Classement des projets 2009 - 2010

Formation — Par Pascal Cesaro @ 12:05

Voici le classement proposé par les membres du jury professionnel* sur les projets de films des étudiants de première année du master "Métiers du film documentaire":

 

1 - Bal(l)ades, un projet écrit par Carole Lorthiois

2 - Les enfants de l'avenir radieux, un projet écrit par Gabriela Sulea,

3 - E tuttavia scalda !, un projet écrit par Quentin Rameau

4 - Acompado, un projet écrit par Bruno Poulain

5 - Correspondance(s), un projet écrit par Mathilde Sari

6 - Le jardin philosophique, un projet écrit par Romain Leroux

7 - Overground, un projet écrit par Morvan Hauray

8 - Portraits tantriques, un projet écrit par Rosemarie Cano

 

Cette année l'équipe pédagogique a demandé aux étudiants de proposer pour la rentrée de septembre une étude de faisablité de leur projet afin de faciliter la sélection des films qui seront produits au cours de l'année 2009-2010.

 

* Les membres du jury 2009 sont :

William Benedetto, l'Alhambra Ciné Marseille
Michèle Courbou, monteuse
Delphine Busnel, productrice, Monkey Bay
Julien Guery, adjoint au directeur d'antenne, UTLP
Marie Christine Hélias, I.N.A Marseille
Baudouin Koenig, réalisateur
Vassili Meimaris, Région PACA

 


Cinéma documentaire au Kurdistan d'Irak

Formation — Par Pascal Cesaro @ 13:12

  Durant ce mois d'avril 2009 une équipe du master pro "Métiers du film documentaire" a participé au 3ème acte du projet D O K U : Cinéma documentaire au Kurdistan d'Irak.

Pour plus d'informations allez voir sur le site web :  http://doku3.wordpress.com/





L’Irak par les Irakiens

Les films réalisés dans le cadre des ateliers Doku en Irak son désormais en ligne. Ils conjuguent la diversité de la société irakienne et ses préoccupations sociales, économiques, identitaires, politiques à travers le regard de 8 jeunes cinéastes.
Ils posent la question de l’évolution de la société de l’après Saddam.
En un peu plus d’un an, près d’une centaine d’Irakiens de toutes communautés, religions, des hommes, des femmes, des professionnels de la télévision et des indépendants ont participé aux trois ateliers que nous avons organisé à Sulaimaniya.
Les films ont été largement diffusés en Irak, mais aussi dans divers festivals français.

Et toujours:
http://atelier-kurdistan.le-blog.info/
http://doku2.wordpress.com/


Le secteur cinéma est en deuil

Formation — Par Pascal Cesaro @ 07:04
Pauline Vermelle, fauchée par une moto folle le 4  avril à Aix, 
repose désormais dans le cimetière de son petit village de l'Indre. 
Six de ses camarades de master pro 1ère année et deux enseignants ont 
assisté à ses obsèques vendredi 10 avril, avec environ 300 personnes. 
L'émotion était très profonde.
Pauline a été heureuse avec nous pendant ces quelques mois, 
comme on le voit sur les images que nous avons montrées à ses proches, 
qui les ont énormément appréciées.
Elle nous manque beaucoup.
 
Les étudiants de première année du master pro ont réalisé un dvd pour la famille 
qui rassemble tous les films de Pauline. Nous publions ici la photo de ce dvd pour
montrer la dernière image que nous voulons garder d'elle.
 
 

Diffusion d'un film documentaire sur l'OTAN

Formation — Par Pascal Cesaro @ 09:04

Le dernier film "monté" par Michelle Courbou est diffusé Vendredi 3 avril 2009 à 20.45

OTAN : mACHine de guerre, mACHine de pAix ?
Documentaire d’Hubert Dubois (France, 2009, 1h30mn)
"Lutte contre le terrorisme international, retour annoncé de la France dans les instances militaires, arrivée de Barack Obama… L’OTAN doit aujourd’hui faire face à de nouveaux défis. Etats des lieux."    Plus d'infos...


