughout the First Palace period (1900-1700 BC) and continued until at least the beginning of the New Palace phase, after which time it was relocated to a lower part of the plateau.

The Vrysinas sanctuary is believed to have been the most sacred peak in Western Crete. The site’s undeniable ritual context puts it on a par with other important Minoan peak sanctuaries like those at Iouktas, Petsofas and Traostalos Kofinas in central and eastern Crete.

 

Compte-rendu de lecture à paraître dans l'Antiquité Classique


Michael Lindblom et Berit Wells (éds.), Mastos in the Berbati Valley. An Intensive Archaeological Survey, Acta Instituti Atheniensis Regni Sueciae, Series in 4°, 54, Stockholm, Svenska Institutet i Athen, 2011. 1 vol., 26,9×21,1 cm, 196 p. Prix : 530 SEK (57,93 €). ISBN : 978-91-7916-058-6.

 

La petite éminence de Mastos, surgissant au milieu de la vallée de Berbati (Prosymna) en Argolide, demeurait une pierre dans le jardin des archéologues suédois qui arpentent la région depuis les années 1930. Effectivement, ayant fait l’objet de fouilles importantes entre 1935 et 1959, elle avait été tenue à l’écart du programme de prospection conduit dans les années 1988-1990, et constituait ainsi un vide sur la carte (B. Wells & C. Runnels, The Berbati-Limnes archaeological survey 1988-1990, Stockholm 1996). Il serait cependant une erreur de tenir cet ouvrage comme la répétition à une échelle réduite de cette prospection ancienne, tant l’objet comme les méthodes diffèrent. Alors que le premier programme embrassait un vaste espace, celui-ci est limité à quelques hectares, et c’est un maillage bien plus serré qui a pu être suivi. Néanmoins, la brièveté des opérations sur le terrain, limitées à six semaines, ainsi que des contraintes matérielles qui ont drastiquement réduit le volume des trouvailles effectivement examinées lors de l’étude, ont limité la portée des conclusions qui en sont tirées et ne permettent pas d’aboutir à un niveau très fin d’analyse. Il convient à cet égard de souligner que le phasage fin de la céramique a été effectué au musée sur un échantillon qui ne représente qu’une petite partie du matériel ramassé (1658 sur ca. 60000 tessons, soit 2,75 %, pour le Bronze Récent par exemple). C’est Berit Wells, décédée avant la parution de ce livre, qui en signe l’introduction : sont présentées rapidement les circonstances qui ont conduit à la réalisation de ce modeste projet en 1999, avant que ne soit détaillée l’implantation de la colline de Mastos au cœur de la vallée de l’Asterion. C’est là l’occasion de rappeler l’insertion de la vallée dans le système orlogique régional et d’évoquer le réseau viaire mycénien : nous ne sommes en effet qu’à quelques kilomètres à l’est des grands centres palatiaux d’Argolide, tandis que le site de Mastos intéresse essentiellement les périodes protohistoriques. Le premier chapitre (E. Savini) expose les outils topographiques et informatiques utilisés, ainsi que la méthode suivie pour l’élaboration de la documentation topographique en relation avec les données de la prospection. Le discours est très technique et peu accessible au non-spécialiste, et s’il faut convenir que le modèle numérique de terrain réalisé a permis la production de cartes rendant remarquablement l’illusion de l’espace tridimensionnel, on peut s’interroger sur l’intérêt d’un tel effort puisque jamais ces documents ne serviront à la présentation des données archéologiques dans la suite de l’ouvrage. Les six chapitres suivants sont dévolus aux différentes périodes dans lesquelles se répartit le matériel céramique, qui est le seul soumis à l’étude : Néolithique (M. Johnson), Helladique Ancien puis Moyen (M. Lindblom), Helladique Récent (L. Klintberg), périodes archaïque, classique et hellénistique (A. Penttinen), et enfin Antiquité tardive et Moyen-Âge (J. Hjohlman). Chacune de ces sections reprend sensiblement la même architecture : une petite introduction brosse le contexte régional de la période considérée, puis la céramique est abordée en fonction des sous-phases qui ont pu être reconnues. Cette présentation est systématiquement adossée à un plan et à un tableau de répartition en fonction des unités de terrain, tandis que les individus les plus caractéristiques sont regroupés dans un catalogue en fin de chapitre, comprenant une rapide description, une datation et un dessin ou une photographie. Pour le Néolithique, M. Johnson souligne le très faible signal du Néolithique Moyen, alors même que cette période avait été bien mise en évidence par les fouilles d’Åkerström ; il est cependant clair que l’occupation la plus conséquente à Mastos pour les périodes anciennes remonte essentiellement au Néolithique Récent / Néolithique Final, où a bien pu s’établir alors le plus important village de la vallée. La présentation du matériel de l’Helladique Ancien (HA) par M. Lindblom est précédée d’un résumé succinct des trouvailles mises au jour par Säflund en 1937, et qui présentaient notamment des vestiges architecturaux datés de l’HA II, la phase la mieux représentée à Mastos comme ailleurs. C’est pour l’HA III que le site se démarque dans le tableau régional, puisqu’il semble être le seul établissement de la vallée à cette époque, et connaît une occupation continue de l’HA II à l’Helladique Moyen (HM) où il demeure encore le seul établissement de la vallée. En outre, la présentation du matériel de l’HM est l’occasion pour M. Lindblom d’avancer que l’occupation n’a pas connu de hiatus malgré un épisode de destruction particulièrement violent qui a scellé les niveaux de l’HA III et qui marque la transition avec l’HM. A l’autre extrémité de la période, la transition avec l’Helladique Récent (HR) mérite quelques considérations : à Mastos comme dans d’autres sites d’Argolide (Tsoungiza et Asinè par exemple), la tradition céramique HM demeure très vivace jusqu’à une période avancée de l’HR. Ce n’est en effet qu’à la fin de l’HR II, de façon concomitante avec la construction d’un four de potier, qu’un changement notable se fait sentir, et il est très probable que les deux faits soient liés. L’Helladique Récent, dont le matériel est présenté par L. Klintberg, était et demeure la période la mieux documentée à Mastos, avec le « Potters Quarter », repéré puis fouillé depuis le milieu des années 1930 dans la partie basse des pentes orientales de la colline. Quelques murs de terrasses assignés à cette période ont également été repérés et mentionnés dans ce chapitre. La plus grande part de la céramique de cette période appartient à l’HR III et témoigne de l’activité de l’atelier : des dépotoirs contenant de nombreux ratés de cuisson ont pu être mis en évidence lors de la prospection, tandis que la majorité des vases de la période était produite localement. De surcroît, la forte représentation de formes petites et ouvertes ne pointe pas vers un assemblage domestique habituel, mais plutôt vers une production spécialisée orientée vers le marché régional et au-delà. Ce saut quantitatif, important et indéniable, est mis en parallèle avec le renforcement de l’influence de Mycènes à l’HR IIIA, et Klintberg suggère ici une situation comparable à celle que M. Galaty a décrite pour le royaume de Pylos, qui commandait des centres de production spécialisée. Après un abandon du site à l’HR IIIB2, s’ouvre un très long hiatus : l’Âge du Fer est totalement absent, et les périodes archaïque, classique et hellénistique (A. Penttinen) ne sont représentés ici que par une centaine de tessons. ll faut attendre la fin de l’Antiquité, et surtout la période médiévale (J. Hjohlman) avec la construction d’une fortification au sommet de la colline, pour voir l’activité reprendre à Mastos. Les vestiges architecturaux, constitués d’un mur fortifié et des restes de deux bastions, ainsi que l’assemblage céramique manifestement domestique, trahissent un habitat. La grosse trentaine de pages du dernier chapitre de l’ouvrage, consacré aux analyses de pâte céramique, est signée par I. Whitbread. Celui-ci a analysé la composition et la structure de 241 échantillons provenant de l’ensemble de la vallée, et non du seul site de Mastos, et recouvrant toutes les périodes. Un catalogue très détaillé est proposé, photographies de lames minces à l’appui, constituant une importante base de données pour la recherche sur la technologie céramique d’une part, et les échanges d’autre part. Néanmoins, la faiblesse de l’échantillon examiné, au regard de la période et de l’aire considérées, oblitère en partie les résultats. A cet égard, si la répartition spatiale des échantillons, notamment en regard de la géologie locale,  n’est pas concluante, de fortes variations temporelles ont pu être mises en évidence. Parmi les éléments notables, signalons p. 176 une réflexion prometteuse sur le lien – ou l’absence de lien – entre technologie céramique et aptitudes à la cuisson, dans la mesure où à certaines époques toutes les classes sans distinction semblent avoir pu jouer ce rôle. Lorsqu’il s’agit de dresser le bilan de cette entreprise, il convient de passer outre l’inconfort initialement ressenti devant une prospection intervenant après les fouilles. C’est peut-être à ce niveau que se situent les plus importants enseignements de ce programme. S’il n’est pas certain que le changement du protocole de terrain par rapport à l’entreprise de Berbati-Limnes ait produit des résultats substantiels, la collecte intensive de surface à Mastos a permis de compléter à l’échelle régionale les données disponibles, et surtout d’amplifier les connaissances que les fouilles avaient apportées à l’échelle du site, comme cela est apparu évident pour la période phare de Mastos, l’Helladique Récent et ses installations artisanales.

