Voici le second texte que nous allons étudier ensemble dans le cadre du cours
Traduction littéraire chinoise (Textes pré-modernes, SINR3) ;
il s'agit d'un passage d'un essai inédit en traduction que Li Yu 李漁 (1611-1680)
a consacré aux femmes dans sa collection
Au gré d'humeurs oisives (Xianqing ouji 閑情偶寄) :
 
婦人讀書習字。所難只在入門。入門之後。其聰明必過於男子。以男子念紛。而婦人心一故也。導之入門。貴在情竇未開之際。開則志念稍分。不似從前之專一。然買姬置妾。多在三五二八之年。娶而不御。使作蒙童求我者。寧有幾人。如必俟情竇未開。是終身無可授之人矣。惟在循循善誘。勿阻其機。撲作教刑一語。非為女徒而設也。先令識字。字識而後教之以書。識字不貴多。每日僅可數字。取其筆畫最少。眼前易見者訓之。由易而難。由少而多。日積月累。則一年半載以後。不令讀書而自解尋章覓句矣。乘其愛看之時,急覓傳奇之有情節。小說之無破綻者。聽其翻閱。則書非書也。不怒不威而引人登堂入室之明師也。其故維何。以傳奇小說。所載之言盡是常談俗語。婦人閱之。若逢故物。譬如一句之中共有十字。此女已識者七。未識者三。順口念去。自然不差。是因已識之七字。可悟未識之三字。則此三字也者。非我教之。傳奇小說教之也。由此而機鋒相觸。自能曲喻旁通。再得男子善為開導。使之由淺而深。則共枕論文。較之登壇講藝。其為時雨之化。難易奚止十倍哉。十人之中。拔其一二最聰慧者。日與談詩。使之漸通聲律。但有說話鏗鏘。無重複聱牙之字者。即作詩能文之料也。蘇夫人說春夜月勝於秋夜月。秋夜月令人慘凄。春夜月令人和悅。此非作詩。隨口所說之話也。東坡因其出口合律。許以能詩。傳為佳話。此即說話鏗鏘。無重複聱牙。可以作詩之明驗也。其餘女子。未必人人若是。但能書義稍通。則在學諸般技藝。皆是鎖鑰到手。不憂阻隔之人矣。 婦人讀書習字。無論學成之後受益無窮。即其初學之時。先有裨于觀者。只須案攤書本。手捏柔毫。坐于綠窗翠箔之下。便是一幅畫圖。班姬續史之容。謝庭詠雪之態。不過如是。何必睹其題詠。較其工拙。而後有閨秀同房之樂哉。噫。此等畫圖。人間不少。無奈身處其地。皆作尋常事物觀。殊可惜耳。
 
[Vous en trouverez une version pdf sur Claroline : SINR3-2010-LI-Yu-1.pdf]
 
 
Voici des informations sur le cours du niveau master 1 que j’assurerai au second semestre de cette année universitaire :
 

SINR3/1 : Textes pré-modernes, mardi 14:00-15:30, salle A478.


Ce cours de l'UE SINR3-Traduction littéraire sera envisagé comme la poursuite de la découverte de la production romanesque chinoise en langue vulgaire des XVIIe et XVIIIe siècles entamée au premier semestre dans le cadre de l'UE SINQ12, mais aussi comme une introduction pratique aux problèmes que pose la traduction de cette littérature. Nous serons amenés à nous pencher sur des textes déjà traduits dont nous pourrons évaluer les traductions existantes, mais aussi sur des textes inédits en traduction. Le premier texte au programme sera l'extrait du Shuihuzhuan [SINR3-text-1.pdf] vu à la fin du premier semestre. Les textes suivants seront mis à disposition sur Claroline au fur et à mesure. 


NB. Le cours du 26 janvier se terminera à 15h00 au lieu de 15h30 ; je dois, en effet, participer à une réunion importante débutant à 15h. 


Pour vos demandes de rendez-vous ou de renseignements, prière de me contacter uniquement au mail suivant : Pierre.Kaser@univ-provence.fr

Avis à tous ceux qui doivent me remettre un travail écrit :

La date limite de remise est repoussée au 12 janvier 2010, 12h.

Cette date vaut aussi pour ceux qui ne pourraient pas déposer leurs travaux dans mon casier et envisagent de me les faire parvenir par voie électronique à l’adresse suivante : Pierre.Kaser@univ-provence.fr

Prière de bien indiquer à chaque fois, votre nom, votre prénom, le code UE et votre numéro d’étudiant. Merci.

