La formation supérieure, un enjeu majeur du développement économique
pcassuto | 02 juin, 2012 12:12
La
formation supérieure, un enjeu majeur du développement économique. Les
effectifs de l'enseignement supérieur 2009-2010 - Comparaison Paca -
France, hors apprentissage. Réalisation: Séverine Landrier, en
collaboration avec Cécile Reveille-Dongradi, Observatoire régional des
métiers, Chrystelle Lagouanelle, PACA Mode d’Emploi, Émilie Calmes,
Méditerranée Technologies. Télécharger le document.
Résumé
L’enseignement supérieur est l’un des leviers du développement
économique. Il participe à la fois au renforcement de la compétitivité
des régions et à la
consolidation des systèmes régionaux d’innovation.
C’est pourquoi, l’Observatoire Régional des Métiers,
Méditerranée
Technologies et PACA Mode d’Emploi ont fait le choix de
s’associer autour
de cette réflexion afin de proposer aux acteurs institutionnels,
aux établissements de formation ainsi qu’aux partenaires
socio-économiques
un panorama de l’enseignement supérieur en région. Ce premier
document dresse un état des lieux des effectifs dans les établissements
supérieurs publics en région et
de quelques données relatives aux formations privées, qui seront
complétées dans un second temps. L’objectif étant d’aboutir à un
panorama complet de l’offre de formation publique et privée en
apportant
des regards complémentaires et croisés des trois organismes.
Préface
La formation constitue un enjeu majeur de développement économique et
social et un facteur clé de réussite dans la capacité de notre
territoire à rebondir face aux mutations économiques. Doter les jeunes
de qualifications adaptées aux besoins nouveaux des entreprises est un
sujet central.
L’enseignement supérieur est l’un des leviers du développement
économique, notamment en termes de diversité de l’offre, volumétrie des
étudiants accueillis, flux entrants et sortants et adéquation aux
besoins économiques.
Il participe à la fois au renforcement de la compétitivité des régions
et à la consolidation des systèmes régionaux d’innovation.
C’est pourquoi, l’Observatoire Régional des Métiers, Méditerranée
Technologies et PACA Mode d’Emploi ont fait le choix de s’associer
autour de cette réflexion afin de proposer aux acteurs institutionnels,
aux établissements de formation ainsi qu’aux partenaires
socio-économiques un état des lieux de l’enseignement supérieur en
région.
Plus concrètement, cette collaboration répond à plusieurs objectifs:
· améliorer la connaissance en matière de formation supérieure en région
grâce à la mutualisation d’informations, de sources et d’outils;
· identifier les forces de l’offre de formation sur lesquelles peut
s’appuyer l’économie régionale et repérer les qualifications manquantes
dans les secteurs stratégiques;
· apporter une réflexion éclairée à la stratégie régionale de l’innovation, à travers des regards experts et complémentaires;
· promouvoir les ressources du territoire.
Pour répondre à ces objectifs, ce premier document dresse un état des
lieux des effectifs dans les établissements supérieurs publics en région
et de quelques données relatives aux formations privées, qui seront
complétées dans la seconde étape du travail. L’objectif étant d’aboutir à
un panorama complet de l’offre de formation publique et privée en
apportant des regards complémentaires et croisés des trois organismes.
INTRODUCTION
Les jeunes en région PACA représentent 18% de la population en 2009 (869
896 jeunes de 15 à 29 ans recensés), une part très légèrement
inférieure à ce que l’on observe en France métropolitaine (19%).
157 372 étudiants inscrits en 2009-2010, accueillis dans 25 sites
d’enseignement supérieur dont 12 sites ayant une ou plusieurs
implantations d’universités. Parmi les étudiants, 84% sont inscrits dans
le secteur public et 68% en université (IUT et IUFM compris).
1. Les étudiants du supérieur en PACA (universités et grandes écoles)
PACA est la 4e région en termes d’effectif étudiants, soit 157 372
étudiants, derrière l’Île-de-France, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais.
Cela représente 7% de l’ensemble des étudiants en France. Plus de 70%
des jeunes étudiants sont concentrés dans deux pôles urbains
(Aix-en-Provence – Marseille et Nice).