Compte rendu paru dans : Histara les comptes rendus (ISSN 2100-0700)
Lien: http://histara.sorbonne.fr/cr.php?cr=1215

 

Mesohelladika réunit la grande majorité des communications et des posters présentés à l’occasion d’un colloque international organisé à Athènes en mars 2006 et consacré à l’Helladique Moyen, une période peu explorée de la Protohistoire égéenne. O. Dickinson avait fait œuvre pionnière dans les années 1970 avec la parution de The Origins of Mycenaean Civilisation, une version remaniée de sa thèse consacrée à la transition du Bronze Moyen au Bronze Récent en Grèce continentale. C’est donc à lui qu’est revenu d’ouvrir la conférence, et le constat qu’il dresse aujourd’hui n’a pas varié, donnant de l’Helladique Moyen l’image d’une période de repli, dans laquelle il convient néanmoins de rechercher les fondements de la brillante civilisation mycénienne. C’est certainement du reste cet effacement qui explique la longue désaffection qu’elle a connue, dont Mesohelladika montre qu’elle est désormais bel et bien révolue. Surtout, ce volume montre que la simplicité que l’on prête à la période tient surtout au regard qu’on lui porte, tant les contributions rassemblées ici apportent leur part de nuances, de corrections et de précisions. Ce sont en quelque sorte les recherches engagées durant les vingt dernières années qui sont rassemblées dans cet imposant volume de plus de mille pages dont les contributions, présentées en grec, en anglais ou en français, sont réparties dans sept sections différentes (Topographie et habitat, Pratiques funéraires et anthropologie physique, Univers symbolique et rituel, Céramique et chronologie, Production, technologie et économie, Organisation et évolution sociales, Relations extérieures et interaction).

 

          La première partie, consacrée à la topographie et à l’habitat, est la plus importante de ce volume. C’est certainement la conséquence d’une pratique souvent regrettable, mais qui trouve toute sa justification ici. Les grandes réunions internationales comme  Mesohelladika constituent en effet généralement des tribunes pour la publication de données de fouilles, présentées très (trop) rapidement, de manière à peine plus développée que dans les différentes chroniques qui rendent compte chaque année des découvertes archéologiques en Grèce. Dans le cas de la période mésohelladique, longtemps restée dans l’ombre et dont la documentation est très éparse, la réunion de ces informations de base est utile, même si on peut regretter que le format du colloque rende leur présentation encore succincte. Les communications consacrées à un site isolé présentent le plus souvent de façon rapide les données topographiques, l’organisation de l’habitat et les vestiges architecturaux, et accordent une grande place à la présentation et au commentaire de la céramique. Dans ce domaine, et de façon peut-être plus aiguë encore que pour les périodes mieux connues de la Protohistoire égéenne, l’étude de la céramique fine est privilégiée, avec un intérêt très marqué pour les indices qu’elle procure sur les contacts entre les différentes zones géographiques de l’Égée mésohelladique. De cet ensemble émergent quelques communications qui, par le caractère inhabituel de certaines trouvailles qu’elles exposent, ou le parti-pris synthétique de leurs auteurs, tranchent avec les autres. Ainsi, les opérations archéologiques des dernières décennies ont transformé la cartographie de l’Helladique Moyen, avec la multiplication des découvertes dans des régions qui jusque-là apparaissaient en blanc sur les cartes (par exemple les communications d’E. Konsolaki-Yiannopoulou sur la région de Trézène en Argolide, ou encore de Ph. Saranti pour l’Étolo-Acarnanie). Dans un autre registre, les environs de l’Acropole d’Athènes se distinguent par la présence d’un atelier de potier pourvu de deux fours (G. Venieri), tandis que les spectaculaires trouvailles à Kolonna d’Égine, en l’espèce un édifice de grande taille et des cylindres en terre cuite décorés (W. Gauss et R. Smetana), polarisent la réflexion autour des problématiques de « complexification sociale » qui auparavant se dessinaient essentiellement en négatif. Enfin, saluons les quelques contributions  qui, proposant des études régionales, ne se limitent pas à une énumération des vestiges et tentent de saisir les particularismes locaux et les changements dans le temps long (par exemple N. Papadimitriou sur l’Attique).

