Edited by Anh Nga Longva and Anne Sofie Roald
BRILL, vol. 108, 2011, 370 p.
The relationship between religious majorities and minorities in the
Middle East is often construed as one of domination versus
powerlessness. While this may indeed be the case, to claim that this is
only or always so is to give a simplified picture of a complex reality.
Such a description lays emphasis on the challenges faced by the
minorities, while overlooking their astonishing ability to mobilize
internal and external resources to meet these challenges. Through the
study of strategies of domination, resilience, and accommodation among
both Muslim and non-Muslim minorities, this volume … read morethrows
into relief the inherently dynamic character of a relationship which is
increasingly influenced by global events and global connections.
Table of contents
List of Contributors
Preface
Introduction : Domination, Self-empowerment, Accommodation, Anh Nga Longva
PART I : NON-MUSLIM MINORITIES
1. Millets : Past and Present, Maurits H. van den Boogert
2. From the Dhimma to the Capitulations : Memory and Experience of Protection in Lebanon, Anh Nga Longva
3. Contemporary Muslim-Christian Relations in Egypt : Local Dynamics and Foreign Influences, Grégoire Delhaye
4. Land, Law, and Family Protection in the West Bank, Bård Kårtveit
5. Conviviality and Conflict in Contemporary Aleppo , Annika Rabo
6. Freedom of Religion in Sudan , Anne Sofie Roald
7. From Power to Powerlessness : Zoroastrianism in Iranian History. Michael Stausberg
8. Baha’is of Iran : Power, Prejudices, and Persecution, Margit Warburg
PART II : MUSLIM MINORITIES
9. Shi’i Identity Politics in Saudi Arabia , Laurence Louër
10. Nationalism and Confessionalism : Shiʿis, Druzes and Alawis in Syria and Lebanon, Kais M. Firro
11. Education and Minority Empowerment in the Middle East , Catherine Le Thomas
12. Alevis in Turkish Politics, Ali Çarkoğlu and Nazlı Çağın Bilgili
13. Nationalism and Religion in Contemporary Iran, Eliz Sanasarian
Conclusion : Nation-Building and Minority Rights in the Middle East, Elizabeth Picard

- Article E. Picard
Index
En savoir plus sur le site de Brill : http://www.brill.nl/religious-minorities-middle-east
En savoir plus sur Elizabeth Picard
Parution de cet ouvrage, suite au colloque "Power and Powerlessness. Religious minorities in the Midddle East",
organisé par Elizabeth Picard et Anh Nga Longva les 5 & 6 juin 2009
à la MMSH avec la participation de Bernard Botiveau, Christian
Bromberger, Lucette Valensi (EHESS) et Hamit Bozarslan (EHESS).
Edited by Anh Nga Longva and Anne Sofie Roald
The relationship between religious majorities and minorities in the
Middle East is often construed as one of domination versus
powerlessness. While this may indeed be the case, to claim that this is
only or always so is to give a simplified picture of a complex reality.
Such a description lays emphasis on the challenges faced by the
minorities, while overlooking their astonishing ability to mobilize
internal and external resources to meet these challenges. Through the
study of strategies of domination, resilience, and accommodation among
both Muslim and non-Muslim minorities, this volume throws
into relief the inherently dynamic character of a relationship which is
increasingly influenced by global events and global connections.
"Power and Powerlessness. Religious minorities in the Midddle East", 5 & 6 juin 2009
Power and Powerlessness. Religious minorities in the Midddle
East/Entre pouvoir et dépossession. Les minorités religieuses au
Moyen-Orient
Organisé conjointement par l’IREMAM et le Département d’Anthropologie sociale de l’
Université de Bergen (Norvège).