"Première épée" à l'Alhambra

Formation — Par Pascal Cesaro @ 15:22

Le film  Première épée de Fabrice Coppin est programmé à l'Alhambra le jeudi 2 avril 2009 à 20H30 (en présence du réalisateur)

L’Alhambra, un autre cinéma du côté de l’Estaque
http://www.alhambracine.com

 


F.I.P.A. 2009

Formation — Par Pascal Cesaro @ 08:46

22ème FIPA
Présidente : Caroline Huppert ; Délégué général : Pierre-Henri Deleau

Site Web: http://www.fipa.tm.fr/fr/

4 étudiants de deuxième année du master pro ont participé au 22éme Festival International de Programmes Audiovisuels du 20 au 25 janvier 2009 à Biarritz. Ce festival est encore (peut être pour la dernière fois car Henri Deleau a annoncé son départ!) un lieu de rencontre privilégié avec les professionnels. Ainsi les étudiants peuvent se rendre compte des usages et des pratiques qui déterminent ce vaste champ de la télévision. La grande diversité des films projetéspropose aux spectateurs un aperçu général des formes développées aujourd'hui sur le petit écran. Cette année j'ai suivi particulièrement les sections "Documentaire de création" et "Grand reportage et faits de société". J'ai été marqué par le courage des réalisateurs qui n'hésitent pas à passer plusieurs années dans des contextes difficiles pour construire un point de vue original et créatif sur le monde () ainsi que sur le travail admirable de réflexion sur notre Histoire revisité à partir des images d'archives (.  

Justine Simon, étudiante en 2ème année, nous propose une analyse sur les films et les problématiques qui ont émergé au cours de ce 22ème festival du FIPA :

    Depuis sa création le FIPA a pour ambition de présenter le meilleur de la production mondiale en matière de télévision. Ouvert aux professionnels et au public, le festival propose un large choix de films, de rencontres et d’évènements. Une compétition officielle mais également des débats sur l’actualité audiovisuelle, des séances de pitching pour les auteurs, réalisateurs et producteurs, une sélection de 400 programmes au Fipatel pour les journalistes, acheteurs et directeurs de festivals, la diffusion des productions d’écoles internationales, des courts-métrages, des films représentatifs de la situation de la création française et européenne, des soirées d’hommages,…  L’occasion de découvrir des films inédits, de favoriser les échanges entre professionnels mais aussi les achats de films, afin que les programmes voyagent davantage hors de leurs frontières.

1 552 programmes émanant de 68 pays différents visionnés pour une sélection de 62 films en compétition. Cinq sections compétitives : séries et feuilletons, fictions, documentaires de création et essais, grands reportages et faits de société, musique et spectacle. Le jury se compose de 25 personnes de 19 pays différents, ils sont réalisateurs, compositeurs, écrivains, chefs d’orchestre, acteurs,…

Une richesse qui soulève néanmoins des questions quand on sait qu’en 22 ans d’existence, plus de 90 % des programmes primés au FIPA n’ont pas intéressé le service public et que la majorité des films proposés ne trouvent pas d’acheteurs et ne seront pas visibles dans les grilles de diffusion de la télévision. Quelles en sont les raisons ? Indifférence, désintérêt, manque d’audience,… Le festival du FIPA  présente des films mais permet aussi de soulever des questions, de révéler les incertitudes, les attentes et les inquiétudes, en ces temps où la réforme pour la télévision publique vient d’entrer en application.