Près de 100 000 étudiants sont recensés dans l’académie d’Aix-Marseille
et environ 62 000 dans l’académie de Nice. L’aire urbaine
d’Aix-en-Provence – Marseille étant alimentée principalement par les
échanges avec Toulon et les espaces ruraux.
Le nombre d’étudiants est en hausse en région depuis 2007: +3% entre
2007 et 2009. Cette évolution reste cependant en deçà de celle de
l’ensemble des effectifs de la France. Cette dernière a augmenté de 4%
entre 2007 et 2009, on voit donc la part de PACA diminuer.
2. Caractérisation des étudiants
En PACA, on observe une prédominance de femmes (58%) parmi les étudiants. Les femmes sont surreprésentées à l’université de Provence, qui propose des cursus en lettres et sciences humaines.
En PACA, 26 % des étudiants sont boursiers. Les étudiants boursiers sur
critères sociaux en 2009 en PACA représentent 7% de l’ensemble des
étudiants boursiers en France (10% pour Rhône-Alpes, 6% pour
Midi-Pyrénées et 5% pour Languedoc-Roussillon). En PACA, une grande
majorité des boursiers sont formés à l’université (65% contre 61% en
France), ce qui s’explique probablement par les caractéristiques de
l’offre de formation de la région.
Avec 16 000 étudiants étrangers en 2009, PACA occupe le 3e rang national en termes d’accueil d’étudiants étrangers.
Ils représentent 15% des étudiants universitaires sur la rentrée 2009.
Près de la moitié des étudiants étrangers sont en provenance d’Afrique,
environ 29% viennent d’Europe et 18% d’un pays asiatique. Au niveau des
académies, on observe un niveau d’accueil des étudiants étrangers
nettement supérieur dans l’académie de Nice par rapport à l’académie de
Marseille (13% contre 18%).
3. La répartition des étudiants dans les établissements supérieurs en PACA (universités et grandes écoles)
En PACA, plus des deux tiers des étudiants suivent leurs études à l’université. Le
tiers restant se répartit principalement entre les sections de
techniciens supérieurs, les écoles de commerces et les écoles
spécialisées. La proportion d’étudiants inscrits en écoles d’ingénieur
en PACA est nettement inférieure à celle de la France (2% contre 4%). La
proportion d’étudiants en écoles de commerce est supérieure en PACA par
rapport à la France (7% pour 5%). L’académie de Nice en compte deux
fois plus que l’académie d’Aix-Marseille. Les effectifs étudiants
connaissent une évolution remarquable dans les
écoles de commerce. On note également une forte chute des effectifs des «
Autres écoles » pour l’année universitaire 2007-2008. Les « Autres
écoles » comprennent les écoles d’architecture, les écoles supérieures
artistiques et culturelles, les écoles paramédicales hors université,
les écoles préparant aux fonctions sociales et des écoles de spécialités
diverses.
4. La répartition des étudiants dans les universités de la région
Avec 107 224 étudiants en 2009, les universités accueillent 68% des étudiants de PACA.
60% des étudiants universitaires sont regroupés dans les trois
universités d’Aix-Marseille (parmi les six universités présentes sur le
territoire régional). L’augmentation est de 1,5% d’étudiants par rapport
à la rentrée 2008-2009, mais reste en deçà de l’évolution observée au
niveau national (+2,8%). L’ensemble des disciplines universitaires est
représenté dans l’offre de formation des universités de la région. La
répartition des effectifs entre les différents établissements
universitaires est similaire à la France… mais il existe des différences
entre les académies de Nice et d’Aix-Marseille, avec plus d’IUT sur
l’académie de Nice. En PACA, les étudiants sont très présents en droit,
sciences politiques et sciences économiques. Au second rang arrivent les filières lettres et sciences humaines,
fréquentées par près de 31 000 étudiants. Les disciplines scientifiques
n’arrivent qu’en 3e position, suivies de santé et Staps. La forte
présence d’étudiants en droit et sciences politiques est soulignée par
la comparaison avec les autres régions françaises. On observe un nombre
d’étudiants en IUT et Staps comparable dans les académies d’Aix
Marseille et Nice, en dépit de capacités d’accueil inégales.
