Colonisation et modernisation : un mariage improbable
dpeguin | 01 février, 2010 16:25

Lectures du livre Vietnam, le moment moderniste, édité aux Publications de l’Université de Provence (2009) par Gilles de
Gantès et Nguyen Phuong Ngoc et préfacé par Michel Vovelle.
Gantès et Nguyen Phuong Ngoc et préfacé par Michel Vovelle.
L’ouvrage traite du développement de la sensibilité moderniste au Vietnam, dans la première décennie du XXème siècle. Celle ci s’est développée partout en Asie au XIXème siècle, pour répondre à des problèmes endogènes d’une part, pour s’adapter à l’intrusion de plus en plus affirmée des Européens d’autre part. L’originalité du cas du Vietnam est que cette sensibilité s’est développée dans un contexte colonial coercitif et a donc revêtu des formes particulières : associations apparemment cultuelles servant de paravents à des discussions politiques, journaux diffusant les idées nouvelles en contournant la censure, coopératives de production dont les bénéfices étaient consacrés en partie à financer le fonctionnement d’écoles où était enseigné un savoir moderne, aux filles comme aux garçons. Malgré la répression qui affecta ces organismes après 1908, la sensibilité moderniste continua à influencer l’évolution de la société vietnamienne jusqu’à nos jours.
L’objectif de l’atelier « Colonisation et modernisation » est de montrer la place de l’ouvrage au sein des productions scientifiques récentes d’une part, d’examiner si des phénomènes comparables se sont produits dans d’autres aires culturelles que l’Asie sinisée d’autre part.





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