Appel à communication
VIème Congrès Mondial de la
MESCE :
Mediterranean Society of Comparative Education
Hammamet,
Tunisie
1-2-3 octobre 2012
Education
et changement social :
Vers
un réel développement humain.
Personnalité-clef :
Edgar Morin
Argumentaire
Si
la relation intime entre le changement et l’éducation n’est plus à démontrer,
il n’en demeure pas moins évident que l’éducation peine à se réaliser
pleinement dans ses valeurs fondamentales d’accompagnement des individus vers
un véritable développement basé sur les valeurs humaines. L’éducation n’arrive
en effet pas à réconcilier cette visée - qui lui est pourtant intrinsèque
- avec les objectifs que lui
assigne la tendance mondiale à favoriser la croissance économique et la culture
tournée uniquement vers le profit. Il en résulte une négligence grave au niveau
de la formation des individus à la pensée critique, à l’empathie, et à la
solidarité.
Dans
son entreprise de transmission des savoirs, l’école par exemple, est souvent
centrée sur les connaissances purement scientifiques et technologiques au
détriment de l’apprentissage à la citoyenneté et à la gestion de l’altérité, aux humanités. Souvent, elle
forme de très bons techniciens et de très bons ingénieurs, mais il lui manque à
la base la capacité de préparer les citoyens au vivre ensemble, objectif pour
lequel une économie avancée est certes nécessaire mais pas suffisante. Nombreux
pays affichent un PNB élevé mais ils demeurent gangrénés de l’intérieur par des
problèmes d’inégalités, d’exclusion, de malaise individuel et de souffrance
sociale forte et de violences croissantes.
Les
crises sociales, les révoltes et les révolutions multiples dont certaines se
passent sous nos yeux en Méditerranée et ailleurs, sont une démonstration
flagrante de notre impuissance à former simplement l’être humain à l’humain, à
rendre effectifs des objectifs éducationnels de citoyenneté et de paix pourtant
si évidents.
Nous
savons qu’éduquer les individus, c’est les amener progressivement vers leur
plein développement. Un développement qui vise une redistribution équitable des
richesses, une juste répartition des pouvoirs à travers des mécanismes de
solidarité entre les individus à
l’intérieur d’une même société et entre tous les autres hommes des autres
sociétés.
Le sens profond d’un réel développement est
avant tout humain. Il englobe et la croissance économique et les valeurs essentielles
à l’équilibre de cet humain, la première devant être mises bien sûr au service des
secondes.
Le développement réside dans la capacité
des individus à agir sur les transformations personnelles et sociales pour les orienter
et les rendre meilleures, sur les inégalités croissantes pour les freiner sinon
les arrêter, sur l’injustice pour la diminuer sinon l’effacer, sur
l’intolérance et le racisme pour les éradiquer, sur les conflits pour les
éviter et pourquoi pas les endiguer. Le monde aujourd’hui a des possibilités
énormes pour y parvenir. Il bénéficie d’une multiplication de moyens de
communication, d’une importante mobilité des biens et des citoyens et d’un
système d’échanges commercial performant. Comment utiliser ces richesses à bon escient ? Comment
les orienter et les mettre au service d’un développement humain, celui qui
enfanterait des citoyens « complets », responsables d’eux-mêmes, des
autres et de leur environnement ?
Comment
transformer les normes en vigueur de ce monde, ceux de la compétition à
outrance et de la convoitise, toutes deux génératrices d’injustice, de
précarisation d’inégalités, de la peur de l’Autre, du sentiment d’insécurité, de
l’enfermement, de l’exclusion nourrie de stéréotypes et de préjugés, de
discriminations, de tensions multiples, et de multiples conflits à l’intérieur
des sociétés et entre les différents pays ?
Comment
aller vers un changement souhaité qui aura comme centralité les individus eux-mêmes et leur capacité à
choisir, à agir, à comprendre et à préserver leur environnement humain et
naturel ?
C’est
vers ces questionnements que s’orienteront nos débats lors du VI° Congrès de la
MESCE. Nous interrogerons la nature des liens qui existent entre éducation et
changement lorsque d’une part, ce dernier est subi et d’autre part, lorsqu’il
est souhaité. Nous tenterons de comprendre en quoi l’éducation peut aider à changer
les sociétés et à favoriser ainsi un réel développement humain, inscrit dans la
durée, legs précieux que se transmettront les générations futures.
Axes principaux :
De
part l’importance du sujet, un large éventail d’axes de travail s’offre à nous.
