20ème Rendez-vous de la Mondialisation "Multiculturalisme et Mondialisation"
dpeguin | 03 novembre, 2010 15:29
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Le multiculturalisme part du constat selon
lequel il existe des différences culturelles au sein d’une société
donnée et qu’il est juste et souhaitable de reconnaître ces différences.
Avec la mondialisation l’ampleur des différences à appréhender augmente
tout en rendant plus nette la perception des différenciations
culturelles et sociales. Les sociétés démocratiques n’en ont pas fini
avec cette nouvelle donne, qui pose désormais que l’autre est mon
semblable dans sa différence même, après avoir été mon égal dans le
système démocratique et mon inférieur selon le système aristocratique
antérieur.
17.00 - 19.30
CERI - Sciences Po - Salle de conférence
26, rue Jacob - 75006 PARIS
Ces doubles mouvements ne facilitent pas
l’appréhension de la notion de « multiculturalisme ». On en est arrivé
aujourd’hui à mettre sous ce vocable des notions (et des réalités) très
divergentes. N’est-il pas temps, après un demi-siècle d’existence et
d’expérimentations de s’essayer à reconstruire le concept ?
Une
première approche de type anthropologique permet de retracer le
cheminement nécessaire à l’articulation entre reconnaissance des
particularismes culturels et respect des valeurs universelles. Les clés
de lecture fournies par la philosophie, la science politique, le droit
doivent elles aussi s’enrichir d’analyses concrètes. L’étude d’autres
modèles prend ici tout son sens, même si les débats suscités par le
multiculturalisme ne sont pas les mêmes d’une société à l’autre, à
l’instar de ce qui s’est développé par exemple en Australie et en
Nouvelle-Zélande, pays qui se sont construits par le biais d’une
émigration récente. Le « cas » américain est également significatif,
avec ce que l’on sait ou croit savoir de la figure de l’« affirmative action ».
Ces
détours paraissent de nature à favoriser un questionnement plus serein
sur le modèle français. Celui-ci revendique fortement son particularisme
en mettant en exergue le principe républicain d’égalité. Mais qu’en
est-il de la contradiction française entre idéalisme du citoyen et
pragmatisme de l’individu ? Les ressorts de la transmission seraient à
cultiver face à la « tyrannie » de l’information car ils peuvent
grandement contribuer à un « bien vivre ensemble » par l’intermédiaire
duquel toutes les composantes d’une société plurielle se reconnaissent
et s’épanouissent.
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