5. Les imports et exports d’étudiants universitaires en région PACA
En 2009, on observait 19% de nouveaux entrants inscrits dans les
universités de la région (soit 20 800 étudiants), dont 16% de nouveaux
bacheliers. Cette tendance est similaire à ce que l’on observe en France
et dans les régions limitrophes. 19% d’étudiants en université (soit 20
351 étudiants) sont originaires d’une autre région. Des variations
importantes sont observées selon les grandes disciplines: de 10% en
santé – Staps à 24% dans les disciplines scientifiques. Parmi les
étudiants originaires d’une autre région qui viennent étudier en PACA,
35% d’entre eux rejoignent les filières sciences économiques et droit et
31% les filières lettres et sciences humaines. 16% des étudiants
domiciliés en PACA (soit 16 432 étudiants) choisissent de s’inscrire
dans une université d’une autre région. Là encore, on note des écarts
importants selon les disciplines: de 12% en sciences économiques et
droit à 20% dans les disciplines scientifiques. Parmi les étudiants
partis étudier dans une autre région, 31% vont poursuivre leurs études
dans les lettres et sciences humaines. Si l’on observe les filières dans
le détail, on note que ce sont les lettres (29%) puis les sciences
fondamentales appliquées (25 %) qui accueillent principalement les
étudiants originaires d’une autre région. Parmi les étudiants
originaires d’une autre région qui viennent étudier en PACA, 19%
rejoignent les sciences fondamentales appliquées et 18% le droit et les
sciences politiques. En ce qui concerne les étudiants qui partent
étudier hors région, 22% le font pour les sciences fondamentales
appliquées et 21% pour les lettres. Parmi les étudiants de la région qui
vont étudier en dehors de PACA, 20% rejoignent les sciences
fondamentales appliquées et 18% les sciences humaines et sociales.
6. Les effectifs étudiants des « Autres écoles » d’enseignement supérieur en PACA
10% de l’ensemble des étudiants de l’enseignement supérieur poursuivent
leurs études dans les « Autres écoles » (paramédical et social,
artistique, culturelle et architecture...). Après une rupture observée à
la rentrée 2008 en PACA comme en France, les effectifs sont en
évolution positive entre 2008 et 2009 (+4,6%), mais encore une fois
légèrement en deçà du niveau national (+5,1%). Près de la moitié des
effectifs « Autres écoles » fréquentent les écoles paramédicales.
Une proportion d’étudiants dans les écoles paramédicales encore plus
marquée en région qu’au niveau national. Entre les deux académies
régionales, un niveau d’accueil dans les écoles supérieures artistiques
et culturelles particulièrement notable sur l’académie de Nice. À noter
également la part importante des étudiants en architecture sur
l’académie d’Aix-Marseille. Une proportion importante d’étudiants
inscrits dans les écoles artistiques en PACA en comparaison avec les
régions limitrophes.
ANNEXE 1 : PRÉCAUTIONS MÉTHODOLOGIQUES
La plupart des sources disponibles sont relatives aux effectifs
d’étudiants fréquentant les établissements universitaires (universités
et assimilés). Ces informations sont d’autant plus pertinentes qu’en
PACA, les deux tiers des étudiants poursuivent leurs études à
l’université. Pour les autres établissements, les données disponibles
sont relativement limitées.
L'enseignement supérieur français est marqué par une grande diversité de
formations, dispensées dans des établissements de statut juridique
extrêmement varié. L'information relative aux effectifs des
établissements est collectée: par la DEPP (direction de l’évaluation, de
la prospective et de la performance) du ministère de l’Éducation
nationale et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
; par le SIES (sous-direction des systèmes d’information et des études
statistiques) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche au moyen de plusieurs enquêtes; et des enquêtes spécifiques
aux ministères en charge de l’agriculture, de la santé, des affaires
sociales et de l’agriculture. Ce document rassemble les résultats de ces
enquêtes.
