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La communication internationale sur le « Made in China »

dpeguin | 11 janvier, 2010 16:28

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Le service de presse de l’ambassade vous propose chaque semaine une synthèse en français des principaux sujets d’actualité traités par une sélection de magazines chinois. Cette semaine : le G2 et les relations sino-américaines, le débat sur l’identité nationale en France ainsi que le TGV en Chine.
Couverture de "World Affairs"

Rédacteurs :
Yo-Jung CHEN, Christine CHEN Yu

World Affairs Magazine publié le 1er janvier, No.1 2010
Couverture : la communication internationale sur le « Made in China »

A la fin de 2009, un spot publicitaire de 30 secondes intitulé "Made in China, made with the world" (fabriqué en Chine, fabriqué avec le monde) et diffusé sur CNN a attiré beaucoup d’attention. Produit conjointement par les chambres de commerce chinoises avec le soutien du gouvernement, le spot est destiné à faire connaître la vérité sur le « Made in China ».

Depuis longtemps, les produits « fabriqués en Chine » sont devenus indispensables dans le monde et ont aussi contribué à la bonne réputation de la Chine. Mais dans la pratique, peu de gens connaissent les vraies histoires intéressantes derrière le « fabriqué en Chine ». De plus, ces histoires sont souvent prises dans les tourbillons de l’opinion publique caractérisés par l’ignorance, les malentendus, les préjugés, et même l’hostilité.

Donc, le « Fabriqué en Chine » a besoin d’une bonne communication à l’échelle internationale. On espère qu’un jour le « Made in China » deviendra finalement le « Made by China » en passant par l’étape du « Made with China ».

Au cours des 30 dernières années, ce pays a connu « un miracle chinois » soutenu principalement par la politique de réforme et d’ouverture qui a réveillé chez les Chinois une créativité longtemps étouffée. Et plus précisément, l’émergence de la Chine est propulsée en grande partie par celle de l’industrie de transformation qui en a été la base économique et qui a représenté plus de 50% du PIB pendant une longue période. L’industrie de transformation chinoise a une capacité de production extraordinaire.

En général, l’image d’un pays est étroitement liée à son industrie de transformation. Pour se faire mieux connaître par le monde, les produits et les marques du pays jouent un rôle plus important même que l’image du gouvernement.

Aux yeux des Occidentaux, la « démocratie » et la « liberté » sont les conditions indispensables de la prospérité économique, donc l’émergence chinoise sous l’actuel système politique avait été jugée impossible.

Selon M. Jun Zhengkun, expert en diplomatie et en relations publiques et professeur à l’Université du Peuple, l’image nationale se compose de l’image aux yeux des médias du pays, celle aux yeux des médias étrangers ainsi que l’image publique qui est neutre. Mais puisque les médias occidentaux ont depuis des années du mal à connaître la vraie Chine, l’image chinoise chez eux est biaisée. Le problème est que ces médias occidentaux, qui sont influents dans la communication internationale, sont capables de nuire à l’image publique de la Chine dans beaucoup d’autres pays.

Pour la Chine en pleine émergence, il est pressant de déployer un grand effort visant à dissiper toute sorte de doutes à l’étranger en leur permettant de connaître le vrai visage de la Chine.

La crise du SRAS en 2003 a apporté un grand développement au système de porte-parolat en Chine et permis d’améliorer la capacité des fonctionnaires de répondre aux questions des médias. La capacité de communication en temps de crise du gouvernement chinois s’est beaucoup améliorée à travers les accidents successifs des ces dernières années.

Mais la Chine a encore beaucoup de distance à parcourir dans ce domaine. La conscience et les moyens de communication nationaux du gouvernement chinois sont encore dans un stade passif à défaut d’un plan stratégique général et à long terme.

A l’opposé de l’abondance de l’exportation des produits réels fabriqués en Chine, le rayonnement culturel chinois à l’étranger demeure déficitaire. En dépit du succès de ses Instituts Confucius, les années croisées, les théâtres, les bandes dessinées ainsi que le Salon du livre de Frankfort, la communication culturelle chinoise est encore faible dans les domaines cinématographique et audiovisuel. Les œuvres des réalisateurs chinois mondialement connus, tels que Zhang Yimou ou Jiang Zhangke, ne suffisent pas pour décrire l’image nationale chinoise à l’étranger.

L’autre problème fondamental dans la construction de l’influence culturelle est le manque de valeurs porteuses de la Chine moderne.

Maintenant, il est plus que nécessaire de créer un front uni de communication nationale qui réunira les forces de toutes les parties.

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