Pour un accompagnement global des parcours de VAE

pcassuto | 04 décembre, 2012 22:19

Pour un accompagnement global des parcours de VAEPar Nathalie Beaupère et Gérard Podevin (CREM, centre associé régional du Céreq pour la région Bretagne) - Bref , n° 302. Les parcours de VAE sont souvent perçus comme longs,mais leur durée n’est pas la seule cause de la fréquence des abandons. L’évaluation d’un contrat d’objectifs et de moyens (COM) sur la VAE en région Bretagne souligne la pertinence d’un accompagnement global, de la première orientation à la période post-jury. Elle insiste également sur la nécessaire implication des acteurs économiques pour la réussite des parcours. Télécharger la publication.
Depuis 10 ans, les bilans sur le dispositif de validation des acquis de l’expérience (VAE) se ressemblent. Ils réaffirment son caractère essentiel pour la sécurisation des parcours professionnels. Ils rappellent que la VAE est progressivement passée « d’un dispositif quasi expérimental, porté par des militants, à une démarche connue du plus grand nombre. » (Rapport Merle, 2008). Cependant, ils soulignent aussi les limites récurrentes de ce dispositif, parmi lesquelles les nombreux abandons en cours de démarche.
Les systèmes d’information statistique hétérogènes des certificateurs, permettent rarement d’observer un parcours sur toute sa durée. Cependant, certaines évaluations (rapport Besson 2008) estiment qu’un tiers des candidats ayant déposé un dossier de recevabilité obtient une validation totale. Les deux tiers restant – dont les situations ne sont pas distinguées – ont soit abandonné leur démarche, soit obtenu une validation partielle. Entre 2002 et 2010, 200 000 personnes ont obtenu en France un diplôme par la reconnaissance de leurs expériences (source DARES, 2012). Compte tenu des abandons en cours de route, le nombre de passages devant un jury pourrait être plus important.
Séquencé en de nombreuses étapes, le parcours de VAE parait long et complexe. Comparé parfois à un parcours du combattant, il suppose de franchir d’importants obstacles d’ordre procédural et cognitif. En moyenne nationale, environ deux années s’écoulent entre les premières informations et le passage devant un jury. Cette temporalité est souvent identifiée comme un facteur de démobilisation. C’est pourquoi une des solutions possibles pour accroitre le nombre de candidats allant au terme d’une validation complète pourrait être de raccourcir certains délais. La région Bretagne a fait de la réduction du temps de parcours un des objectifs opérationnels de son premier COM (contrat d’objectifs et de moyens) consacré à la VAE...
Une plus grande implication du monde économique

L’évaluation impliquait de proposer des recommandations au-delà de l’analyse des effets du COM. En cohérence avec le constat qu’un accompagnement restreint au seul montage du dossier de validation est insuffisant et qu’il faut prendre en compte les périodes qui le précèdent et celles qui le suivent, il est raisonnable de pointer la responsabilité que les entreprises peuvent avoir dans la sécurisation d’un parcours professionnel et d’en faire un point de progrès nécessaire.
Cette responsabilité sociale se situe tout d’abord dans l’intégration de la VAE dans l’ensemble des dispositifs de formation que les entreprises mobilisent en vue de favoriser l’employabilité de leurs salariés et d’accompagner des projets professionnels individuels. Elle se situe également dans la mise en place de démarches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) impliquant les salariés dans la construction de « référentiels ». Le travail d’explicitation et de mise en visibilité des compétences réalisé à cette occasion correspond à celui qui est demandé aux candidats à la VAE lors de l’élaboration de leur dossier. Un salarié ayant été associé dans son entreprise à une démarche de GPEC se trouverait donc mieux préparé que d’autres à une démarche de VAE.
Enfin, cette responsabilité sociale du monde économique se retrouve aussi lors des périodes qui suivent les validations partielles. En effet, le plus souvent, les validations partielles ne donneront lieu ni à un second passage en jury, ni au retour dans un cursus normal de formation pour acquérir les modules manquants. Les raisons des abandons après validation partielle (près des deux tiers selon certains certificateurs) sont étroitement corrélées à la difficulté de pouvoir concilier formation et travail. Un accompagnement de cette période par l’employeur, tant sur le plan financier que sur celui de l’aménagement du temps de travail, augmenterait sensiblement les chances de mener à son terme une validation complète. Télécharger la publication.
Pour un accompagnement global des parcours de VAE Nathalie Beaupère και Gerard Podevin (CREM, συνδεδεμένες περιφερειακό κέντρο για την περιοχή CEREQ Βρετανία) -. Σύντομη, αριθ. 302 Μαθήματα VAE συχνά θεωρείται ως πολύ, αλλά το μήκος του δεν είναι η μόνη αιτία της συχνότητας του νύχια. Η αξιολόγηση της σύμβασης των στόχων και των μέσων (COM) για VAE στη Βρετάνη υπογραμμίζει τη σημασία της ολοκληρωμένης υποστήριξης, από την πρώτη προσανατολισμό στην μετα-κριτική επιτροπή. Τονίζει επίσης την ανάγκη για συμμετοχή των οικονομικών ταξίδι επιτυχία. Κατεβάστε τη δημοσίευση.
Για 10 χρόνια, η ισορροπία για την επικύρωση της αποκτηθείσας εμπειρίας (VAE) είναι παρόμοια. Επιβεβαιώνουν τον ουσιώδη χαρακτήρα του για την ασφάλεια του καριέρα. Υπενθυμίζουν ότι η EVA αυξάνεται σταδιακά "μια οιονεί πειραματική συσκευή, που φοριούνται από τους μαχητές, μια διαδικασία που είναι γνωστή σε πολλούς. Περισσότερα...

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