Porte-bonheur pour les concours mandarinaux au Temple de Confucius (Beijing)   

 

Examens M1 & M2 : voici le détail des épreuves de la première session de l'année  2009/2010


Epreuve orale

SINQ12/1 • Le roman chinois ancien : Mardi 5 janvier 2010, à partir de 9 h (salle A416)

Durée 20 minutes environ : question de cours sur l'histoire du roman chinois ancien, plus interrogation sur un passage des textes vus pendant le semestre. Prière de vous inscrire sur les créneaux horaires restants en répondant, le moment venu, à l'e-mail qui vous sera adressé. 


Travaux écrits :

ils sont à rendre  le 11 janvier dernier délai en version papier uniquement (sauf cas de force majeure et envoi par e-mail en format pdf à Pierre.Kaser@univ-provence.fr). 


SINQ1 • Méthodologie : Bibliographie. Prière de joindre, si vous ne l'avez pas déjà remise, la fiche descriptive de votre mémoire. 
 SINS7 • Recherche en sinologie : Fiche descriptive de votre mémoire, portant notamment le résumé de votre travail.
 SINS9 • Littérature et traduction : Traduction personnelle annotée, et le cas échéant commentée, d'un passage substantiel du texte vu en cours. 

 

SINQ12-Shz
 
Le cours du 1/12 nous a permis de découvrir le passage du Shuihuzhuan 水滸傳 signalé dans un précédent billet. Voici les liens vers les deux épisodes d'une série TV chinoise dans lequel il est mis en scène : fin de la séquence 1 et début de la séquence 2. Le prochain cours nous permettra de finir le passage et de le revoir en suivant les commentaires de Jin Shengtan 聖嘆  (1608-1661) et la version qu'en propose le  Jin Ping Mei 金瓶梅. Le dernier cours (15/12) sera l'occasion de confronter plusieurs traductions françaises et anglaises avec les vôtres. 
 
Dernière minute [2/12, 21h12] :
je déposerai dans mon casier [4ème étage, salle du courrier]
des copies des documents distribués mardi 1/12 en cours.
Prière de venir les retirer à partir de 11h. 
 
J'en profite pour vous signaler que cette matière donnera lieu à un oral à la fin du semestre, épreuve d'une vingtaine de minutes dont la date sera indiquée aussi vite que possible. Cette épreuve portera sur les éléments présentés dans les différents polycopiés, ainsi que sur les textes vus depuis le début de l'année. Après une question de cours portant sur le roman chinois ancien, je vous soumettrai une ou plusieurs phrases tirées des textes travaillés ensemble, phrase(s) qu'il faudra être en mesure de traduire.  
 Li Zhanyang 李占洋 , « Rent » 《"租"—收租院》 
Collection Yard, History Observed, Joseph Beuys, Mao Zedong. Résine époxy, 195 x 217 x 160 cm, 2007.
Courtesy galerie Urs Meile, Lucerne- Pékin.
 
La jeune équipe de recherche Littératures d'Extrême-Orient, textes et traduction (LEO2T), vous invite à venir le mardi 1 décembre 2009 à partir de 15 hsalle  polyvalente du 1er étage du bâtiment de la scolarité, écouter Anny Lazarus, doctorante dans notre formation, présenter les travaux qu’elle conduit sous la direction de Noël Dutrait pour sa thèse. Son exposé portera sur l’« Art contemporain chinois, trois décennies : 1979-2009 » et traitera des « conditions d'une émergence » et de « l'actualité de l'art et ses débats ». Il s'achèvera sur une sélection d'œuvres récentes.

Anny Lazarus a présenté récemment pour l’obtention d’un Master, un mémoire intitulé « La critique d'art en Chine après 1979. Entre dépendance idéologique et recherche de liberté : le cadre de son émergence, les conditions de sa pratique. » ; la thèse qu’elle prépare porte le titre d’« Art contemporain en Chine : les outils conceptuels des critiques d'art chinois. Modèles théoriques et vision de l'histoire, légitimation et validation en œuvre dans le (re)-fondement de la discipline depuis 1979 ».
 