 

          La seconde partie, consacrée aux défunts, accorde une grande place à l’anthropologie physique aux côtés des plus traditionnelles pratiques funéraires. Certes, les premières études dans ce domaine pour le monde égéen ont été effectuées par L. Angel dans les années 1960, mais ce n’est que très récemment qu’elles se sont multipliées, s’appuyant sur des méthodes et des outils scientifiques de plus en plus pointus. Il convient au reste de noter qu’il s’agit certainement de l’aspect le plus novateur et le plus fécond de cette section de Mesohelladika, montrant toute la richesse des dernières recherches dans un domaine qui en est encore à l’élaboration de ses outils et de ses protocoles (voir A. Bouwman et al.). Ces récentes avancées permettent l’exploration plus poussée des questions relatives à la santé des populations anciennes (R. Arnott et A. Morgan-Forster pour un aperçu général, A. Lagia et W. Cavanagh pour Kouphovouno, A. Ingvarsson-Sundström pour Asinè), ou à celles de leur régime alimentaire : les analyses d’isotopes stables de carbone et d’azote viennent compléter les données fournies par les assemblages botaniques et zoologiques (A. Lagia et W. Cavanagh, S. Triantaphyllou). Les analyses ADN enfin viennent éclairer un domaine qui jusque-là était très largement la proie de la spéculation : on peut espérer que la connaissance des relations de parenté dans la population des cimetières jettera quelque lumière sur la structure des sociétés mésohelladiques (A. Bouwman et al. pour Mycènes, L. Kovatsi et al. pour Lerne). Les études plus traditionnelles, c’est-à-dire fondées sur l’analyse des pratiques funéraires en tant que telles, abordent essentiellement trois questions. Les gender studies sont représentées (F. Ruppenstein), tandis que les questions les plus débattues sont d’une part celle de l’organisation des sépultures et de leur rapport avec l’habitat, et d’autre part celle de l’émergence des élites, problématique majeure déjà évoquée par O. Dickinson dans son texte inaugural. Il est désormais clair que l’organisation des sépultures mésohelladiques ne peut plus être abordée avec pour seule question : intra ou extra muros ? La situation est bien plus complexe (M. Pomadère) et E. Milka démontre ce que l’on pressentait déjà (voir la communication de V. Adrymi-Sismani sur Dimini dans la section précédente) : bien des sépultures que l’on croyait avoir été installées dans des maisons ont en fait été creusées dans des ruines, et c’est un rapport sensiblement différent entre les cimetières et l’habitat qui se dessine. M. Pomadère met par ailleurs en relation l’émergence des élites militaires à la fin de la période avec le traitement particulier réservé aux enfants, ce qui témoigne de profondes transformations sociales à l’HM III / HR I. À ce propos, la communication de V. Petrakis sur les sépultures complexes propose de manière convaincante de reconsidérer l’absence totale de hiérarchisation sociale avant l’HM III, et vient en cela nuancer la vision très tranchée proposée par O. Dickinson et généralement admise par l’ensemble de la communauté des spécialistes.

 

          Après une troisième partie consacrée à l’Univers symbolique et rituel, sont rassemblées dans une quatrième section les communications concernant spécifiquement la Céramique et la chronologie. Dans ce domaine également, les comptes rendus témoignent du défrichement en cours dans les études mésohelladiques. À côté de quelques présentations consacrées à un site en particulier (M. Cosmopoulos pour Eleusis, A. Stamoudi pour Lamia par exemple) ou à une région (K. Dakoronia pour l’ensemble Phtiotide – vallée du Sperchios – Phocide), des études typologiques tentent d’éclairer les zones d’ombres de la céramique de l’Helladique Moyen. Ainsi, K. Sarri évoque frontalement et avec clairvoyance les problèmes méthodologiques relatifs à la définition de la céramique Minyenne, qui incarne depuis le XIXe siècle. l’emblème de la période, invitant à porter un regard plus nuancé sur cette production. La céramique polychrome qui apparaît à la fin de la période fait l’objet de deux communications  qui, esquissant une approche à l’échelle continentale, montrent à la fois l’importance des variations régionales, mais aussi celle des points qui réclament encore des éclaircissements (J. Overbeck et I. Mathioudaki).

 

          La cinquième partie, intitulée Production, technologie et économie, s’ouvre avec deux études portant sur la technologie céramique. D. Skorda décrit dans la première les différents fours de potier mis au jour dans les fouilles de sauvetage à Kirrha, tandis que L. Spencer résume dans la seconde son travail sur la céramique de la fin de l’Helladique Ancien et des deux premières phases de l’Helladique Moyen à Lefkandi. Toutes deux, comme pour souligner la relative complexité de la période au rebours des idées reçues, concluent à une spécialisation de plus en plus poussée, que celle-ci soit spatiale à l’intérieur du village (D. Skorda), ou technologique et sociale en ce qui concerne les modes de production, qui peuvent également varier d’une région à l’autre (L. Spencer). Ces variations régionales ne semblent pas concerner une classe de céramique particulière, dite « minoïsante » et que l’on retrouve dans diverses régions du Péloponnèse. Plusieurs éléments désignent Cythère comme lieu d’origine, mais les modalités précises de production et de diffusion de ces vases qui mélangent influences crétoises et influences continentales restent à déterminer (E. Kiriatzi). Concernant les restes botaniques et fauniques, dont les données sont particulièrement lacunaires pour l’Helladique Moyen, on relève trois communications. Des deux présentations consacrées au site de Kolonna d’Égine, l’une concerne l’exploitation des ressources marines, tandis que l’autre englobe les ressources fauniques et botaniques mobilisées par les habitants du Grand Bâtiment (voir supra). Enfin, A. Gardeisen propose une synthèse embrassant le Péloponnèse, la Grèce centrale et des régions plus septentrionales en Albanie et en Roumanie, permettant d’inscrire le Bronze Moyen dans la continuité de la période précédente.

 

          Plusieurs raisons expliquent que la sixième partie, intitulée Organisation et évolution sociales, soit l’une des plus courtes du volume. D’une part, notons que les thématiques déployées ici ont déjà été abordées ailleurs. Ensuite, comme le soulignent les contributions de S. Voutsaki et d’A. Philippa-Touchais sur l’espace domestique et l’habitat, si l’on écarte la problématique de la complexification, les données de l’Helladique Moyen n’ont pas encore fait l’objet d’analyses poussées en ce qui concerne l’organisation sociale. Il demeure là tout un champ fécond à explorer, et la proposition méthodologique de J. Wright, qui entend revenir à la matière archéologique brute en se départissant des schémas historicistes traditionnellement invoqués, aurait pu faire figure d’introduction au colloque tant ces problèmes sont au cœur de la réflexion actuelle.

 

          Le huitième et dernier chapitre, Relations extérieures et interactions, comporte un grand nombre de contributions. Certaines se conforment tout à fait au titre annoncé, comme celles de Peter Pavúk sur la céramique grise d’Anatolie occidentale, ou celle de G. Cadogan et K. Kopaka sur les relations entre la Grèce mésohelladique et la Crète protopalatiale. D’autres sont essentiellement consacrées à des régions extérieures à la Grèce continentale et n’embrassent qu’imparfaitement la question des interactions. Loin de constituer une faiblesse, ceci est en fait une force qui permet d’une part de juxtaposer les situations (P. Sotirakopoulou sur les Cyclades), et d’autre part de venir étoffer une documentation souvent elle aussi déficiente pour cette période en dehors de la Grèce continentale. Enfin, s’il a été régulièrement souligné au cours de cette conférence que l’Helladique Moyen devait s’étudier dans la continuité des périodes précédente et suivante (voir notamment l’article de J. Wright), il est évident que l’espace continental ne peut se comprendre que par une approche multiscalaire combinant l’étude de sites, l’échelon régional et les ensembles plus vastes.