A propos des intentions et des constats de l’instigateur de l’évènement…

Pierre-Henri Deleau explique l’importance d’un tel festival et la situation de la télévision mondiale et des professionnels de l’audiovisuel. Il remarque par exemple que la production de documentaires se multiplie dans tous les pays pour des raisons de couts d’une part mais aussi parce qu’ils offrent un espace de liberté à la création. Cette année 365 documentaires français lui ont été proposés. Pierre-Henri Deleau parle d’une volonté de ré-ancrage de la fiction française dans la réalité. « Je sens qu’il y a une volonté d’essayer de retrouver le contact et de rendre compte du monde dans lequel nous vivons. » Le créateur du FIPA et de la quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes a conscience que la liberté n’est pas la même au cinéma qu’à la télévision. Les responsables des chaînes ont une tendance au formatage. Le FIPA veut pourtant proposer des programmes de qualité venant du monde entier et faire découvrir des auteurs mais contre 40 distributeurs français présents à Cannes, ici on s’adresse seulement à 6 ou 7 personnes entre chaînes publiques et privées françaises. De plus, en France la loi impose 60 % de créations européennes aux chaînes mais en réalité 58 % sont françaises et 2 % vaguement anglaises. Sur les 40 % restants, 39,9 % sont américaines. « Des fictions ou documentaires étrangers, sauf s’ils sont coproduits initialement en amont par une chaîne, ce qui peut arriver, ne passent pas. Je ne suis pas parvenu à briser ce mur de la commercialisation et j’en suis amer. » 288 programmes exclusifs seront présentés au Fipatel, issus de 38 pays différents, on attend 140 acheteurs des quatre coins de l’Europe et du Canada. Les anglais et les américains ne viennent pas acheter, eux ils vendent ! Mais le festival ne peut faire la preuve que les films seront vendus ou achetés, cette année il a perdu une subvention de 150 000 € et ne peut plus inviter les étudiants et éditer le quotidien Infos Fipa. « J’ai essayé, en télévision, de dégager de la pensée, du style, un ton, bref des auteurs, au milieu de quelque chose qui, comme le cinéma est une industrie. Mais à la télévision le mur est beaucoup plus résistant. »