Résumé : L'état des lieux de la situation des critiques d'art en Chine continentale depuis 1979 révèle que ceux-ci présentent la critique d'art comme une nouvelle discipline qui s'est construite à partir des traductions d'ouvrages occidentaux publiés au milieu des années 1980, négligeant le riche héritage des traités picturaux classiques. De plus, pendant plus d'un siècle et demi, chez les intellectuels progressistes, modernité a résonné avec le savoir occidental. La culture classique, en particulier la langue et l'écriture, était considérée comme un fardeau féodal. Sous le régime maoïste, les intellectuels ont été les cibles d'une campagne visant à réduire à néant toute forme de pensée, avec comme point culminant la Révolution culturelle. La mission assignée à l'art était alors de servir la révolution. En 1979, le parti adopte une nouvelle politique accompagnée de la "libération de la pensée" et les critiques d'art se sont de suite engagés auprès des artistes non officiels en luttant contre la censure. Ma thèse cherchera à éclaircir comment ces intellectuels ont forgé leurs outils conceptuels pour aborder des œuvres novatrices, comment fonctionne aujourd'hui la relation très ancienne en Chine entre esthétique et politique, relation réactivée en 2003, avec la décision du Parti communiste de renforcer le nationalisme en "réhabilitant" le confucianisme. Un autre axe de ma recherche concernera certains auteurs français comme Foucault, Deleuze, Derrida ou Bourdieu, particulièrement estimés chez les jeunes artistes chinois, en tentant d'évaluer leur influence. Dans un premier temps, je travaillerai sur des textes en chinois de critiques d'art (Gao Minglu, Wang Lin, Li Xianting, Zhu Qi...). En faisant une synthèse de mes traductions je tenterai de présenter les démarches théoriques de ces auteurs et de comprendre comment ils légitiment leurs concepts en particulier vis-à-vis de l'histoire. Mon projet consiste aussi à comprendre dans la situation très particulière de la Chine à la fin du XXe siècle, l'influence des critiques dans le champ de l'art, ainsi que la fondation ou re-fondation de la discipline et son inscription dans l'enseignement supérieur en Chine après 1979. 
 
Je vous rappelle que Solange Cruveillé soutiendra publiquement sa thèse de doctorat la veille à partir de 14 h, salle des professeurs. Pour un résumé, voir le blog de l'équipe > ici.  
 
Veuillez prendre bonne note du
nouveau rendez-vous
pour la visite à la Bibliothèque universitaire
dans le cadre du cours de Méthodologie (M1 : SINQ1/ M2 : SINS7) :
 mardi 8 décembre de 10 h à 12
 
 Je donne rendez-vous à ceux d'entre vous qui ne seront pas présents au cours de 8h30 à 10h sur le roman ancien (SINQ12) dans le grand hall de la BU à 10 h précises. Pour ne pas perdre de temps mardi, j'invite chacun d'entre vous à m'indiquer (par e-mail : Pierre.Kaser@univ-provence.fr) s'il participera ou non à cette visite.  
 
Après la lecture de deux récits humoristiques de Yuan Mei 袁枚 (1716-1798), nous abandonnons un moment le xiaoshuo en langue classique - nous y reviendrons au second semestre dans le cadre du cours SINR3-1 -, pour aborder des œuvres romanesques en langue vulgaire.
 
Le premier passage que nous lirons ensemble est tiré d'une des œuvres majeures de ce répertoire : Shuihuzhuan 水滸傳. Vous le trouverez sur Claroline sous le code UE SINQ12SINR3 ; il s'agit du document intitulé : SINR3-text-1.pdf. Ce choix chamboule un peu l'ordre d'examen des dossiers. Il n'empêche que vous pouvez lire le dossier n° 5 du cours SINQ12 (notamment les pages 1 à 6) et revoir les pages 5 à 8 et 13 du dossier liminaire [SINQ12-00]. 
 
Les séances que nous allons consacrer à cette œuvre nous donneront l'occasion de voir plusieurs éditions du même texte, dont la version du Shuihuzhuan commentée par Jin Shengtan  聖嘆 ( 1608-1661) et celle du Jin Ping Mei 金瓶梅 et de confronter plusieurs des traductions qu'il reçut en français et en anglais.

 
Dernière minute  (25/11/09)
Un mouvement de grève nous ayant privé d'une visite attendue de longue date,
cette visite a été reportée au
mardi 8 décembre (10 h-12 h)
 
Je convie les étudiants des deux niveaux (M1 & M2) et des deux spécialités (Monde chinois & Asie-Océanie) du master  Aire culturelle asiatique du D.E.A. à assister à une séance de formation à la Bibliothèque universitaire le mardi 24 8 décembre à partir de 10h.  Je donne rendez-vous à ceux qui ne seront pas présents au cours de 8h30 à 10h sur le roman ancien (SINQ12) dans le grand hall de la BU à 10h précises. Pour ne pas perdre de temps mardi, j'invite chacun d'entre vous à m'indiquer (par e-mail : Pierre.Kaser@univ-provence.fr) s'il participera ou non à cette visite. 