 

          En définitive, ce volume montre à la fois tous les progrès qui ont été accomplis en plus de vingt années, mais souligne aussi les vides qui appellent à être comblés, notamment au regard de certains thèmes. En cela, il n’est pas seulement un bilan, mais également une source à laquelle puiser pour l’élaboration des problématiques de recherches futures.

 

 

Table des matières

 

Conférence inaugurale, par Oliver Dickinson: ‘The “Third World” of the Aegean? Middle Helladic Greece revisited’ [13-27

I. Τopographie et habitat

Katie Demakopoulou & Nicoletta Divari-Valakou, ‘The Middle Helladic settlement on the Acropolis of Midea’ [31-44

Άλκηστη Παπαδημητρίου, ‘Οι ανασκαφές στο Νοσοκομείο του Άργους’ [45-56

Kim Shelton, ‘Living and dying in and around Middle Helladic Mycenae’ [57-65

Eleni Konsolaki-Yiannopoulou, ‘The Middle Helladic establishment at Megali Magoula, Galatas (Troezenia)’ [67-76

Joost Crouwel, ‘Middle Helladic occupation at Geraki, Laconia’ [77-86

Eλένη Zαββού, ‘Eυρήματα της μεσοελλαδικής και της πρώιμης μυκηναϊκής εποχής από τη Σπάρτη και τη Λακωνία’ [87-99

Jack L. Davis & Sharon R. Stocker, ‘Early Helladic and Middle Helladic Pylos: The Petropoulos trenches and Pre-Mycenaean remains on the Englianos ridge’ [101-106

Jörg Rambach, ‘Πρόσφατες έρευνες σε μεσοελλαδικές θέσεις της δυτικής Πελοποννήσου’ [107-119

Søren Dietz & Maria Stavropoulou-Gatsi, ‘Pagona and the Transition from Middle Helladic to Mycenaean in northwestern Peloponnese’ [121-128

Lena Papazoglou-Manioudaki, ‘The Middle Helladic and Late Helladic I periods at Aigion in Achaia’ [129-141

Eva Alram-Stern, ‘Aigeira and the beginning of the Middle Helladic period in Achaia’ [143-150

Michaela Zavadil, ‘The Peloponnese in the Middle Bronze Age: An overview’ [151-163

Walter Gauss & Rudolfine Smetana, ‘Aegina Kolonna in the Middle Bronze Age’ [165-174

Naya Sgouritsa, ‘Lazarides on Aegina: Another prehistoric site’ (poster) [175-180

Γιάννος Γ. Λώλος, ‘Σκλάβος: ένα μεσοελλαδικό ορόσημο στη νότια ακτή της Σαλαμίνος’ (αναρτημένη ανακοίνωση) [181-185

Γιάννα Βενιέρη, ‘Νέα στοιχεία για την κατοίκηση στη νότια πλευρά της Ακρόπολης των Αθηνών κατά τη Μεσοελλαδική περίοδο: ευρήματα από την ανασκαφή στο οικόπεδο Μακρυγιάννη’ [187-198

Όλγα Κακαβογιάννη & Κερασία Ντούνη, ‘Η Μεσοελλαδική εποχή στη νοτιοανατολική Αττική’ [199-210

Konstantinos Kalogeropoulos, ‘Middle Helladic human activity in eastern Attica: The case of Brauron’ [211-221

Jeannette Forsén, ‘Aphidna in Attica revisited’ [223-234

†Μαρία Οικονομάκου, ‘Μεσοελλαδικές θέσεις στη Λαυρεωτική και τη νοτιοανατολική Αττική’ (αναρτημένη ανακοίνωση) [235-242

Nikolas Papadimitriou, ‘Attica in the Middle Helladic period’ [243-257

Φωτεινή Σαράντη, ‘Νέοι οικισμοί της Μέσης Εποχής του Χαλκού στην επαρχία Ναυπακτίας’ (αναρτημένη ανακοίνωση) [259-267

Sylvie Müller Celka, ‘L’occupation d’Érétrie (Eubée) à l’Helladique Moyen’ (poster) [269-279

Λιάνα Παρλαμά, Mαρία Θεοχάρη, Σταμάτης Μπονάτσος, Xριστίνα Pωμανού & Γιάννης Mάνος, ‘Παλαμάρι Σκύρου: η πόλη της Mέσης Xαλκοκρατίας’ (αναρτημένη ανακοίνωση) [281-289

Anthi Batziou-Efstathiou, ‘Kastraki, a new Bronze Age settlement in Achaea Phthiotis’ [291-300

Βασιλική Αδρύμη-Σισμάνη, ‘Το Διμήνι στη Μέση Εποχή Χαλκού’ [301-313

Λεωνίδας Π. Χατζηαγγελάκης, ‘Νεότερα ανασκαφικά δεδομένα της Μέσης Εποχής Χαλκού στο Νομό Καρδίτσας’ [315-329

II. Pratiques funéraires et anthropologie physique

Anna Lagia & William Cavanagh, ‘Burials from Kouphovouno, Sparta, Lakonia’ [333-346

Eleni Milka, ‘Burials upon the ruins of abandoned houses in the Middle Helladic Argolid’ [347-355

Ελένη Παλαιολόγου, ‘Μεσοελλαδικοί τάφοι από τη Μιδέα’ [357-365

Olivier Pelon, ‘Les tombes à fosse de Mycènes : rupture ou continuité?’ [367-376

Vassilis Aravantinos & Kyriaki Psaraki, ‘The Middle Helladic cemeteries of Thebes. General review and remarks in the light of new investigations and finds’ [377-395

Laetitia Phialon, ‘Funerary practices in central Greece from the Middle Helladic into the Early Mycenaean period’ (poster) [397-402

Vassilis P. Petrakis, ‘Diversity in form and practice in Middle Helladic and early Mycenaean elaborate tombs: An approach to changing prestige expression in changing times’ [403-416

Maia Pomadère, ‘De l’indifférenciation à la discrimination spatiale des sépultures ? Variété des comportements à l’égard des enfants morts pendant l’HM-HR I’ [417-429

Florian Ruppenstein, ‘Gender and regional differences in Middle Helladic burial customs’ [431-439

Sevi Triantaphyllou, ‘Prospects for reconstructing the lives of Middle Helladic populations in the Argolid: Past and present of human bone studies’ [441-451

Abi Bouwman, Keri Brown & John Prag, ‘Middle Helladic kinship: Families, faces and DNA at Mycenae’ [53-459

Robert Arnott & Antonia Morgan-Forster, ‘Health and disease in Middle Helladic Greece’ [461-470

Anne Ingvarsson-Sundström, ‘Tooth counts and individuals: Health status in the east cemetery and Barbouna at Asine as interpreted from teeth’ (poster) [471-477

Fabian Kanz, Karl Grossschmidt & Jan Kiesslich, ‘Subsistence and more in Middle Bronze Age Aegina Kolonna: An anthropology of newborn children’ (poster) [479-487

Leda Kovatsi, Dimitra Nikou, Sofia Kouidou-Andreou, Sevi Triantaphyllou, Carol Zerner & Sofia Voutsaki, ‘Ancient DNA analysis of human remains from Middle Helladic Lerna’ (poster) [489-494