Un spectateur, un parcours, un regard sur le festival…

Quand une étudiante formée aux métiers du film documentaire, jeune réalisatrice et assistante de production, découvre le FIPA, il en résulte un grand intérêt, des surprises et des déceptions.
La soirée d’inauguration est un défilé de costards et tenues chics, une majorité de personnes dans la fleure de l’âge se serrent la main et s’embrassent, c’est le temps des retrouvailles de la famille de la télévision qui regroupent réalisateurs, producteurs, diffuseurs, responsables d’organismes de soutien aux auteurs,… On voit un grand nombre de personnalités importantes. Le délégué général est habitué et ne perd pas son temps en discoure pour mieux nous présenter le film d’ouverture, un coup de cœur, Jacques Doniol-Valcroze, Les cahiers d’un cinéaste de Nicole D.-V. Berckmans. Première surprise. Ce film, d’une qualité plus que moyenne et sans intérêt esthétique, veut rendre un hommage et semble plus s’adresser aux proches présents dans la salle qu’au large public du FIPA. Les interviews, images et textes d’archives nous racontent la vie et la mort d’un homme de cinéma (un des fondateurs des Cahiers du cinéma, écrivain, cinéaste, comédien,…). Je me demande alors en quoi ce film est représentatif du festival, pourquoi il a été choisit, mais comprend vite qu’ici, il est aussi affaire de relationnel, de retrouver une époque disparu, cela au détriment de la qualité promise à laquelle je m’attendais en venant au FIPA. Fort heureusement ma deuxième journée s’annonce différente. Entre 9h30 et 21h30 je visionne 12 films d’une heure, en compétition dans les catégories documentaire, reportage et musique. Quel programme ! Le lendemain j’aurais besoin de sortir des salles en privilégiant les débats et rencontres, voir des films peut parfois être un travail épuisant ! Tous les sujets sont abordés, de l’évènement historique aux portraits de personnalités plus ou moins connus, de l’actualité du monde à l’histoire individuelle et quotidienne, des formes plastiques et expérimentales au traitement classique (archive, commentaire,…), des films qui passent inaperçues, d’autres qui font scandales, accusés même de propagande, des découvertes sur l’état du monde, les préoccupations des artistes, la relation filmeur-filmé,…
Je me questionne particulièrement sur les critères de sélection des films des catégories documentaire de création et reportage car la distinction n’est pas évidente pour un spectateur non- averti. Je constate que pour les professionnels non plus. La télévision range toute sorte de films dans la case documentaire en oubliant qu’on appelle documentaire une démarche qui privilégie l’expression d’un point de vue singulier à travers la construction d’un récit audiovisuel fondé sur une expérience du « réel ». Thierry Garrel dit du documentaire qu’il est « le lieu de nouvelles interrogations de l’homme par l’homme. Pas pour asseoir des certitudes mais pour reformuler à l’échelle de microcosmes humains les questions essentielles de la vie. » Mais la télévision se donne pour objectif premier d’informer, voire d’ « éduquer », et exige du documentaire qu’il soit informatif. C’est parce que la question de la communication l’emporte sur celle de la création que la télévision n’est plus capable d’assumer son rôle social de médiateur. On peut aussi se demander comment concilier une télévision de qualité qui soit en même temps populaire ? Une télévision qui prend les gens pour des gens intelligents, ce qui ne veut pas dire de ne pas les distraire. Le sujet est complexe car la télévision d’aujourd’hui est hybride, elle nécessite un apprentissage au niveau du contenu, du traitement, des intentions et de l’impact.
Du FIPA je retiendrais que le débat sur la création audiovisuelle est fortement présent mais difficile d’accès aux non-professionnels car il doit d’abord passer par une régulation entre les différents acteurs du champ culturel. Parmi les films et présentations auxquelles j’ai pu assister, je citerais certaines démarches de réalisateurs et de producteurs qui je l’espère verront le jour sur nos programmes prochainement. A noter : Rudolf Noureev, l’attraction céleste de Sonia Paramo (portrait du danseur); The Choir de Michael Davie ((une chorale dans une prison d’Afrique du Sud) ; Mémoire d’envol d’Eve Duchemin (la colombophilie, un sport entre tradition et modernité), Markus Raetz de Iwan Schumacher (portrait d’un plasticien-magicien), Atijat, pierwsza zona de Anna Blaszczyk (les relations conjugales en Afrique). Un rendez-vous à prendre à partir de janvier 2009 avec TLSP (l’union des télévisions locales de service public) et le GroupeGlactica (composé de dix sociétés de production) qui lancent une collection de documentaires nommée « A contre-temps ». Dans les Bouches-du-Rhône c’est sur les chaînes Canal Maritima et O2Zone TV que l’on pourra voir les dix portraits de personnalités marquantes de leur discipline et de leur époque, qui ne connaissent que trop rarement les honneurs médiatiques (Stéphane Hessel, Henri Alleg, Simone Weil, Michel Ciment,…). Une démarche novatrice en matière de production pour une série de films aux approches différentes en fonction des réalisateurs, une belle façon d’enrichir la pensée contemporaine.