 

Les étudiants de Master 2 (SINS7) sont, pour leur part, toujours invités à préparer une courte intervention orale (10 minutes) pour présenter leur mémoire à leurs camarades pendant le cours de 13 h à 15 h. Je vous invite à vous mettre d'accord entre vous pour l'ordre de passage pendant les deux prochaines séances à raison de deux interventions par cours ; première séance : le 8 décembre. NB. Il se peut que le cours se déroule, non pas salle C113, mais dans le bureau de l'équipe LEO2T, A471.

 

[illustration : Bibliothèque Nationale de Chine (Beijing) 

Accès au site de la Zhongguo guojia tushuguan 中国国家图书馆 

(National Library of China)]

Après le « Renshi zhuan », nous allons illustrer le renouveau des narrations en langue vulgaire sous les Qing par la lecture de deux courts récits en langue classique tirés du Zi bu yu 子不語 et de sa suite 續子不語,  de Yuan Mei 袁枚 (1716-1798). Vous les trouverez page 9 du dossier 04 dont la lecture s’impose naturellement. 

1. 子不語 1.8 :  骷髏報仇

 

常熟孫君壽。性獰惡。好慢神虐鬼。與人遊山。脹如廁。戲取荒塚骷髏。蹲踞之。令吞其糞。曰。汝食佳乎。骷髏張口曰。佳。君壽大駭。急走。骷髏隨之滾地。如車輪然。君壽至橋。骷髏不得上。君壽登高望之。骷髏仍滾歸原處。君壽至家。面如死灰。遂病。日遺矢。輒手取吞之。自呼曰。汝食佳乎。食畢更遺。遺畢更食。三日而死。

2. 續子不語 2.17 :  沙彌思老虎

 

五台山某禪師收一沙彌。年甫三歲。五台山最高。師徒在山頂修行。從不一下山。後十餘年。禪師同弟子下山。沙彌見牛馬雞犬。皆不識也。師因指而告之曰。此牛也。可以耕田。此馬也。可以騎。此雞。犬也。可以報曉。可以守門。沙彌唯唯。少頃,一少年女子走過。沙彌驚問。此又是何物。師慮其動心。正色告之曰。此名老虎。人近之者。必遭咬死。屍骨無存。沙彌唯唯。晚間上山。師問。汝今日在山下所見之物。可有心上思想他的否。曰。一切物我都不想。只想那吃人的老虎。心上總覺捨他不得。 

 

Le lundi 30 novembre 2009, à partir de 14 h (lieu à préciser)


Mademoiselle Solange Cruveillé

présentera et soutiendra publiquement une thèse pour l'obtention du grade de docteur dans la formation doctorale Langues, Lettres et Arts, discipline Langue et littérature chinoises sur le sujet suivant :


Le renard dans les textes chinois

de l'époque pré-impériale à la dynastie Qing :

de la légende à la fiction, de la démonisation à l'humanisation.


Directeur de thèse : Noël Dutrait

Jury : Patrick Doan, Zhang Yinde, Nicolas Zufferey, Pierre Kaser.

Deuxième illustration du récit dans l'édition du Xiaoxianju :
男軍易鬪女師難降
 
Notre dernière séance de travail du mardi 3/11 nous a permis d'avancer un peu dans la lecture du « Duojinlou » 奪錦樓 de Li Yu 李漁 (1611-1680). Nous avons vu ce texte jusqu'à  ... 自己寫了回帖。也打發出門。[Page 5 du polycopié]
 
Nous n'aurons malheureusement pas l'occasion de poursuivre notre lecture plus avant. Pour obtenir un note pour la partie de cette UE SINS9 consacrée à la littérature ancienne en langue vulgaire, je vous propose donc me rendre pour la fin du semestre la traduction, avec son appareil critique ad hoc, d'un passage d'une dizaine lignes choisi soit dans la partie vue en cours ou dans le reste du texte.
 
 L'actrice Liu Shishi 刘诗诗 en renarde dans une série adaptée 
des récits du Liaozhaizhiyi 斋志异 de Pu Songling 蒲松龄 (1640-1715).
 