III. Univers symbolique et rituel

Evyenia Yiannouli, ‘Middle Helladic between Minoan and Mycenaean: On the symbolic meaning of offensive instruments’ [497-507

Fritz Blakolmer, ‘The iconography of the Shaft Grave period as evidence for a Middle Helladic tradition of figurative arts?’ [509-519

Anthi Theodorou-Mavrommatidi, ‘Defining ritual action. A Middle Helladic pit at the site of Apollo Maleatas in Epidauros’ [521-533

Helène Whittaker, ‘Some thoughts on Middle Helladic religious beliefs and ritual and their significance in relation to social structure’ [535-543

Alexandra Tranta-Nikoli, ‘Elements of Middle Helladic religious tradition and their survival in Mycenaean religion’ (poster) [545-548

IV. Céramique et chronologie

Michael B. Cosmopoulos, ‘The Middle Helladic stratigraphy of Eleusis’, p. 551-556

Αικατερίνη Σταμούδη, ‘Η μεσοελλαδική κατοίκηση στο Κάστρο Λαμίας. Κεραμεικές ακολουθίες και ιδιαιτερότητες στην κοιλάδα του Σπερχειού’, p. 557-571

Fanouria Dakoronia, ‘Delphi-Kirrha-Pefkakia via Spercheios valley: Matt-painted pottery as sign of intercommunication’, p. 573-581

Μαρία-Φωτεινή Παπακωνσταντίνου & Δημήτρης Ν. Σακκάς, ‘Μεσοελλαδική κεραμική από το Αμούρι στην κοιλάδα του Σπερχειού’ (αναρτημένη ανακοίνωση), p. 583-590

Ελένη Φρούσσου, ‘Η μετάβαση από τη Μέση στην Ύστερη Εποχή Χαλκού στο Νέο Μοναστήρι Φθιώτιδας’ (αναρτημένη ανακοίνωση), p. 591-601

Kalliope Sarri, ‘Minyan and Minyanizing pottery. Myth and reality about a Middle Helladic type fossil’, p. 603-613

John C. Overbeck, ‘The Middle Helladic origin of “Shaft-Grave Polychrome” ware’, p. 619

Iro Mathioudaki, ‘“Mainland Polychrome” Pottery: Definition, chronology, typological correlations’, p. 621-633

Walter Gauss, ‘Aegina Kolonna. Pottery classification and research database’ (poster), p. 635-640

Sofia Voutsaki, Albert Nijboer & Carol Zerner, ‘Radiocarbon analysis and middle Helladic Lerna’ (poster), p. 641-647

V. Production, technologie et économie

Δέσποινα Σκορδά, ‘Κίρρα: οι κεραμεικοί κλίβανοι του προϊστορικού οικισμού στη μετάβαση από τη μεσοελλαδική στην υστεροελλαδική εποχή’, p. 651-668

Lindsay Spencer, ‘The regional specialisation of ceramic production in the EH III through MH II Period’, p. 669-681

Evangelia Kiriatzi, ‘“Minoanising” pottery traditions in the southwest Aegean during the Middle Bronze Age: Understanding the social context of technological and consumption practice’, p. 683-699

Maria Kayafa, ‘Middle Helladic metallurgy and metalworking: Review of the archaeological and archaeometric evidence from the Peloponnese’, p. 701-711

Ιωάννης Δ. Φάππας, ‘Από τη Μέση στην Ύστερη Εποχή Χαλκού: μια οικοτεχνική δραστηριότητα στον Βοιωτικό Ορχομενό’, p. 713-719

Armelle Gardeisen, ‘Approche comparative de contextes du Bronze Moyen égéen à travers les données de l’archéozoologie’, p. 721-732

Gerhard Forstenpointner, Alfred Galik, Gerald E. Weissengruber, Stefan Zohmann,Ursula Thanheiser & Walter Gauss, ‘Subsistence and more in Middle Bronze Age Aegina Kolonna: Patterns of husbandry, hunting and agriculture’, p. 733-742

Alfred Galik, Stefan Zohmann, Gerhard Forstenpointner, Gerald Weissengruber & Walter Gauss, ‘Subsistence and more in Middle Bronze Age Aegina Kolonna: Exploitation of marine resources’ (poster), p. 743-751

VI. Organisation et évolution sociales

John Bintliff, ‘The Middle Bronze Age through the surface survey record of the Greek Mainland: Demographic and sociopolitical insights’, p. 755-763

Sofia Voutsaki, ‘The domestic economy in Middle Helladic Asine’, p. 765-779

Anna Philippa-Touchais, ‘Settlement planning and social organisation in Middle Helladic Greece’, p. 781-801

James C. Wright, ‘Towards a social archaeology of Middle Helladic Greece’, p. 803-815

Louise A. Hitchcock & Anne P. Chapin, ‘Lacuna in Laconia: Why were there no Middle Helladic palaces?’ (poster), p. 817-822

VII. Relations extérieures et interaction

Peggy Sotirakopoulou, ‘The Cycladic Middle Bronze Age: A “Dark Age” in Aegean Prehistory or a dark spot in archaeological research?’, p. 825-839

Donna May Crego, ‘Ayia Irini IV: A distribution center for the Middle Helladic World?’ (poster), p. 841-845

Gerald Cadogan & Katerina Kopaka, ‘Coping with the offshore giant: Middle Helladic interactions with Middle Minoan Crete’, p. 847-858 

Luca Girella, ‘MH III and MM III: Ceramic synchronisms in the transition to the Late Bronze Age’, p. 859-873

Aleydis Van de Moortel, ‘Interconnections between the western Mesara and the Aegean in the Middle Bronze Age’, p. 875-884

Tomáš Alušík, ‘Middle Helladic and Middle Minoan defensive architecture: A comparison’ (poster), p. 885-889

Christos Boulotis, ‘Koukonisi (Lemnos), un site portuaire florissant du Bronze Moyen et du début du Bronze Récent dans le Nord de l’Égée’, p. 891-907

Vassilis P. Petrakis & Panagiotis Moutzouridis, ‘Grey ware(s) from the Bronze Age settlement of Koukonisi on Lemnos: First presentation’ (poster), p. 909-917

Massimo Cultraro, ‘In death not separated. Evidence of Middle Bronze Age intramural burials at Poliochni on Lemnos’, p. 919-930

Peter Pavúk, ‘Minyan or not? The second millennium grey ware in western Anatolia and its relation to mainland Greece’, p. 931-943

Ιωάννης Ασλάνης, ‘Στοιχεία αρχιτεκτονικής από τη μεσοχαλκή Μακεδονία: τα δεδομένα από τον Άγιο Μάμα Νέας Ολύνθου’, p. 945-953

Χριστίνα Ζιώτα, ‘Η δυτική Μακεδονία στην ύστερη τρίτη και στις αρχές της δεύτερης χιλιετίας π.Χ. Οι ταφικές πρακτικές και οι κοινωνικές τους διαστάσεις’, p. 955-967

Sevi Triantaphyllou, ‘Aspects of life histories from the Bronze Age cemetery at Xeropigado Koiladas, western Macedonia’ (poster), p. 969-974

