SINQ12-Shz
 
Le cours du 1/12 nous a permis de découvrir le passage du Shuihuzhuan 水滸傳 signalé dans un précédent billet. Voici les liens vers les deux épisodes d'une série TV chinoise dans lequel il est mis en scène : fin de la séquence 1 et début de la séquence 2. Le prochain cours nous permettra de finir le passage et de le revoir en suivant les commentaires de Jin Shengtan 聖嘆  (1608-1661) et la version qu'en propose le  Jin Ping Mei 金瓶梅. Le dernier cours (15/12) sera l'occasion de confronter plusieurs traductions françaises et anglaises avec les vôtres. 
 
Dernière minute [2/12, 21h12] :
je déposerai dans mon casier [4ème étage, salle du courrier]
des copies des documents distribués mardi 1/12 en cours.
Prière de venir les retirer à partir de 11h. 
 
J'en profite pour vous signaler que cette matière donnera lieu à un oral à la fin du semestre, épreuve d'une vingtaine de minutes dont la date sera indiquée aussi vite que possible. Cette épreuve portera sur les éléments présentés dans les différents polycopiés, ainsi que sur les textes vus depuis le début de l'année. Après une question de cours portant sur le roman chinois ancien, je vous soumettrai une ou plusieurs phrases tirées des textes travaillés ensemble, phrase(s) qu'il faudra être en mesure de traduire.  
 
Après la lecture de deux récits humoristiques de Yuan Mei 袁枚 (1716-1798), nous abandonnons un moment le xiaoshuo en langue classique - nous y reviendrons au second semestre dans le cadre du cours SINR3-1 -, pour aborder des œuvres romanesques en langue vulgaire.
 
Le premier passage que nous lirons ensemble est tiré d'une des œuvres majeures de ce répertoire : Shuihuzhuan 水滸傳. Vous le trouverez sur Claroline sous le code UE SINQ12SINR3 ; il s'agit du document intitulé : SINR3-text-1.pdf. Ce choix chamboule un peu l'ordre d'examen des dossiers. Il n'empêche que vous pouvez lire le dossier n° 5 du cours SINQ12 (notamment les pages 1 à 6) et revoir les pages 5 à 8 et 13 du dossier liminaire [SINQ12-00]. 
 
Les séances que nous allons consacrer à cette œuvre nous donneront l'occasion de voir plusieurs éditions du même texte, dont la version du Shuihuzhuan commentée par Jin Shengtan  聖嘆 ( 1608-1661) et celle du Jin Ping Mei 金瓶梅 et de confronter plusieurs des traductions qu'il reçut en français et en anglais.

Après le « Renshi zhuan », nous allons illustrer le renouveau des narrations en langue vulgaire sous les Qing par la lecture de deux courts récits en langue classique tirés du Zi bu yu 子不語 et de sa suite 續子不語,  de Yuan Mei 袁枚 (1716-1798). Vous les trouverez page 9 du dossier 04 dont la lecture s’impose naturellement. 

1. 子不語 1.8 :  骷髏報仇

 

常熟孫君壽。性獰惡。好慢神虐鬼。與人遊山。脹如廁。戲取荒塚骷髏。蹲踞之。令吞其糞。曰。汝食佳乎。骷髏張口曰。佳。君壽大駭。急走。骷髏隨之滾地。如車輪然。君壽至橋。骷髏不得上。君壽登高望之。骷髏仍滾歸原處。君壽至家。面如死灰。遂病。日遺矢。輒手取吞之。自呼曰。汝食佳乎。食畢更遺。遺畢更食。三日而死。

2. 續子不語 2.17 :  沙彌思老虎

 