Comme indiqué dans le précédent billet, nous poursuivons notre découverte des xiaoshuo anciens en langue classique avec la « Biographie de Dame Ren » (Renshizhuan 任氏傳) de SHEN Jiji 沈既濟 tel que le Taiping guangji 太平廣記 ou Vaste recueil de l’ère de la Grande Paix (981) la restitue. [Voir le polycopié SINQ12-03, pp. 2-5]. Lors du cours du 3 novembre, nous n'avons vu que le premier extrait, qu'on reprendra lors de la prochaine séance, le 17 novembre, avant de travailler les trois autres passages.

 

On pourra se faire une idée des parures appréciées par les femmes de la dynastie Tang en consultant le site suivant (ici) repéré par Li Shiwei qui a fait des lectures sur le sujet qui indiquent que le blanc était alors la couleur des gens ordinaires. C'est aussi la conclusion à laquelle était arrivé André Lévy qui donnait dans une note attachée à sa traduction l'indication suivante : « Le blanc est en Chine couleur de deuil, mais à l'époque des Tang c'était aussi bien la couleur du vêtement des roturiers, c'est-à-dire de toutes personnes sans fonctions officielles. Yla Monschein, Der Zauber der Fuchsfee, [Franckurt : Haag un Herchen, 1988,] p. 131, y voit « la couleur de l'innocence ». La suite ne mentionne nulle part quelque rapport avec le pelage de l'animal. » [Histoires d'amour et de mort de la Chine ancienne. Chefs-d'œuvre de la nouvelle (Dynastie des Tang. 618-907). Paris : Aubier, « Domaine chinois », 1992, p. 41. ]

 

Voir en complément :

 

• Jean Lévi, « Ren la Renarde : une élaboration romanesque du thème de l'épouse animale », La Chine romanesque. Fictions d'Orient et d'Occident. Paris : Le Seuil, « La librairie du XXe siècle », 1995, pp. 276-292, troisième partie du chapitre intitulé « Le Renard, la Morte et la Courtisane » (pp. 220-301). [BU. 809.3LEV] : « La beauté et la force de la nouvelle Ren la Renarde tiennent à ce que les prémices merveilleuses aboutissent à une dénonciation sociale d'autant plus forte qu'elle est masquée par le fantastique. » (p. 290)

 

• La première réédition de 1962 de la traduction française (sans doute réalisée d'après la version anglaise de 1954), publiée en 1958 à Pékin aux Editions en langues étrangères sous le titre « Jen La renarde fée » dans le recueil Contes de la Dynastie des Tangs est disponible à la BU [895.109 002 CON]. Voir pages 19 à 32. Celle d'André Lévy, « Pauvre renarde. Biographie de dame Ren » figure dans le recueil signalé plus haut et sa réédition en format de poche : GF-Flammarion, n° 985, 1997, pp. 25-52. [BU : 895.130 08] : « L'originalité, l'exemplarité de l'œuvre de Shen Jiji tient [aussi] à son parti pris d'épouser la cause de la renarde, au point de la faire figurer dans le titre même et de la déclarer digne d'une « biographie », zhuan, genre réservé aux êtres humains du sexe fort dans la tradition historiographie chinoise. » (p. 49) ; « Le soin apporté aux « détails qui font vrai » révèle un véritable romancier animé par le souci de vraisemblance qu'exige l'étrange, l'extraordinaire incroyable. » (ibid.)

 

NB. L'université fermant ses portes les 9, 10 et 11 novembre,

le prochain cours aura lieu le 17 novembre.  

 
Notre dernière séance de travail du mardi 3/11, 15h-18h devrait nous permettre d'avancer un peu dans notre découverte du 
 « Duojinlou » 奪錦樓 de Li Yu 李漁 (1611-1680) (représenté ci-dessus)
Nous consacrerons la dernière heure à faire un bilan des difficultés rencontrées dans la lecture et la traduction de cette œuvre en langue vulgaire qui combine plusieurs styles d'écriture (poésie, essai, narration).
 
Pour obtenir une note dans cette UE (SINS9), prière de me rendre avant la fin du semestre la traduction d'une partie du texte vu en cours
(J'indiquerai dans un complément à ce billet le passage visé).
 
 
Le 17 novembre 2009, entre 15 h et 18 h, salle B 150,
les membres de la jeune équipe de recherche 
vous invitent à une rencontre pendant laquelle chacun présentera ses recherches en cours ou à venir.
Les étudiants inscrits en thèse seront également conviés à parler de leurs travaux.
Venez nombreux.