Aikaterini Papanthimou, †Angeliki Pilali & Evanthia Papadopoulou, ‘Archontiko Yiannitson: A settlement in Macedonia during the late third and early second millennium B.C.’ (poster), p. 975-980

Λιάνα Στεφανή & Νίκος Μερούσης, ‘Αναζητώντας τη Μέση Εποχή του Χαλκού στη Μακεδονία. Παλιές και νέες έρευνες στην Ημαθία’ (αναρτημένη ανακοίνωση), p. 981-986

Ευτυχία Πουλάκη-Παντερμαλή, Ελένη Κλινάκη, Σοφία Κουλίδου, Ευτέρπη Παπαδοπούλου & Αναστάσιος Σύρος, ‘Η Μέση και η αρχή της Ύστερης Εποχής Χαλκού στην περιοχή του Μακεδονικού Ολύμπου’ (αναρτημένη ανακοίνωση), p. 987-993

Kyriaki Psaraki & Stelios Andreou, ‘Regional processes and interregional interactions in Northern Greece during the early second millennium B.C.’ (poster), p. 995-1003

Rozalia Christidou, ‘Middle Bronze Age bone tools from Sovjan, Southeastern Albania’ (poster), p. 1005-1012

Γαρυφαλιά Μεταλληνού, ‘Η Μέση Χαλκοκρατία στα άκρα: η περίπτωση της Κέρκυρας’, p. 1013-1023

Christina Merkouri, ‘MH III/LH I pottery from Vivara (Gulf of Naples, Italy). A contribution to the understanding of an enigmatic period’, p. 1025-1036

Conclusion, p. 1037-1039

Des fragments de peinture murale attestent probablement de la présence de peintres minoens à Tell Kabri (Israel) au Bronze Moyen II (chronlogie locale), à l'époque des seconds palais crétois.

La suite ici :

http://popular-archaeology.com/issue/april-2011/article/archaeologists-uncover-evidence-of-a-minoan-presence-among-ancient-canaanites

Kalliope Sarri, Orchomenos IV. Orchomenos in der mittleren Bronzezeit, Munich, Verlag der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, 2010. 1 vol., 30,2×22,2 cm, 479 p. Prix : 144 €. ISBN : 978-3-7696-0123-7

Compte-rendu à paraître dans L'Antiquité Classique

 

La thèse de Doctorat de Kalliope Sarri, présentée comme le quatrième volume de la série des Orchomenos, appartient à cette catégorie d’entreprises périlleuses que constitue la publication de fouilles anciennes. Les données étudiées proviennent en effet de recherches effectuées sous la direction de Heinrich Bulle et Adolf Furtwängler en 1903 et 1905, après celles de Heinrich Schliemann en 1880. Néanmoins, et même si l’auteur a dû affronter les inévitables lacunes de sa documentation, elle est parvenue à en extraire une substance très riche, nous rappelant en chemin que malgré leur caractère ancien, les fouilles de l’Académie des Sciences de Bavière à Orchomène étaient des plus rigoureuses. L’ouvrage s’ouvre sur une présentation de la Béotie et de la région du lac Kopais, où sont rappelés à grands traits la géographie ainsi que le contexte archéologique de l’Helladique Moyen. La seconde partie est consacrée au site, avec tout d’abord une présentation de l’histoire des fouilles, dont la plus grande part est vouée à l’expédition de l’Académie de Bavière en 1903 et 1905, mais qui présente également de façon utile les recherches antérieures, de mêmes que celles qui ont repris de manière épisodique depuis les années 1970. Cet exposé liminaire laisse ensuite place à la description des trouvailles, qui n'est d'ailleurs pas limitée aux seules couches du Bronze moyen ; un certain nombre de remarques pertinentes sont en effet proposées au sujet des niveaux qui encadrent l'Helladique Moyen : ceux du Bronze ancien et du Bronze récent. La présentation des vestiges mésohelladiques, qui tient compte lorsque la documentation le permet du contexte stratigraphique, est ordonnée en premier lieu selon la topographie du site, ainsi que par la structure des carnets de fouilles. Par ailleurs, cet exposé est agrémenté en annexe des plans publiés initialement par H. Bulle (H. Bulle, Orchomenos I : Die älteren  Ansiedlungshichten, Munich, 1907), entièrement redessinés pour cette publication. On peut toutefois regretter une réduction trop importante de certains d’entre eux, ainsi que l’absence d’échelle en quelques occasions, qui en rendent la lecture difficile. L'examen en stratigraphie des principales structures architecturales et celui des formes de la céramique permet à K. Sarri d'ancrer précisément les trois phases bleue, jaune et orange, que H. Bulle réunissait sous l'appellation d'ältermykenish, dans la séquence chronologique de l'Helladique Moyen. Dans le sondage K, le niveau qui comprenait notamment les restes de la « Maison Brûlée » (phase Jaune), est ainsi attribué à l'HM-II/III, et rapproché des phases contemporaines de Lefkandi, Pefkakia, de Lerne ou encore d'Égine (p. 39-40 ; voir également infra sur les questions relatives à la datation).  La phase la plus ancienne (bleue) voit la cohabitation, inhabituelle selon K. Sarri, de plans en abside et de plans quadrangulaires. Il convient toutefois de noter que c'est un fait bien établi à l'Helladique Ancien à  Pevkakia, un site peu éloigné qui fournit par ailleurs à l'auteur de solides points d'appui en matière d'analyse de la céramique. C'est la phase médiane (jaune) qui a livré les restes architecturaux les mieux conservés, même si aucun plan complet n'a été mis au jour. Quant à la couche supérieure (orange), elle n'était représentée que par des lambeaux très lacunaires. Les niveaux mésohelladiques d'Orchomène présentent, à l'instar d'autres établissements de la même époque, des vestiges d'habitat mêlés à des tombes. A Orchomène, celles-ci sont de quatre sortes : les inhumations en pithos côtoient les fosses simples, les tombes maçonnées, ainsi que les cistes en briques crues. A l'exception des inhumations en vase, toutes accueillent un seul individu, placé en position contracte. A l'exception notable de P. Reinecke, les fouilleurs y voyaient des inhumations installées à l'intérieur même de l'habitat par les occupants. Ils étaient confortés en cela par l'observation de données similaires sur des sites contemporains (Thorikos, Aphidna, Athènes et Éleusis), et ont ainsi contribué à forger la vision désormais traditionnelle des pratiques funéraires à l'Helladique Moyen. Mais c'est une tout autre interprétation que K. Sarri propose pour Orchomène (p. 52-53) : en se fondant sur l'absence de lien stratigraphique clair entre les maisons et les tombes, ainsi que leur répartition spatiale, elle conclut que leur implantation ne répond pas à une logique d'habitat. Les inhumations auraient été pratiquées à la toute fin de la période mésohelladique et jusqu'aux premiers temps du Bronze Récent, à une époque où le village était abandonné. Une partie de celui-ci aurait alors été recouverte d'un tumulus, dont K. Sarri explique, un peu trop rapidement peut-être, l'absence de traces tangibles par l'argument du remaniement. La troisième partie, censée rendre compte du mobilier, est en réalité constituée de trois chapitres consacrés à la seule céramique. Ici, l'absence de données stratigraphiques a conduit K. Sarri à recourir plus encore que de coutume aux comparaisons avec le matériel de sites contemporains. Elle propose par ailleurs en ouverture de cette partie un long historique de la classification de la céramique mésohelladique bien utile dans ces circonstances (p. 55-72). Sont ensuite détaillées les catégories de pâtes et les classes de décor, avant l'exposé des différentes formes de vases rencontrées à Orchomène à l'Helladique Moyen. L'examen minutieux du matériel céramique constitue le cœur du travail de K. Sarri. Elle conclut à une production très majoritairement locale et de grande qualité, confirmant en cela les commentaires antérieurs sur la céramique dite minyenne d'Orchomène, dont Schliemann avait hâtivement fait le berceau. Les importations, bien que modestes, attestent de liens tangibles surtout avec Égine, ainsi qu'avec la Thessalie, les Cyclades et  dans une moindre mesure l'Anatolie. La mention de rares données spatiales concernant la céramique dans les carnets de fouilles autorise à l'auteur quelques remarques sur la distribution des formes. La restitution de la chronologie souffre quant à elle plus sévèrement de deux problèmes majeurs. Il s'agit en premier lieu, comme nous l'avons noté précédemment, du caractère lacunaire de la documentation de fouille et de l'absence d'indications stratigraphiques. Par ailleurs, cet exercice pâtit de l'état actuel d'une recherche qui a longtemps fait de l'Helladique Moyen le parent pauvre des études égéennes. De ce fait, la comparaison avec le matériel de sites contemporains n'est pas toujours efficace, et il semble difficile de pouvoir trouver à Orchomène les réponses à des problèmes qui concernent l'ensemble des études mésohelladiques, dont K. Sarri appelle implicitement au développement. Finalement, c'est Pevkakia dans le sud Thessalien qui fournit des points de comparaisons suffisamment solides pour proposer une correspondance avec les trois phases bleue, jaune et orange d'Orchomène (p. 206). La dernière partie présente les résultats principaux de ce travail en allemand, en anglais et en grec. Elle est suivie d'un catalogue de 212 pages dévolu à la publication de la céramique. Celui-ci est ordonné selon les formes des vases, et juxtapose utilement de très brèves notices qui reprennent les informations principales, avec des planches figurant les profils. Les pièces principales bénéficient de photographies en couleur, tandis que de très utiles diagrammes rendent compte des quantités et des rapports de proportion. A plusieurs égards, la publication de cet ouvrage constitue un événement marquant de la recherche dans les études égéennes. L'importance majeure du site d'Orchomène d'une part, le compte-rendu minutieux de données anciennes si attendues d'autre part, ainsi que et les apports originaux proposés par K. Sarri, qui a notamment donné à son travail une épaisseur historiographique remarquable, rendent ce livre indispensable pour les études mésohelladiques, qui souffrent encore d'un déficit de publications.

