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Académie des Langues Anciennes, édition 2010: Géorgien, Ougaritique et Tibétain | Coordination Régionale PACA

Académie des Langues Anciennes, édition 2010: Géorgien, Ougaritique et Tibétain

pcassuto | 21 mars, 2010 20:28

http://langoo.free.fr/ala/templates/box_rain_brown/images/picture.jpgL'ACADEMIE DES LANGUES ANCIENNES, finançable par le DIF pour les salariés, du 13 au 23 juillet 2010 à Digne-les-Bains

Depuis plus d'un quart de siècle, l'ACADEMIE DES LANGUES ANCIENNES dispense un enseignement de qualité dans une ambiance détendue. Elle offre une occasion unique d’apprendre  à lire pendant l’été des textes anciens de la Méditerranée, du Proche et de l’Extrême-Orient. Vous accéderez à un héritage culturel, en devenant des lecteurs autonomes du plus vieux patrimoine écrit de l’Humanité. Il est proposé deux formules de cours : 5 heures de cours/j. ou 2 heures/j., la dernière formule permet d’autres activités dans la journée. Cette « Université d’été », organisée par l’Université de Provence et le Centre Paul-Albert Février du CNRS, a lieu, dans la  seconde  quinzaine  de  juillet, à  Digne-les-Bains, au  cœur des Alpes provençales. Affiche Ala 2010. Flyer Ala-2010.
Contact, E.CORREIA : 04 66 22 79 38, inscription.ala@free.fr.

Outre le Géorgien, l'Ougaritique et le Tibétain, vous pourrez vous former en Akkadien, Arménien, Arabe, Copte, Egyptien, Ethiopien, Grec, Hébreu, Hittite, Latin, Sanskrit, Syriaque.