A titre indicatif et non exclusif, nous proposons les suivants :
I – Education et changement subi
Bilan(s) et interrogation(s)
critique(s) sur les notions de changement et de développement
1 macro et micro analyses du
développement tourné vers la croissance économique et le profit ;
2 démocratie : un idéal manqué ? ;
3 crise de l’éducation, crise de la
société ;
4 rapport entre l’éducation et les autres facteurs du changement
social subi ;
5 l’école et la question sociale : inégalités
scolaires et inégalités sociales ;
6 l’école et la question du genre ;
7 influence présente des résidus des
idéologies coloniale et esclavagiste ;
8 résistances au changement ;
9 communautarisme et identités
« meurtrières » ;
10 cultures dominantes et cultures
dominées ;
11 question des minorités :
12 discriminations et exclusion ;
13 violences scolaires, violences urbaines, violences entre
différentes nations ;
14 évolution des pratiques délictueuses
sur le plan national et international ;
15 destruction progressive de
l’environnement ; etc.
II – Education et changement « souhaité »
Comparaisons nationales et
internationales ;
1
regards
critiques sur la notion de changement ;
2
changement
dans la notion-même du développement ;
3
éducation
et mondialisation : orientations politiques et sociétales pour un
développement humain ;
4
Action(s)
des sociétés civiles sur les décideurs ;
5
Analyse
globale des facteurs socio-économiques, linguistiques et culturels du
changement ;
6
les
institutions extrascolaires et changement : analyse des plans gouvernementaux,
des politiques de la ville, des dispositifs de formation, des politiques pour
les jeunes, etc.
7
actions
associatives, gouvernementales, non gouvernementales et internationales dans le
domaine de l’éducation pour un réel développement humain ;
8
l’éducation
formelle : objectifs, curricula, formation des enseignant(s), des acteurs
socio-éducatifs, etc. ;
9
éducation
et égalité de sexes ;
10
éducation
informelle, éducation tout au long de la vie ;
11
nouvelles
TIC, alternatives au retard pris par les pays en développement dans le domaine
informatique, « le digital
divide » ;
12
éducation
à une connaissance d’une histoire « transversale » et non
uniquement nationale ;
13
Education
et spiritualité : regards sur les religions et leur place dans le
changement social souhaité ;
14
éducation
à la citoyenneté : à la solidarité, à l’interculturalité, à
l’environnement et à la paix : études théoriques et cas pratiques ;
15
propositions
et recommandations ; etc.
Qui peut
participer ?
Nous espérons être nombreux à
participer à ce congrès qui est
ouvert à tous les chercheurs toutes disciplines confondues, à tous les penseurs
intéressés par la thématique, à tous les décideurs dans le domaine d’éducation
et autres qui voudraient débattre des problèmes du changement social en rapport
avec le facteur éducation.
Une publication électronique des textes
soumis et des débats qui auront lieu, sera prête après la tenue du congrès. Une
autre sur papier se fera par la suite après sélection des interventions les
plus pertinentes.
Pour
les résumés :
La proposition de communication : à
établir sous la forme d’un bref résumé comportant le titre même provisoire, de la contribution, l’axe dans lequel
elle s’inscrit, ainsi qu’une présentation succincte du thème. Elle sera soumise
au format Word en fichier attaché à l’adresse électronique : yassine.jelmam@yahoo.fr
Les résumés ne doivent pas excéder une page y compris les
références (2500 signes, espaces compris).
Les propositions de communication devront
être adressées avant le 30 Avril 2012.
Droits
d’inscription et calendrier des tarifs :
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Normal
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01 Avril au
30 Mai
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Tardif ou sur
place
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01 Juin au 30
Juin
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Tarifs :
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Normal
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Tardif ou sur
place
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Plein tarif
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250 €
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300€
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Etudiant
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100€
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150€
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La journée
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80€
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Accompagnant
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1/3 des
honoraires du registre qu’elle accompagne.
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Remarque importante :
Pour permettre
à tous les chercheurs et intéressés, ressortissants des pays du Sud de venir
débattre de leurs idées dans ce Congrès, les droits d’inscription sont fixés à
200 dinars tunisiens soit l’équivalent de 120 euros.
Les
frais d’inscription couvriront :
- Les sacs de
conférences et le matériel qui y est contenu ;
- Le programme
et le livret de résumé ;
- Les
déjeuners ;
- Les pause-café ;
- L’entrée à la
cérémonie d’ouverture ;
- L’entrée à la
cérémonie de clôture.
Calendrier :
Publication de l’appel à communication international :
décembre 2011.
Date limite de recevabilité des résumés : 30 Mars 2011
Date de notification de l’acceptation des résumés : 30
Avril 2012
Dates du colloque : 1-2-3 0ctobre 2012
Langues
du colloque : Français, Anglais, Arabe
Contact
pour le colloque :
Jelmam Yassine - Tel : 0021698202093 - Mail : yassine.jelmanm@yahoo.fr
Hrairi Sameh - Tel :
0021698656444
Responsables
du Congrès :
MAHERZI Aïcha : maher@univ-tlse2.fr
JELMAN Yassine :
yassine.jelman@yahoo.fr