Anna Lucia D'Agata et Aleydis Van de Moortel (éds.), Archaeologies of Cult. Essays on Ritual and Cult in Crete in Honor of Geraldine C. Gesell, Hesperia Supplement 42, Princeton, American School of Classical Studies, 2009. 1 vol., 27,9×21,5 cm, 321 p. Prix : 75 $. ISBN : 978-0-87661-542-3.

Compte-rendu de lecture à paraître dans l'Antiquité classique.

 

En 1985, l'année même où Colin Renfrew publiait son The Archaeology of Cult qui proposait pour la première fois une base méthodologique pour l'étude des pratiques cultuelles protohistoriques,  Geraldine Gesell rouvrait le dossier de la religion minoenne, constitué plus d'un demi siècle auparavant par Arthur Evans et Martin Nilsson. C'est en son honneur qu'ont été réunis les présents textes sous la bannière de l'archéologie cultuelle minoenne, une thématique qu'elle avait largement contribué à remettre à la mode. En s'inscrivant dans le sillage de C. Renfrew, les éditrices de ce volume montrent qu'elles sont conscientes du fait que plus que tout autre champ de l'archéologie, l'étude des pratiques rituelles et religieuses de l'Âge du Bronze égéen est propice à l'élaboration de raisonnements circulaires et conduit bien souvent à des impasses. A cet égard, l'introduction, signée par L. d'Agata, pose la question centrale de l'identification des catégories d'artefacts utilisés à des fins cultuelles et montre l'ambivalence fonctionnelle de certains des objets emblématiques de la religion minoenne. C'est le cas par exemple des fameux supports tubulaires dont la présence, comme celle d'autres objets caractéristiques (vases, figurines, etc.), ne peut plus suffire à l'identification d'un lieu de culte. Il est à cet égard regrettable que l'architecture de l'ouvrage ne soit pas véritablement structurée par cette question fondamentale et que ce souci méthodologique n'irrigue pas davantage le volume. C'est probablement un effet du grand nombre des contributeurs, puisque vingt-quatre textes sont réunis ici en cinq grandes parties. La première d'entre elles, sous le chapeau « rituel et religion », rassemble des contributions très disparates. J. Murphy commence avec le réexamen critique des données ayant conduit à l'identification de cultes domestiques dans la région de la Messara aux époques Pré- et Protopalatiale. Une rigueur méthodologique solide autorise l'auteur à revisiter une demi-douzaine de sites où des sanctuaires domestiques avaient été reconnus et parvient, sinon à totalement remettre en cause cette interprétation traditionnelle, à lui opposer des arguments solides. Ce n'est pas la même démarche qui guide l'analyse suivante proposée par E. Hatzaki, à propos des « Temple Repositories » de Cnossos. La dimension symbolique, voire rituelle, de ces deux grandes fosses de la cour centrale du palais et de leur contenu est difficilement contestable, mais les propositions avancées par l'auteur pour interpréter l'abondant matériel ne relèvent souvent que de la seule spéculation. Entre autres exemples, je citerai les 6340 coquillages marins contenu dans les fosses, dont 480 étaient peints, et qu'Hatzaki identifie à autant de participants actifs et passifs – la distinction étant fournie par l'ornementation des coquilles – à la cérémonie qui a conduit à leur enfouissement. Une estimation voisine de la foule que pouvait accueillir la cour centrale est avancée, renforçant un peu plus le caractère très spéculatif de cette démarche. L'article suivant, signé par P. Darcque et A. Van de Moortel, réinvestit le terrain méthodologique en présentant le cas du bâtiment 10 des Abords Nord Est du palais de Malia. Reprenant les critères d'identification proposés par C. Renfrew pour répondre à une question simple (le contexte est-il « spécial », « rituel », ou « cultuel » ?) ils montrent l'ardente nécessité de ne pas tenir ces termes pour interchangeables et rappellent que la présence d'objets inhabituels ou « spéciaux » ne trahit pas nécessairement un rituel, tandis qu'un rituel n'est pas nécessairement lié à un culte. Dans deux livraisons distinctes, J. Younger et L. Goodison se penchent sur l'iconographie des bagues-cachet en or, où sont représentés des personnages aux côtés d'arbres et d'objets traditionnellement identifiés comme des pierres sacrées, que tous deux voient comme les premières expressions de mythes bien connus dans l'Antiquité. Or, comme le reconnaît elle-même L. Goodisson, ces propositions « relèvent d'avantage de la possibilité que de la probabilité ». A. Sarpaki, qui clôt cette partie en présentant une jarre d'Akrotiri, se fonde sur un décor peu commun, fait notamment d'épis de céréales tressés, pour arguer de l'utilisation du vase lors de cérémonies rituelles liées à l'agriculture. L'analyse iconographique proposée est contestable, en ce qu'elle ne tient pas compte du caractère symétrique du décor, incompatible avec la lecture narrative qu'elle en fait. Surtout, il me semble que la spécificité de cette représentation ne saurait suffire à identifier le vase comme accessoire d'un rituel, et encore moins d'un culte. La section suivante, consacrée aux « lieux de culte », s'ouvre avec deux articles présentant d'une manière générale les traces d'activités cultuelles à Malia à l'époque protopalatiale d'une part (J.