LANGUES ET ECRITURES: COMMENT APPREND-T-ON UNE LANGUE À L’ACADEMIE DES LANGUES ANCIENNES ?
Il existe à peu près 6703 langues parlées recensées de par le monde, et sans doute ce chiffre pourrait être considérablement majoré si l’on se penchait sur l’antiquité, à en croire le rythme accéléré auquel disparaissent aujourd’hui les langues. Et que dire des écritures ?
L’Académie propose quelques-unes des langues les plus utilisées dans le monde ancien dont certaines ont disparu, mais dont d’autres — langues de communication, langues religieuses, — sont plus ou moins stables, pour certaines, jusqu’à aujourd’hui. Leur degré de complexité est plus ou moins grand. Au fronton de cette Académie existant depuis plus d’un quart de siècle, on pourrait inscrire cette maxime « qu’aucune langue, fût-ce la plus complexe, ne saurait résister à l’effort et à la persévérance ». Et l’on ajouterait : « parce que c’est un plaisir sans égal que de découvrir de nouveaux mondes. »
L’esprit a besoin d’œuvrer en repos et c’est pour cela qu’à côté de moments d’étude sous la houlette de la pédagogie, l’Académie propose également des activités de détente dans le climat estival de Haute-Provence.
Par conséquent, se familiariser avec une langue, voire un dialecte, consistera à maîtriser tour à tour une série de difficultés relevant et du système d’écriture et de la grammaire (morphologie et syntaxe). Quelques remarques préliminaires. « Écriture » signifie rarement « langue » et vice versa. Écartons doucement le voile. L’écriture arabe est employée pour le persan et l’a été pour le turc, qui a, au début du siècle, opté pour l’alphabet latin. Mais a priori, on pourrait très bien écrire de l’arabe en écriture hiéroglyphique et de l’hébreu en écriture arabe (et vice versa). Il y aurait d’autant moins de difficulté que ces langues-ci appartiennent au même rameau linguistique. Il existe de nombreux cas de ce genre, notamment en Espagne médiévale — zone de bilinguisme, — pour ne choisir qu’un exemple proche ; mais ceux-là sont plus nombreux encore au Moyen et en Extrême-Orient. Après tout, rien n’empêcherait, — pourquoi pas ? — qu’on écrivît le français à l’aide de hiéroglyphes. Le sanskrit, quant à lui, ce « latin » indien, recourt à un large pannel d’écritures, — en tout neuf.
Examinons un autre point : écriture alphabétique ou écriture non-alphabétique ? Là, la nature des difficultés rencontrées ne sera pas du même ordre.
L’emploi de l’alphabet apparaît-il comme le dernier cri de l’écriture ? Cela est moins simple qu’il n’y paraît. Dans le cas d’une langue alphabétique, on parvient à lire assez rapidement grâce à un alphabet qui comprend entre une vingtaine et une trentaine de lettres qui fournissent un éventail plus ou moins vaste de sons. Ensuite il est vrai, à l’exemple de notre langue (ou de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol, etc.), que la plupart des langues alphabétiques comme le grec, le copte, l’arménien notent tous les sons : — consonnes et voyelles.
La maîtrise d’un alphabet bicaméral (comprenant donc minuscules et voyelles) est soumis au fait que l’on sera familiarisé ou non avec les formes des lettres. Ainsi, l’alphabet grec (héritage de l’alphabet byblite dérivé du proto-sinaïtique) ne pose pas de problèmes de lecture majeure car il rappelle l’alphabet latin et relève de notre domaine de connaissance. Dans d’autres cas, comme en arménien, l’alphabet, objet d’une véritable création (Ve siècle de notre ère), ressemble plus ou moins à d’autres, mais on est vite détrompé à l’usage. Les alphabets arabe et hébreu (qui sont non bicaméraux) font accéder à un univers plus souple des formes littérales. Celles-ci se modifient selon qu’elles sont placées au début, au milieu ou à la fin d’un mot. L’expérience prouve qu’on s’y habitue très bien après quelques jours.
Mais « langue alphabétique » ne signifie pas pour autant que tous les sons soient notés dans l’écriture. Dans certaines langues orientales (arabe, égyptien ancien, hébreu, syriaque, etc.), ne sont d’ordinaire écrites que des consonnes, les voyelles, dans certaines d’entre elles (arabe, hébreu), étant réservées à la lecture des débutants ou pour des raisons religieuses. Elles ne sont pas nécessaires car il s’agit de langues dites à flexion interne. Cela représente une difficulté dont le locuteur finit par se jouer.
Dans le cas d’une langue non-alphabétique, on parvient aussi bien à lire en apprenant l’usage de systèmes plus complexes que les alphabets, systèmes qui combinent des syllabaires cunéiformes ou des écritures hiéroglyphiques aux signes à valeurs consonantiques (un, deux ou trois sons) ou de déterminatifs, ce qui réclame d’être un peu plus aguerri avant de pouvoir lire les premiers textes. Mais quel plaisir que de découvrir sa première stèle égyptienne écrite par un scribe du Moyen Empire ou sa joie de déchiffrer sa première inscription hittite, — et ce après quelques jours ?
Cela signifie bien sûr que l’on n’enseigne ni n’apprend tout à fait les langues alphabétiques comme les langues non-alphabétiques. Mais dans tous les cas, on tente, à l’Académie, de porter l’accent sur l’aspect ludique des langues et leur génie intrinsèque, chacune étant apprise en fonction de l’ordre des difficultés à maîtriser, à l’exemple des apprentis scribes de l’Antiquité. Au fond, apprendre une langue ancienne, c’est être libre, c’est s’ouvrir au jeu, à la flexibilité de la morphologie et de la syntaxe, à des combinaisons de structures enfin, qui sont l’esprit même du jeu. Jeu qui devient vite, eh, eh ! une passion.
Les professeurs de l’Académie, tous gens d’expérience, savent comment enseigner et à quel rythme faire partager leur intérêt pour ce vieux patrimoine de l’Humanité qui se transmet de génération en génération.
Avec le temps, les connaissances et les concepts sédimentent et on se retrouve, sans même s’en rendre compte, à lire les textes que l’on aurait été sûr, a priori, de ne jamais comprendre. Il ne faut pas douter de soi et ne jamais oublier que Caton l’Ancien, l’homme de la République, se décida à apprendre le grec à quatre-vingts ans.
Comme « c’est en forgeant qu’on devient forgeron », c’est en persévérant qu’on devient philologue dans sa partie, — c’est-à-dire un connaisseur des langues. Il faut se dire que, par un exercice quotidien, les scribes du passé y parvenaient, dans des conditions plus inconfortables que les nôtres. Alors pourquoi pas nous ? Quand nanti des connaissances acquises à l’Académie d’été et de son diplôme d’assiduité pour la session, chacun rentrera chez soi, il conviendra de persévérer dans l’effort, et de stabiliser celles-là par une étude constante afin que les réflexes acquis au cours de la session, se mettent définitivement en place. L’accès aux cours dispensés à l’Université ou dans d’autres instituts spécialisés en sera considérablement facilité.
En conclusion, signalons que l’Académie réunit des passionnés dont certains maîtrisent à présent plusieurs langues anciennes. Ils ont acquis des clés qui leur permettent d’accéder à différents aspects du patrimoine linguistique de l’Humanité. Certains viennent à l’Académie depuis sa création, car ces sessions d’été représentent un moment exceptionnel pour tous, et c’est ce à quoi nous, responsable et organisateurs de l’ALA, nous efforçons année après année.

Sydney H. Aufrère

english, italiano, deutsch, nederlands, espanol, català, hebrew, arabicchinese

Session 2009, Digne du 13 au 24 juillet

Session 2008, Digne du 14 au 25 juillet

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