Les organismes privés de formation optimistes pour 2012
pcassuto | 21 janvier, 2012 19:21
Par Knock Billy, Nadia Bruneau, Centre-Inffo. En 2010, le produit de l’activité des organismes adhérents de la
Fédération de la formation professionnelle (FFP) s’élève à 1,294
milliard d’euros, soit une augmentation de 4,5% par rapport à 2009. Le
chiffre d’affaires médian est de 978947 euros. « Les chiffres sont d’une grande stabilité »,
a commenté Christophe Quesne, directeur de Quilotoa Formation et membre
de l’Observatoire permanent de la FFP, mercredi 18 janvier 2012, lors
de la présentation de la 14e enquête annuelle [enquête réalisée en ligne de septembre à novembre 2011] de l’organisation
patronale, dont le chiffre d’affaires représente le tiers du marché.
Pour Sylvie Petitjean, directrice de Crept Formation également membre de l’Observatoire, ces chiffres sont la preuve que « la branche a bien résisté à la crise en 2010 ». Les organismes privés déclarent avoir fait face à une « concurrence accrue »
de la part, notamment, des organismes consulaires (38 % en 2010 contre
24 % en 2009), des Greta (37 % contre 31 %), de l’Afpa (34 % contre
28 %), des service de formation continue des universités (22 % contre
15 %) et du Cnam (12 % contre 18 %). « La progression [des parts de
marché des SUFC] s’explique par le fait que, dans le cadre de leur
autonomie financière, il est clairement demandé au universités
d’accroître leur positionnement sur le marché de la formation
professionnelle », a précisé Christophe Quesne.
L’offre privée de formation est atomisée
Les estimations des prestataires privés pour 2011 laissent entrevoir une « progression quasi nulle »,
a indiqué Sylvie Petitjean. En effet, pour l’exercice 2011, leur
chiffre d’affaires est estimé à 1,297 milliard d’euros, soit une
croissance de 0,2% par rapport à 2010. Avec une croissance négative (-
1,1%), les organismes ayant un chiffre d’affaires compris entre 750000
euros et 3 millions d’euros sont concernés. « Ce sont les organismes qui travaillent majoritairement sur la commande publique qui sont les plus impactés », précise-t-elle.
L’offre privée de formation est atomisée avec une forte proportion de
prestataires de petites tailles. Ainsi, sur les 395 adhérents de la FFP
en 2011, 330 prestataires (soit 83%) ont un chiffre d’affaires
inférieur à 3 millions d’euros et réalisé au total 301 millions d’euros
(23 % de l’activité). Alors que 65 organismes (soit 17%) ont déclaré un
chiffre d’affaires de 3 millions d’euros à plus de 10 millions d’euros
et réalisé 991 millions d’euros de chiffre d’affaires (soit 77% de
l’activité).
Management des hommes et développement personnel en hausse
Dans l’ensemble, trois domaines connaîtront des hausses d’intervention
de la part des organismes privés de formation: le management des hommes
et le développement personnel (40%, contre 36% en 2010), la gestion
des ressources humaines (40% contre 43%) et les formations spécifiques
à des métiers (37% contre 40%). L’accompagnement de projets
professionnels (28%), les formations générales, pré-professionnelles et
d’insertion (23%) et l’informatique sont les marchés sur lesquels les
prestataires privés présentent une baisse. « L’hypothèse
d’explication que l’on peut avancer est la baisse des financement
publics (Pôle emploi, collectivités territoriales, État…). Les adhérents
qui sont spécifiquement sur ce créneau sont particulièrement inquiets
sur 2012 », a précisé Christophe Quesne.
Chiffres 2012 assez similaires à 2011
Pour 2012, 50% des prestataires privés estiment que leur chiffre
d’affaires va progresser, alors que 27% prévoient une baisse de leurs
activités. « Ces chiffres traduisent la pluralité et les différents
marchés de nos adhérents. Nous aurions souhaité que tous soient dans une
dynamique de croissance. Dans tous les cas, nous gagnons un point par
rapport à 2011. Ce qui signifie qu’il y a une reprise. La profession est
relativement optimiste », a indiqué Emmanuelle Pérès, déléguée générale de la FFP.
Des prestataires socialement responsables
Cependant, les organismes privés de formation sont fortement inquiets en
ce qui concerne: la pression des prix (51%); la relation avec les
Opca, notamment les critères de prise en charge, les conséquences pour
les prestataires de la réforme des Opca… (48%); la situation
économique et financière de leur entreprise (39%); le processus
d’achat par les collectivités territoriales et notamment les conseils
régionaux (32%); et la concurrence de l’offre publique et parapublique
(31%). Les préoccupations sont « faibles » sur l’évolution des dispositifs de formation, notamment la portabilité du Dif (44%). « Ils sont inquiets sur ce que vont devenir les nombreux dispositifs » insiste Sylvie Petitjean.
La grande majorité (71%) des adhérents de la FFP ont initié des
partenariats avec d’autres organismes qu’ils soient privés (77%),
publics ou parapublics (23%). Un adhérent sur dix travaille en
partenariat avec des organismes hors de France. « Nous sommes un secteur qui exporte beaucoup vers les États-Unis, l’Espagne, la Chine… »,
a précisé Christophe Quesne, qui préside également la Commission
International de la FFP. Par ailleurs, la qualité et la responsabilité
sociétale des organismes de formation sont des sujets qui préoccupent de
plus en plus les prestataires privés. « La fédération va bientôt
adopter une charte développement durable, puis entreprendre une démarche
d’accompagnement pour la mise en œuvre au sein de ses adhérents de la
RSE », a annoncé Christophe Quesne.
Knock af Billy Nadia Bruneau
, Centre Inffo. I 2010, et produkt af aktiviteterne i
medlemsorganisationerne for sammenslutningen af Erhvervsuddannelse (FFP)
beløber sig til € 1294000000, en stigning på 4,5% i forhold til i 2009. omsætning på € 978.947 medianen. Mere...



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