-C. Poursat) et à Palaikastro d'autre part (T. Cunningham et L. Sackett). L. Alberti s'essaye ensuite à un réexamen de la « Tombe aux Doubles Haches » d'Isopata, mais l'entreprise est rendue difficile en raison des pillages que le monument a connus dès l'Antiquité, empêchant toute étude contextuelle rigoureuse. La présentation de B. Hallager, qui s'interroge sur l'existence de sanctuaires domestiques en Crète à la fin de l'Âge du Bronze, renoue avec le problème méthodologique et nous rappelle que la présence d'objets réputés cultuels dans une pièce ne suffit pas à en faire un sanctuaire. Du reste, le réexamen des lieux de culte à Karphi durant la période subminoenne, présenté ensuite par L. Preston Day, montre bien que dans la majorité des cas les assemblages sont mixtes et que le « cultuel » y côtoie le domestique ; c'est à la fois une preuve de l'absence de spécialisation fonctionnelle absolue des espaces, ainsi qu'une source de difficulté supplémentaire pour qui tente de comprendre la religion minoenne. Des deux communications consacrées aux figurines au début de la troisième partie traitant des « objets rituels », on retiendra celle de C. Morris. Elle s'intéresse tout particulièrement aux figurines des sanctuaires de sommet que la recherche, selon elle, a considérés de manière trop uniforme. Elle montre que la variabilité de leur figuration, notamment dans le rendu des détails du vêtement ou de la coiffure, n'a pas suffisamment été considérée, et qu'elle est peut-être l'expression d'individualités. C'est enfin le recours à l'étude contextuelle qui permet à I. Tournavitou de relativiser l'usage massif de céramique miniature en contexte cultuel. La dernière partie, dédiée aux « paysages sacrés », est tout d'abord le prétexte à une présentation de l'évolution du climat et des paysages en Crète qui tente de faire le lien avec l'évolution des pratiques cultuelles. Ainsi, des conditions climatiques plus arides auraient, au cours de l'Âge du Bronze, entraîné une augmentation de la ferveur religieuse (J. Moody). Ensuite, la présentation de l'histoire de la recherche sur les sanctuaires de sommet est l'occasion pour A. Peatfield d'effectuer un rappel méthodologique quant à la définition et aux dénominations des différentes catégories de lieux de culte, et d'aborder de manière critique l'apport des systèmes d'information géographique dans ce domaine. Enfin, J. Whitley clôt le volume par une réflexion méthodologique pertinente sur la question de la continuité cultuelle entre Âge du Bronze et époque archaïque dans le monde grec. Il développe notamment l'exemple du « Kouros » de Palaikastro (MR IB), que T. Cunningham et L. Sackett lient implicitement au sanctuaire de Zeus Diktaios, et prend le contrepied de la position de M. Prent développée ici à propos de la continuité du culte de la « déesse aux bras levés ». Whitley montre les différences qui opposent la Grèce continentale, où la rupture entre Âge du Bronze et Âge du Fer est nette, et la Crète, où les signes d'une certaine continuité ont été relevés depuis longtemps. Mais il remarque à juste titre que le « modèle religieux » de la Crète des périodes historiques demeure mal connu, interdisant par là-même le succès d'une démarche comparative. Il invite alors le lecteur à moins considérer les objets et les lieux du rituel et ce qu'ils peuvent nous apprendre sur la religion minoenne, pour mieux investir d'autres champs demeurant peu explorés, comme par exemple le lien entre les activités cultuelles et l'Etat. C'est sur de telles considérations critiques que se clôt la réunion de ces vingt-quatre contributions qui offrent un instantané de la recherche actuelle sur les pratiques cultuelles, seuls indices avec l'iconographie, de la religion minoenne. Force est finalement de constater, vingt-cinq ans après les propositions de C. Renfrew, que l'étude de ce domaine souffre encore d'un trop large déficit méthodologique, et que l'intime conviction tient souvent lieu de démarche scientifique, conduisant à bâtir des édifices d'incertitude.

Recherches récentes sur l’âge du Bronze

Séminaire coordonné par Dominique Garcia

Les séances se tiennent à la MMSH - Salle de cours n°2

Février 2011


- Vendredi 11 février 2011, 14h00-14h00

  • Dominique Garcia, Thibault Lachenal, Raphaël Orgeolet (Centre Camille Jullian)
    • « Présentation du séminaire thématique 2011 »
    • 14h30-17h : Thibault Lachenal (Centre Camille Jullian) « L’âge du Bronze en Provence : productions céramiques et dynamiques culturelles »


- Vendredi 18 février 2011, 14h30-17

  • Julien Zurbach (ENS, Paris) « Production et consommation de la vaisselle céramique à Milet (Turquie) au Bronze récent III »
Mars 2011


- Vendredi 18 mars 2011, 14h30-17h

  • Laurent Bouby (CNRS, centre de bio-archéologie et d’écologie, Montpellier) « Les systèmes agraires et l’économie agricole en France méridionale durant l’âge du Bronze »


- Vendredi 25 mars 2011, 14h30-17h

  • Raphaël Orgeolet (UP, Centre Camille Jullian) et Maïa Pomadère (Université de Picardie) « La question de la naissance de l’Etat en Crète »
Avril 2011


- Vendredi 08 avril 2011, 14h30-17h

  • Anne Lehoërff (Université de Lille) « L’âge du Bronze est-il une période historique »


- Vendredi 15 avril 2011, 14h30-17h

  • Dominique Garcia (UP, Centre Camille Jullian) et al. « Les dépôts de l’âge du Bronze dans le sud-est de la France »
Mai 2011


- Vendredi 20 mai 2011, 14h30-17h

  • Frédéric Leroy (DRASSM) « L’habitat lagunaire du littoral languedocien durant l’âge du Bronze »


- Vendredi 27 mai 2011, 14h30-17h

  • Romuald Mercurin (Service archéologique, ville de Nice) et Franck Suméra (SRA Paca) « L’habitat et l’occupation du sol durant les âges du Bronze et du Fer dans les Alpes-Maritimes »
Ce blog est en cours de création, merci de patienter...