Le système d'information sur le suivi de l'étudiant (SISE)
Le système SISE recense actuellement, au travers des inscriptions
prises, les étudiants inscrits dans les principaux établissements
universitaires soumis à la loi d’orientation n° 84-52 du 26 janvier
1984, soit pour l’année universitaire 2009-2010:
· 82 universités;
· 2 centres universitaires de formation et de recherche.
L’enquête SISE recense également les inscriptions prises dans 15 établissements assimilés:
· trois instituts nationaux polytechniques (INP) : Grenoble, Lorraine (Nancy) et Toulouse;
· trois universités de technologie (Compiègne, Troyes, Belfort-Montbéliard);
· cinq établissements spécifiques à l’agglomération parisienne :
l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco),
l’Institut d’études politiques (IEP), l’Observatoire de Paris,
l’Institut de physique du globe de Paris, Paris Dauphine (anciennement
Paris IX);
· l’École nationale du paysage de Blois;
· les trois IUFM non rattachés à une université (Guadeloupe, Guyane, Martinique).
Les tableaux statistiques mobilisés ne comptabilisent que les
inscriptions prises dans les universités publiques françaises. Pour
l’année universitaire 2009-2010, la date de remontée des informations
est le 15 janvier 2010. L’enquête recense la totalité des inscriptions
prises dans les formations dispensées à l'université (y compris IUT,
IUFM, IUP, ingénieurs, formations paramédicales, enseignement à
distance, etc.).
Entrent notamment dans le champ de l’enquête:
· les étudiants inscrits en formation continue diplômante donnant lieu à
la délivrance d’un diplôme national ou d’un diplôme universitaire au
terme d’une formation d’une durée d'au moins un an;
· les étudiants préparant le diplôme d’accès aux études universitaires (DAEU A et B);
· les étudiants préparant certains diplômes (DUT, nouvelles formations
d’ingénieurs...) en formation par alternance (stages en entreprise
intégrés dans le cursus ou apprentissage);
· les étudiants français et étrangers inscrits dans le cadre des
conventions et des échanges internationaux, inscrits dans un
établissement public universitaire français, et qui, ayant payé des
droits d’inscription dans cet établissement pour une formation d’un an,
sont amenés à suivre une formation durant l’année universitaire à
l’étranger pour une période de trois, six mois ou plus.
Le concept d'étudiant dans SISE englobe donc les statuts d'étudiant
stricto sensu, de stagiaire, d'apprenti. C'est un concept qui permet de
comptabiliser tous ceux qui préparent un diplôme d'enseignement
supérieur, quel que soit le mode de préparation.
N'entrent pas dans le champ de SISE:
· les auditeurs-libres;
· les stagiaires français et les étrangers venant suivre des cycles de
formation ou de perfectionnement d'une durée inférieure à l'année
universitaire;
· les étudiants inscrits uniquement en IUFM ; ceux-ci font partie d’une
enquête spécifique. Ainsi un étudiant inscrit en IUFM et suivant des
cours à l'université uniquement pour préparer un concours d'enseignement
(autre que l’agrégation) dans le cadre d'une convention passée entre
l'IUFM et l'université n’est pas recensé ici. En revanche, un étudiant
inscrit en première année d’IUFM et préparant une maîtrise dans une
université doit être recensé par les universités au titre de la
préparation de la maîtrise.
Les établissements publics et privés d'enseignement supérieur non
rattachés aux universités entrent dans le cadre de SISE et de l'enquête
n° 26 du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Ils
forment un ensemble hétérogène d'écoles regroupant:
· les écoles normales supérieures;
· les écoles d’informatique;
· les écoles de notariat;
· les écoles nationales de la marine marchande;
· les autres écoles juridiques, administratives et de la défense;
· les écoles d’ingénieurs non habilitées;
· les écoles d’architecture;
· les écoles d’accueil, de tourisme et d’hôtellerie;
· les écoles vétérinaires;
· les écoles de secrétariat et d’attachés de direction;
· les autres écoles dépendant du ministère en charge de l’agriculture;
· les écoles de logistique et de transport;
· les écoles de journalisme et de documentation;
· les formations d’enseignants non IUFM;
· les écoles de communication et d’audiovisuel;
· les spécialisations diverses;
· les écoles de management du groupe I;
· les écoles de management du groupe II;
· les écoles de management du groupe III.