A propos de la réforme pour la télévision publique…
    « 18 jours sans pub…et alors ? » Débat proposé par la SCAM et la SACD (sociétés des auteurs) et animé par Pierre Bouteiller. Avec la participation de Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions), Gérard Mordillat (auteur et réalisateur), Christinne Miller (auteure, scénariste et présidente de la commission audiovisuelle de la SACD), Michèle Teulière (directeur général de l’agence Carat), Jean-Pierre Guérin (producteur et président de l’Union syndicale de la production audiovisuelle).
    La télévision touche à tout, aux institutions (elle en est une parmi les plus grandes), à la politique, à l’information, à la création, aux divertissements, aux savoirs, à l’imaginaire, à toutes les choses de la vie privées et publiques et cela quelles que soient les générations. On ne s’en préoccupe donc pas à la légère. Extrait de la lettre adressée au président de la république par les auteurs : « Le service public joue un rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme de la production française de fiction, de documentaire, d’animation et de spectacle vivants. Nous nous trouvons donc à un instant décisif de l’avenir de France Télévision et de la création audiovisuelle française ».
Qu’en est-il exactement ? Débarrassée des contraintes de l’audience immédiate, France Télévisions va-t-elle nous proposer de nouveaux critères éditoriaux pour la fiction, le documentaire et l’information ? Comment cette nouvelle politique sera-t-elle perçue par les équipes et les dirigeants du service public ? Quels seront les nouveaux critères de mesure d’audience de France Télévisions qui restent une exigence des actuels décideurs ? Enfin et surtout, quels seront les véritables moyens financiers dont disposera la télévision publique ? Des questions posées lors du débat, des réponses difficiles à donner pour l’instant.
76 % des téléspectateurs pensent que la suppression de la pub est une bonne idée. L’audience n’a pas chutée et on remarque même une augmentation pour la deuxième partie de soirée à 22h15. France Télévisions prévoit de nouveaux programmes à 23h30-00h comme le « Ciné-club » sur France 3 mais annonce des difficultés budgétaires. En réalité nous avons peu de visibilité sur le potentiel de travail possible. Pour le moment, l’objectif d’investissement dans les œuvres a été respecté et Patrice Duhamel annonce qu’il est favorable à la prise de risque et à l’innovation. Mais en 2011 la suppression totale de la publicité risque de changer la donne pour le service public. L’Etat ne semble pas vouloir augmenter la redevance audiovisuelle (116 € actuellement alors que la moyenne européenne est de 161 €).
Le secrétaire général de l’UMP et son président (Messieurs Devedjian et Copé) trouvent qu’il y a beaucoup de chaînes publiques et suggèrent de faire « quelques privatisations » et des économies à France Télévisions. Le sénateur Jack Ralite rappelle que la loi à été imposée car appliquée sans vote préalable, cela est absolument anti-démocratique. Du jamais vu en Europe ni en Amérique du nord, c’est la première fois qu’un président d’un groupe de chaînes de télévision publique est nommé par le Chef de l’Etat. Ce projet de loi met en cause l’indépendance et l’autonomie des chaînes publiques. Concernant le financement, il est insuffisant de 2009 à fin 2011 : il faudrait 650 millions d’euros et l’Etat n’en apporte que 450 millions. De plus, il n’est pas pérenne et à partir de 2011 il faudra trouver un milliard d’euros (830 millions par la suppression de la publicité et 200 millions pour les programmes de remplacements de la publicité). Une augmentation de la redevance modulée selon les revenus s’annonce nécessaire car elle permet de financer 5 chaînes de télévision, 7 chaînes de radio et l’INA.
« Il faut faire confiance aux femmes et aux hommes qui assurent, avec conscience et professionnalisme, le service public et qui ne craignent pas l’inconnu mais redoutent à juste titre, les formes formatées, surtout par un Etat et un Président omniscients et omniprésents. Le contenu de la programmation doit-il être évoqué dans l’exposé des motifs de cette loi et dans le cahier des charges ? En effet, on ne peut que craindre, de la définition des programmes et des horaires par les dirigeants de l’Etat et des groupes. » (Jack Ralite) Le pluralisme est une nécessité en matière d’investissement. Il faut une variété décisionnelle  si l’on veut une variété et une diversité de création. Tout système pyramidal est dangereux car il déresponsabilise ceux qui sont en bas de l’échelle.
Pour le sénateur les lois Sarkozy ont le défaut de traiter l’audiovisuel et les médias comme un monde fini. Le président veut une télévision pédagogique, culturelle, une télé-école s’adressant à des citoyens considérés comme des élèves, signifiant « réciproquement que la véritable école serait la télé » écrit le chercheur Pierre Musso. Ce dernier ajoute « c’est couper la représentation du monde en deux en opposant l’Etat grand éducateur au marché libre et divertissant. » Nous refusons cet « Etat surveillant général » de la consommation et de l’imaginaire populaire.
Pour ceux qui se demandent ce qu’il faudrait faire j’invite les lecteurs à lire les propositions faites par la RESPAIC (Responsabilité Publique de l’audiovisuel, de l’information et de la communication) et celles faites par la SCAM en réponse aux discours de Nicolas Sarkozy du 25 juin 2008.