Responsables : Elizabeth Picard, Directrice de recherche au CNRS et Anh Nga Longva, Professeur d’anthropologie
MMSH d’Aix-en-Provence (5, rue de l’Horloge - Jas de Bouffan), Salle 101

- Le programme
La recherche universitaire sur les minorités, sur le droit des minorités
et sur les relations minorité-majorité au Moyen-Orient est aujourd’hui
en plein développement en ce qui concerne les mondes européen et
nord-américain. En Europe en particulier, elle a été stimulée par les
vagues de migrations depuis les années 1960 et les importants
bouleversements démographiques qu’ont connus les sociétés locales. A la
différence, les minorités au Moyen-Orient sont historiquement des
sociétés locales et elles partagent un dense héritage culturel et
mémoriel avec la majorité de la population. Pourtant, les structures
sociales et juridiques y ont contribué à segmenter et distinguer au fil
du temps les communautés religieuses, et dans une certaine mesure les
communautés ethniques.
Les Etats du Moyen-Orient ont adopté des visions et des traitements
variés de leurs minorités ethniques et religieuses. Ainsi, la
participation politique des Chrétiens de Syrie et de Jordanie est
juridiquement fondée sur une mobilisation individuelle tandis que les
minorités en Israël, au Liban, en Iran ou au Soudan – pour prendre
d’autres exemples – font l’objet de quotas basés sur une affiliation
officielle à une ethnie ou une confession. De plus, les manifestations
sociales et politiques des minorités et la politique des identités
pratiquée par les minorités s’adaptent aux dynamiques locales et aux
mutations de leurs relations avec la majorité. Ainsi, les tensions
politiques de ces dernières années, la crise économique et la montée de
l’islam politique ont suscité une émigration massive des Chrétiens de la
région. Surtout, la guerre en Irak a provoqué dans ce pays un
bouleversement des hiérarchies de pouvoir. Depuis l’invasion conduite
par les Etats-Unis en 2003 et la chute du régime ba’thiste, Chiites et
Kurdes, minorités auparavant dépossédées et opprimées, ont obtenu une
représentation politique accrue et de véritables positions de pouvoir.
Le cas irakien illustre ainsi les tensions entre changement et
continuité que l’on peut observer partout ailleurs dans la région.
La réflexion collective s’attachera à la politique à l’égard des
communautés, aux dynamiques communautaires et aux rapports
majorité-minorité au Moyen-Orient, dans une perspective historique ainsi
qu’à travers des approches anthropologiques et politologiques. Le titre
« Pouvoir et dépossession » souligne l’intention d’aboutir à une vision
plus nuancée et fondée sur des recherches de terrain, ainsi qu’à des
avancées analytiques, voire même à des propositions théoriques, sur un
sujet qui a été trop souvent obscurci par des approches émotionnelles et
idéologiques
Ce colloque international fait suite à un atelier organisé à Bergen en
mai 2008, au cours duquel 14 des 20, participants qui se réuniront à Aix
sont intervenus oralement.
Dans la séance de réflexion collective qui a clôturé le workshop de
Bergen, plusieurs outils conceptuels (pluralisme communautaire,
trajectoire identitaire, violence structurelle) et méthodologiques
(interactionnisme, attention aux représentations subjectives des agents,
dialectique local-global) ont été retenus par l’ensemble des
participants et un questionnement commun a été posé concernant les
effets paradoxaux de la globalisation et de la crise de la formule
stato-nationale sur les dynamiques sociales des minorités.
Les participants à l’atelier de Bergen présenteront à Aix des
communications écrites (soit la première version de chapitres d’un
ouvrage collectif à paraître chez Brill).
Les communications seront organisées autour de quatre thématiques :
1. La politique des Etats envers les minorités du Moyen-Orient. Perspectives historiques et actuelles.
2. Minorité et citoyenneté dans le Moyen-Orient contemporain
3. les dynamiques communautaires et la politique des identités des minorités religieuses du Moyen-Orient.
4. Les relations entre majorité et minorités au prisme des interventions étrangères et de la globalisation.
Contact : Anne Debray-Décory