五台山某禪師收一沙彌。年甫三歲。五台山最高。師徒在山頂修行。從不一下山。後十餘年。禪師同弟子下山。沙彌見牛馬雞犬。皆不識也。師因指而告之曰。此牛也。可以耕田。此馬也。可以騎。此雞。犬也。可以報曉。可以守門。沙彌唯唯。少頃,一少年女子走過。沙彌驚問。此又是何物。師慮其動心。正色告之曰。此名老虎。人近之者。必遭咬死。屍骨無存。沙彌唯唯。晚間上山。師問。汝今日在山下所見之物。可有心上思想他的否。曰。一切物我都不想。只想那吃人的老虎。心上總覺捨他不得。 

 L'actrice Liu Shishi 刘诗诗 en renarde dans une série adaptée 
des récits du Liaozhaizhiyi 斋志异 de Pu Songling 蒲松龄 (1640-1715).
 
Comme indiqué dans le précédent billet, nous poursuivons notre découverte des xiaoshuo anciens en langue classique avec la « Biographie de Dame Ren » (Renshizhuan 任氏傳) de SHEN Jiji 沈既濟 tel que le Taiping guangji 太平廣記 ou Vaste recueil de l’ère de la Grande Paix (981) la restitue. [Voir le polycopié SINQ12-03, pp. 2-5]. Lors du cours du 3 novembre, nous n'avons vu que le premier extrait, qu'on reprendra lors de la prochaine séance, le 17 novembre, avant de travailler les trois autres passages.

 

On pourra se faire une idée des parures appréciées par les femmes de la dynastie Tang en consultant le site suivant (ici) repéré par Li Shiwei qui a fait des lectures sur le sujet qui indiquent que le blanc était alors la couleur des gens ordinaires. C'est aussi la conclusion à laquelle était arrivé André Lévy qui donnait dans une note attachée à sa traduction l'indication suivante : « Le blanc est en Chine couleur de deuil, mais à l'époque des Tang c'était aussi bien la couleur du vêtement des roturiers, c'est-à-dire de toutes personnes sans fonctions officielles. Yla Monschein, Der Zauber der Fuchsfee, [Franckurt : Haag un Herchen, 1988,] p. 131, y voit « la couleur de l'innocence ». La suite ne mentionne nulle part quelque rapport avec le pelage de l'animal. » [Histoires d'amour et de mort de la Chine ancienne. Chefs-d'œuvre de la nouvelle (Dynastie des Tang. 618-907). Paris : Aubier, « Domaine chinois », 1992, p. 41. ]

 

Voir en complément :

 

• Jean Lévi, « Ren la Renarde : une élaboration romanesque du thème de l'épouse animale », La Chine romanesque. Fictions d'Orient et d'Occident. Paris : Le Seuil, « La librairie du XXe siècle », 1995, pp. 276-292, troisième partie du chapitre intitulé « Le Renard, la Morte et la Courtisane » (pp. 220-301). [BU. 809.3LEV] : « La beauté et la force de la nouvelle Ren la Renarde tiennent à ce que les prémices merveilleuses aboutissent à une dénonciation sociale d'autant plus forte qu'elle est masquée par le fantastique. » (p. 290)

 

• La première réédition de 1962 de la traduction française (sans doute réalisée d'après la version anglaise de 1954), publiée en 1958 à Pékin aux Editions en langues étrangères sous le titre « Jen La renarde fée » dans le recueil Contes de la Dynastie des Tangs est disponible à la BU [895.109 002 CON]. Voir pages 19 à 32. Celle d'André Lévy, « Pauvre renarde. Biographie de dame Ren » figure dans le recueil signalé plus haut et sa réédition en format de poche : GF-Flammarion, n° 985, 1997, pp. 25-52. [BU : 895.130 08] : « L'originalité, l'exemplarité de l'œuvre de Shen Jiji tient [aussi] à son parti pris d'épouser la cause de la renarde, au point de la faire figurer dans le titre même et de la déclarer digne d'une « biographie », zhuan, genre réservé aux êtres humains du sexe fort dans la tradition historiographie chinoise. » (p. 49) ; « Le soin apporté aux « détails qui font vrai » révèle un véritable romancier animé par le souci de vraisemblance qu'exige l'étrange, l'extraordinaire incroyable. » (ibid.)