                                    Justine SIMON


D.O.K.U : Mise en ligne des films

Formation — Par Pascal Cesaro @ 18:10

Une bonne nouvelle,

     Les films réalisés en décembre 2008 dans le cadre des ateliers documentaire de Cinéma au Kurdistan sont en ligne sur le site de Télérama :

http://www.telerama.fr/idees/quand-des-irakiens-filment-la-vraie-vie-dans-leur-pays-en-guerre,37930.php

      ainsi que sur le Blog de l'atelier :

http://doku2.wordpress.com/


Master class "réalisation" avec Baudouin Koenig

Formation — Par Pascal Cesaro @ 17:56

Bonjour,

Le master class "réalisation" pour les étudiants de première année débute ce mardi 9 janvier 2009 je vous transmets les intentions et les objetcifs de notre formateur Baudouin Koenig : 


LE REGARD EN ŒUVRE

   " En réponse à la crise des valeurs humanistes et la fin des utopies dont il a fallu faire le deuil, le documentaire est désormais le lieu de nouvelles interrogations de l'homme par l'homme. Pas pour asseoir des certitudes mais pour reformuler à l'échelle de microcosmes humains les questions essentielles de la vie "
                                                             Thierry Garrel, Juste une Image, Jeu de Paume, Paris, 2000


Un regard, un point de vue, est ce qui fait l'essence du film documentaire. Si vous avez choisi de suivre cette formation c'est que vous avez quelque chose à dire et que vous voulez le dire avec des images et des sons.

Ce point étant acquis, notre travail consistera à confronter votre désir de raconter des histoires (un documentaire c'est d'abord raconter une histoire) avec la mise en œuvre d'une pratique concrète (écriture, repérages, tournage, montage et finalisation) dans un cadre de production réaliste, et une découverte du milieu (rencontres avec des professionnels).

Nous multiplierons les approches (mémoire, social, économie, culture,…), en privilégiant la réalisation de films courts, pour permettre à des regards et des points de vue différents de s'exprimer et pour permettre aussi une rotation sur les postes de travail. (Si le documentariste doit être un auteur, mais également un bon technicien, soit parce qu'il travaillera seul, soit pour communiquer avec les techniciens).



LE CADRE de notre atelier de Janvier 2009.


Je vous propose de constituer une collection de films courts et libres sur un thème commun :

"Est-ce que 20 ans est le plus bel âge de la vie?"

La durée des films sera de 3 à 5 minutes environ.


A/
L'ÉCRITURE et LA PRÉPARATION

Le travail d'écriture consiste, avant de convaincre un producteur, puis un diffuseur, à vous aider à clarifier votre projet. Le travail que je vous invite à faire c'est de répondre aux questions suivantes en un feuillet maximum: (à me proposer le plus rapidement possible)

Quelle histoire?
Pourquoi voulez-vous la raconter cette histoire?
Que voulez-vous dire?
A qui s'adresse-t-elle?
Quelle idée voulez-vous faire passer?
Comment? Par quel angle attaquez vous l'histoire?
 

Avant tout essayez de déterminer une idée dominante. Je ne vous demande pas (à ce stade) d'écrire un projet complet; ce travail vous le ferez avec Hélène Liout au cours de l'atelier de production.  Le film entrera en phase de production dès que votre proposition sera validée. (Je vous invite à débattre des projets entre vous, avant de me les soumettre). La première étape consiste en des repérages dont le but est d'évaluer les contraintes techniques (lumière, son), de vérifier la disponibilité des personnages et de régler la question des autorisations quand cela est nécessaire.Cela vous amène à la deuxième phase: le planning du tournage en fonction de ces éléments et de la disponibilité du matériel nécessaire.


