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04 novembre, 2009 10:17

On pourra se faire une idée des parures appréciées par les femmes de la dynastie Tang en consultant le site suivant (ici) repéré par Li Shiwei qui a fait des lectures sur le sujet qui indiquent que le blanc était alors la couleur des gens ordinaires. C'est aussi la conclusion à laquelle était arrivé André Lévy qui donnait dans une note attachée à sa traduction l'indication suivante : « Le blanc est en Chine couleur de deuil, mais à l'époque des Tang c'était aussi bien la couleur du vêtement des roturiers, c'est-à-dire de toutes personnes sans fonctions officielles. Yla Monschein, Der Zauber der Fuchsfee, [Franckurt : Haag un Herchen, 1988,] p. 131, y voit « la couleur de l'innocence ». La suite ne mentionne nulle part quelque rapport avec le pelage de l'animal. » [Histoires d'amour et de mort de la Chine ancienne. Chefs-d'œuvre de la nouvelle (Dynastie des Tang. 618-907). Paris : Aubier, « Domaine chinois », 1992, p. 41. ]
Voir en complément :
• Jean Lévi, « Ren la Renarde : une élaboration romanesque du thème de l'épouse animale », La Chine romanesque. Fictions d'Orient et d'Occident. Paris : Le Seuil, « La librairie du XXe siècle », 1995, pp. 276-292, troisième partie du chapitre intitulé « Le Renard, la Morte et la Courtisane » (pp. 220-301). [BU. 809.3LEV] : « La beauté et la force de la nouvelle Ren la Renarde tiennent à ce que les prémices merveilleuses aboutissent à une dénonciation sociale d'autant plus forte qu'elle est masquée par le fantastique. » (p. 290)
• La première réédition de 1962 de la traduction française (sans doute réalisée d'après la version anglaise de 1954), publiée en 1958 à Pékin aux Editions en langues étrangères sous le titre « Jen La renarde fée » dans le recueil Contes de la Dynastie des Tangs est disponible à la BU [895.109 002 CON]. Voir pages 19 à 32. Celle d'André Lévy, « Pauvre renarde. Biographie de dame Ren » figure dans le recueil signalé plus haut et sa réédition en format de poche : GF-Flammarion, n° 985, 1997, pp. 25-52. [BU : 895.130 08] : « L'originalité, l'exemplarité de l'œuvre de Shen Jiji tient [aussi] à son parti pris d'épouser la cause de la renarde, au point de la faire figurer dans le titre même et de la déclarer digne d'une « biographie », zhuan, genre réservé aux êtres humains du sexe fort dans la tradition historiographie chinoise. » (p. 49) ; « Le soin apporté aux « détails qui font vrai » révèle un véritable romancier animé par le souci de vraisemblance qu'exige l'étrange, l'extraordinaire incroyable. » (ibid.)
NB. L'université fermant ses portes les 9, 10 et 11 novembre,
le prochain cours aura lieu le 17 novembre.