Les instituts catholiques, les écoles d'ingénieurs habilitées, les
écoles paramédicales et sociales, sont exclus du champ. Seuls sont pris
en compte les étudiants en formation initiale.
Le problème des doubles comptes
Les « effectifs » de ce document comptabilisent les inscriptions
administratives et non les personnes « physiques ». Le système
statistique actuel ne permet pas de repérer avec précision les
inscriptions multiples (déposées par une même personne auprès de deux
établissements différents). Un étudiant inscrit simultanément à
l'université et dans une classe préparatoire aux grandes écoles, par
exemple, sera donc compté deux fois. Le nombre d’« étudiants » que l'on
recense ne correspond donc pas exactement au nombre de personnes
physiques qui suivent une formation supérieure, mais bien au nombre
d'inscriptions reçues par les divers établissements concernés.
Néanmoins, au sein d'une même université, les étudiants ayant pris
plusieurs inscriptions ne seront comptés qu'une seule fois.
Les différents types d'enquêtes permettant une description longitudinale
Les chiffres utilisés sont produits à partir d’enquêtes annuelles de
deux types : les enquêtes au format individuel où le SIES et la DEPP
disposent d’informations au niveau de l’étudiant (SISE, Scolarité), les
enquêtes agrégées, où le SIES dispose d’informations au niveau de
l’établissement, par type de formation proposée:
· enquête détaillée sur les effectifs universitaires SISE. Enquête EFU avant 1994;
· enquête SISE sur une partie des écoles d'ingénieurs et des nouvelles formations d’ingénieurs depuis 2005;
· enquête sur les écoles d'ingénieurs publiques et privées ne remontant pas dans SISE avant 2008;
· enquête sur les nouvelles formations d’ingénieurs (NFI) publiques et privées ne remontant pas dans SISE;
· enquête Scolarité sur les classes préparatoires aux grandes écoles
(CPGE) et les sections de techniciens supérieurs (STS), hors
agriculture;
· enquête sur l'enseignement technique agricole public et privé (STS et CPGE) du ministère de l'Agriculture et de la Pêche;
· enquête sur les établissements privés d’enseignement universitaire.
Enquête détaillée au format SISE depuis 2002-2003. Les données 2003 ne
sont pas disponibles;
· enquête sur les écoles supérieures artistiques et culturelles menée
conjointement par le SIES et par le ministère en charge de la culture;
· enquête sur les établissements de formation aux carrières sanitaires
et sociales (réalisée par le ministère en charge de l’emploi et de la
solidarité). L’enquête n’a pas été effectuée en 2001. Cette enquête a
été scindée en 2003 entre le pôle sanitaire et le pôle social, l’enquête
sanitaire passant à un format individuel d’enquête par étudiant et
l’enquête sociale à partir de 2006. Ces enquêtes ne sont pas disponibles
en 2009-2010;
· enquête SISE sur une partie des écoles de commerce depuis 2005 et sur les écoles vétérinaires depuis 2009;
· enquête sur les autres établissements d'enseignement supérieur (écoles
de commerce ne remontant pas dans SISE, écoles juridiques et
administratives, écoles normales supérieures, écoles d'architecture,
etc.);
· enquête sur les instituts universitaires de formation des maîtres
(réalisée par la direction des enseignements supérieurs jusqu'en
1993-1994, puis par la direction de la programmation et du développement
depuis 1994-1995). Enquête détaillée au format SISE entre 1999-2000 et
2007-2008, avant d’intégrer l’enquête détaillée sur les effectifs
universitaires SISE, sauf trois établissements.
Chacune de ces enquêtes donne lieu à diffusion d'un ou plusieurs recueils de tableaux statistiques (TS).