 

NB. L'université fermant ses portes les 9, 10 et 11 novembre,

le prochain cours aura lieu le 17 novembre.  

 
Après avoir consacré deux cours à deux versions du « Yangxian shusheng » 陽羡書生, celle de Wu Jun 吳均 et celle de Duan Chengshi 段成式, nous poursuivons notre découverte des xiaoshuo anciens en langue classique avec la « Biographie de Dame Ren » (Renshi zhuan 任氏傳) de SHEN Jiji 沈既濟 tel que le Taiping guangji 太平廣記 ou Vaste recueil de l’ère de la Grande Paix (981) la restitue. Voir, pour le 3 novembre, le polycopié SINQ12-03, pp. 2-5 ;  extraits à préparer, page 3. Vous pouvez également vous aider des éléments figurant sur la page Baidu suivante : http://baike.baidu.com/view/494411.htm

  

Œuvres de Li Shu 李墅 (fin des Qing) 

Après Gan Bao 干寶 et le Soushenji 搜神記 [Dossier 2, pp. 1-3], nous allons nous pencher (le 20/10/09) sur les deux versions de l'histoire intitulée « Yangxian shusheng » 陽羡書生 par Wu Jun 吳均 (469-520) dans sa Suite aux Notes de Qixie, Xu Qixie ji 續齊諧記 :

東晉陽羡許彥於綏安山行。遇一書生。年十七八。臥路側。云。腳痛。求寄彥鵝籠中。彥以為戲言。書生便入籠。籠亦不更廣。書生亦不更小。宛然與雙鵝並坐。鵝亦不驚。彥負籠而去。都不覺重。前息樹下。書生乃出籠。謂彥曰。欲為君薄設。彥曰。甚善。乃於口中吐一銅盤奩子。奩子中具諸饌殽。海陸珍羞方丈。其器皿皆是銅物。氣味芳美。世所罕見。酒數行。乃謂彥曰。向將一婦人自隨。今欲暫要之。彥曰。甚善。又於口中吐出一女子。年可十五六。衣服綺麗。容貌絕倫。共坐宴。俄而書生醉臥。此女謂彥曰。雖與書生結好。而實懷外心。向亦竊將一男子同來。書生既眠。暫喚之。願君勿言。彥曰。甚善。女人於口中吐出一男子。年可二十三四。亦穎悟可愛。仍與彥敘寒溫。書生臥欲覺。女子吐一錦行障。書生仍留女子共臥。男子謂彥曰。此女子雖有情。心亦不盡。向復竊將女人同行。今欲暫見之。願君勿泄言。彥曰。善。男子又於口中吐一女子。年二十許。共讌酌。戲調甚久。聞書生動聲。男曰。二人眠已覺。因取所吐女子。還內口中。須臾。書生處女子乃出。謂彥曰。書生欲起。更吞向男子。獨對彥坐。書生然後謂彥曰。暫眠遂久。君獨坐。當悒悒耶。日已晚。便與君別。還復吞此女子。諸銅器悉內口中。留大銅盤。可廣二尺餘。與彥別曰。無此藉君。與君相憶也。彥太元中。彥為蘭臺令史。以盤餉侍中張散。散看其題。云是漢永平三年所作也。

 

Pour une version en ligne ponctuée, voir ici ; pour une version ponctuée en caractères simplifiées, voir ici.