B/ LE TOURNAGE
Arbitrairement il ne dépassera pas 1 jours. Nous dérusherons ensemble et si un retournage est indispensable (raisons techniques), vous disposerez d'une demie journée.

 
C/ LE MONTAGE
Avant qu'il ne commence, l'équipe au complet visionnera les rushes et le réalisateur me proposera un plan de montage détaillé avec script (contenu des interviews, des échanges entre les personnages, de la narration s'il y a lieu) et descriptif des éléments visuels et sonores.

Le montage sera effectué en deux jours maximum. Un temps sera prévu pour des modifications et à la finalisation (mixage, étalonnage, générique, sauvegarde du projet, sortie sur bande)


Master class "Montage" avec Michèle Courbou

Formation — Par Pascal Cesaro @ 13:28

Le master class "Montage"  a débuté ce mercredi 2 décembre sous la direction de Michèle Courbou.

Après la phase  "heureuse" du tournage et de la rencontre avec les personnages commence la phase difficile du montage qui oblige à réajuster les intentions en fonction de la matière filmique enregistrée.

Première étape : le visonnage des "ours" préparés par les élèves.

Deuxième étape: les étudiants passent à l'opération du montage proprement dit, c'est-à-dire le choix des séquences finales, l'articulation des plans, la recherche des principes de narration et du rythme définitif... 

 

 


D.O.K.U acte 2

Formation — Par Pascal Cesaro @ 11:09

Baudouin Koenig, réalisateur, chargé de cours à l’Université Aix-Marseille (France) , cofondateur d’ALTERDOC, ONG audiovisuelle démarre la deuxième cession des ateliers documentaire de Cinéma au Kurdistan:

Pour cette deuxième édition de l’atelier, l’Institut Kurdo-Français accueille six équipes de télévision, soit vingt-trois stagiaires d’origine arabe et kurde (Iran et Irak). Sur le thème “Avoir vingt ans”, chaque groupe réalisera un film documentaire d’environ 15 à 20 minutes.

Le Blog : http://doku2.wordpress.com/

Un article dans Télérama : http://www.telerama.fr/idees/avoir-20-ans-en-irak,36736.php


Le programme de l'année 2008-2009

Formation — Par Pascal Cesaro @ 14:54

 

Vous pouvez télécharger le programme pédagogique 2008-2009 du Master professionnel "Les métiers du film documentaire" en cliquant ICI.


Bienvenue

Formation — Par Pascal Cesaro @ 08:17

Bienvenue sur le blog du master professionnel "les métiers du film documentaire".

Comme nous l'avions annoncé lors de la dernière réunion bilan nous avons décidé de créer ce blog pour faciliter les échanges entre les étudiants et l'équipe pédagogique. Il s'agit aussi de rendre visibles les films une fois qu'ils existent. Ainsi désormais chaque étudiant peut montrer facilement les projets qu'il a réalisé et ceux auquels il a participé.

Le blog est structuré en 4 grandes parties:

- La formation: le programme et l'actualité du master professionnel "Métiers du film documentaire".

- Les films: un index où l'on peut accéder aux

  • films produits: réalisations des étudiants du master pro au cours des années antérieures (visualisation d'extraits, coordonnées, projets en cours...);
  • films en cours de réalisation: l'actualité des films réalisés par les étudiants de 2ème année où l'on peut suivre pas à pas le travail de fabrication;
  • films en développement: avancement des dossiers d'écriture et de production.

- Les outils de réflexion: articles, extraits d'ouvrages, interviews, images, essais... toutes sortes de documents relatifs aux métiers du films documentaires

- Les liens : vers des sites, des conférences, des contenus qui sont liés au monde du documentaire et à nos partenaires.


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