Définition des champs pour la description longitudinale
L'université
Outre les filières d'enseignement général, l'université comprend aussi
les filières professionnalisantes courtes : les instituts universitaires
de technologie (IUT), les licences professionnelles, les instituts
universitaires professionnels (IUP). Certaines grandes écoles leur sont
rattachées : écoles d'ingénieurs, instituts d’études politiques de
province et deux écoles de commerce. En 2008, 17 écoles d’ingénieurs ont
quitté le champ.
· Les Écoles d'ingénieurs dépendantes des universités sont recensées à
la fois par l'enquête détaillée sur les effectifs universitaires SISE et
par l'enquête sur les écoles d'ingénieurs publiques et privées. Les
chiffres publiés sont issus de cette dernière enquête avant 2002, ceux
de l’enquête SISE depuis. Dans les tableaux, ils apparaissent en général
en deux endroits distincts (parmi les effectifs des écoles d'ingénieurs
et avec ceux des universités), mais ne sont comptés qu'une seule fois
dans le total.
· Les IUT : les chiffres officiels proviennent de l’enquête détaillée
sur les effectifs universitaires SISE. Les effectifs recensés
comprennent les formations post-DUT et les diplômes nationaux de
technologie spécialisée (DNTS).
· Les IUFM : les chiffres officiels proviennent de l’enquête détaillée
sur les effectifs universitaires SISE depuis 2008-2009. Les IUFM sont
intégrés dans une université de rattachement, à l’exception de ceux de
Guadeloupe, de Guyane et de Martinique.
Les grands établissements
Ils recensent les étudiants scolarisés dans les grands établissements
suivants : l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), l’École
nationale des Chartes, l’École pratique des hautes études, l’École des
hautes études en sciences sociales, l’Institut national des langues et
civilisations orientales (Inalco), l’Observatoire de Paris, l’Institut
de physique du globe, l’École nationale supérieure des sciences de
l’information et des bibliothèques, Dauphine (Paris IX), l’INP de
Grenoble, l’INP de Bordeaux.
Les instituts universitaires de formation des maîtres
Les IUFM rassemblent les futurs enseignants du premier et du second
degré général, technique et professionnel. Ils se sont substitués aux
structures antérieures de formation des enseignants. Bien que rattachés
aux universités, les IUFM font l'objet d'un dénombrement séparé. Depuis
2008-2009, les IUFM sont intégrés dans une université de rattachement, à
l’exception de ceux de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique. En
1991-1992 n'ont pas été comptés les professeurs du second degré
stagiaires dits « 16-18 heures ». Les formations professionnelles
spécifiques dont ont bénéficié pendant cinq ans les 7 247 élèves
instituteurs « envoyés sur le terrain » en 1991-1992 (7 002 pour la
France métropolitaine) ne sont plus comptabilisées. Par convention,
depuis la création des IUFM, les étudiants inscrits dans cette filière
étaient considérés comme « Français », à partir de l’année 2000-2001 le
dénombrement des élèves étrangers devient possible (essentiellement des
ressortissants de l’Union Européenne).
Les établissements universitaires privés
Ils rassemblent les étudiants inscrits dans l’une des cinq facultés catholiques et dans les autres facultés privées.
Les instituts nationaux polytechniques
Les INP rassemblent les étudiants inscrits dans l’un des deux Instituts
nationaux polytechniques (Nancy et Toulouse) ou dans leurs composantes.
Les universités de technologie
Les UT rassemblent les étudiants inscrits dans l’une des trois
universités de technologie (Belfort-Montbéliar, Compiègne et Troyes) ou
dans leurs composantes.
Les préparations intégrées
Elles rassemblent : d'une part, les cycles préparatoires intégrés à
certaines écoles d'ingénieurs indépendantes des universités, des INP et
des universités de technologie ; d'autre part, les classes préparatoires
intégrées aux écoles supérieures de commerce (ESC, ex. ESCAE), dont les
effectifs étaient dissociés jusqu’en 1994. Les classes préparatoires
intégrées aux ESC n’existent plus depuis 1995.
Les formations d’ingénieurs
Elles rassemblent les étudiants poursuivant une formation conduisant au
diplôme d’ingénieurs (hors formations d’ingénieurs en partenariat).