 
Comme annoncé dans le précédent billet, nous avons parcouru les trois premiers dossiers. Par contre, nous n'avons pas encore lu entièrement le texte tiré du Soushenji (Dossier n° 2, p. 2). Il sera donc au programme du prochain cours (13/10/09) qui nous permettra de travailler également les deux versions du texte intitulé « Yangxian shusheng » 陽羡書生 de la page 6. Voir à ce propos, la traduction française de LUXUN 魯迅, Zhongguo xiaoshuo shilüe 中國小說史略 :  Brève histoire du roman chinois. (BISOTTO, Charles, trad.). Paris : Gallimard, « Connaissance de l'Orient », vol. n° 62, 1993, pp. 65-68. [Cote BU : 895.1a LUX] et CONNERY, Chris (trad.), « The Scholar from Yang-hsien », in KAO, Karl S. Y. (ed.), Classical Chinese Tales of the Supernatural and the Fantastic. Selections from the Third to the Tenth Century. Bloomington : Indiana University Press, 1985, pp. 161-163. [Cote BU : 895.108 002 CLA]
 
Complément bibliographique au dossier n° 2 : MATHIEU, Rémi, Démons et merveilles dans la littérature chinoise des Six Dynasties. Le fantastique et l'anecdotique dans le Soushen ji de Gan Bao. Paris : Youfeng, 2000, 163 p. consultable à la BU sous la cote 895.109 MAT, 1er étage : Aile "Langues et littératures", comme A la recherche des esprits. Récits tirés du Sou shen ji. (R. Mathieu). Paris : Gallimard, « Connaissance de l'Orient », 1992. [Cote 895.1a GAN]. 
 
 
Lors de notre premier rendez-vous, j'ai indiqué qu'il revenait à chacun de se remettre en mémoire les données déjà envisagées en L2 sur la littérature chinoise ancienne. Voici, pour ceux qui n'ont pas suivi la même formation, le moyen le plus rapide de se mettre rapidement à niveau.

 

Il s'agit du lien conduisant au polycopié  du cours SINC13 - Langue et culture classiques 1 : littérature chinoise ancienne (SINC13/1) sur Claroline ; choisir ensuite  < Documents et liens > puis sélectionner le document SINC13-1.pdf ; il faut néanmoins s'être préalablement connecté avec son identifiant et son mot de passe ; ceux qui n'en disposeraient pas encore,  peuvent également  télécharger le document « Littératurechinoise (L2)  »  à partir d'ici.

NB : La plupart des ouvrages donnés en référence se trouve dans les rayonnages de la Bibliothèque universitaire du centre d'Aix-en-Provence (1er étage). Pour en connaître la disponibilité, vous pouvez consulter le catalogue général >> ici.

 

Lors du prochain cours, je reviendrai plus précisément sur la bibliographie de base qu'il convient de consulter et indiquerai les matériaux plus appropriés à l'étude du "roman chinois ancien". Je vous prie donc de vous munir des fiches à votre disposition sur Claroline (uniquement) sous le code SINQ12, et plus particulièrement des fichiers numérotés de 00 à  02, soit l'introduction et les dossiers1 et 2.  Le texte qui retiendra notre attention pour illustrer ce premier chapitre sur le xiaoshuo 小說 ancien en wenyan 文言 sera le texte de Gan Bao 干寶 tiré du Soushenji  搜神記 figurant page 2 du dossier 2, ou ci-dessous dans une version ponctuée provenant du site Openlit.com (Kaifang wenxue 開放文學) :

瑯琊秦巨伯,年六十,嘗夜行,飲酒,道經蓬山廟,忽見其兩孫迎之;扶持百餘步,便捉伯頸著地,罵:「老奴!汝某日捶我,我今當殺汝。」伯思,惟某時信捶此孫。伯乃佯死,乃置伯去。伯歸家,欲治兩孫,兩孫驚惋,叩頭言:「為子孫寧可有此?恐是鬼魅,乞更試之。」伯意悟,數日,乃詐醉,行此廟間,復見兩孫來扶持伯。伯乃急持,鬼動作不得;達家,乃是兩人也。伯著火炙之,腹背俱焦坼,出著庭中,夜皆亡去。伯恨不得殺之,後月餘,又佯酒醉,夜行,懷刃以去,家不知也,極夜不還,其孫恐又為此鬼所困,乃俱往迎伯,伯竟刺殺之。

Bonne préparation et à mardi.