Les formations d’ingénieurs en partenariat
Elles rassemblent les étudiants poursuivant une formation conduisant au
diplôme d’ingénieurs dans une Formations d’Ingénieurs en Partenariat.
Les sections de techniciens supérieurs et assimilés
Les classes de mise à niveau pour BTS et le DMA font partie de cette rubrique.
Les écoles paramédicales (non universitaires) et les écoles sociales
Elles sont recensées par les services statistiques du ministère en
charge de l’emploi et de la solidarité. Ici sont prises en compte celles
recrutant au niveau du baccalauréat ou au-delà qui ne sont pas déjà
recensées par la DEPP ou par le SIES dans une autre enquête (SISE,
Scolarité…) : écoles d'infirmières, de sages-femmes, de
masseurs-kinésithérapeutes, d'assistantes sociales, d'éducateurs
spécialisés, etc. On y inclut les effectifs des diplômes d’éducateur
technique spécialisé et de moniteur éducateur (de niveau
post-secondaire).
En 2001-2002, la DEPP a estimé les effectifs car l’enquête n’a pas été
réalisée par la DREES. Les chiffres 2009 des écoles paramédicales et
sociales ne sont pas connus.
Les écoles artistiques et culturelles
Leurs effectifs sont estimés pour 1995-1996.
L'amélioration du champ des enquêtes
Dans la première moitié des années 1990, l’augmentation du nombre
d'étudiants des écoles de commerce et des écoles artistiques et
culturelles est due en grande partie à l'amélioration du champ des
enquêtes.
Par rapport à la synthèse publiée jusqu’en 2000-2001, la définition du supérieur a été enrichie. Ont été ajoutés:
· les nouvelles formations d’ingénieurs créées à la rentrée 1991;
· les mastères des écoles d’ingénieurs, repérés depuis 1994, que l’on a classés au sein des « autres écoles et formations ».
· à partir de 1994, certaines formations diverses post-bac ou
post-niveau IV dispensés au sein des lycées et des établissements
d’enseignement supérieur privés, que l’on a également classées au sein
des « autres écoles et formations »;
· les effectifs des diplômes post-secondaires de niveau IV du secteur
social (diplômes d’éducateur technique spécialisé et de moniteur
éducateur).
Enfin, l’amélioration des champs des différentes enquêtes a permis un
travail d’élimination des doubles recensements des formations entre
l’enquête du ministère chargé de la santé et celle du ministère de
l’Éducation nationale à partir de 1998.
Au total, le changement de définition augmente les effectifs de près de
11 000 étudiants sur la rentrée 2001. La nouvelle définition a été
appliquée à toutes les années antérieures afin de constituer une
nouvelle série homogène depuis 1990-1991.
Changement de définition des champs effectués depuis 2003
Plusieurs modifications de définition de champ ont été effectuées récemment. Ils sont résumés dans le tableau suivant.
ANNEXE 2 : GLOSSAIRE. Télécharger le document, voir les graphiques et tableaux.
L'istruzione superiore, un importante sviluppo economico. Iscrizione nel settore dell'istruzione superiore 2009-2010 - Confronto Paca - Francia, ad esclusione di apprendimento. Direttore:
Séverine Landrier, in collaborazione con Reveille-Cécile Dongradi,
regionali mestieri Osservatorio, Chrystelle Lagouanelle, PACA Mode
d'Emploi, Emilia Calmes, Tecnologia Mediterraneo. Scarica il documento.
Riassunto
L'istruzione superiore è una delle leve dello sviluppo economico. Ha partecipato sia il rafforzamento della competitività delle regioni e consolidamento dei sistemi di innovazione regionali.
Pertanto, l'Osservatorio Regionale dei mestieri, della tecnologia e del
Mediterraneo PACA Mode d'Emploi ha scelto di collaborare intorno a
questa riflessione per offrire attori istituzionali, enti di formazione e
le parti sociali un panorama economico di istruzione superiore nella
regione.
Questo primo documento fornisce una panoramica di iscrizione nelle
università pubbliche della regione e alcuni dati in materia di
formazione private, che sarà completata in un secondo tempo. Più...



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