Gratuité des facs: qu’en pensent nos voisins

pcassuto | 12 février, 2012 00:57

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/wp-content/themes/lemonde/images/blog_lemonde_fr.gifPar Aurélie Abadie. Faut-il payer plus cher pour bénéficier d’un enseignement de qualité? Alors que la France recommence à débattre des droits d’inscription dans l’université, en tentant vaille que vaille de maintenir au moins jusqu’en licence son modèle égalitariste d’universités publiques, quasi-gratuites, censées ouvrir les voies de la connaissance à tous les bacheliers, nos voisins britanniques ne cessent de renchérir le coût des études supérieures.
Outre-manche, on est loin des 300 euros annuels versés dans l’hexagone. Il faut compter entre 3000 et 4000 euros pour une année de licence (undergraduate) et jusqu’à 10000 euros pour une année de master (post-graduate).
Des frais traditionnellement élevés qui ont encore augmenté avec les mesures d’austérité prises par le gouvernement britannique en 2010. Une mobilisation sans précédent des étudiants avait d’ailleurs dégénéré en affrontements avec la police. Des troubles aux allures de « mai 68 », peu ordinaires dans un pays où la contestation ne fait pas vraiment partie des mœurs.
Pour l’année 2012, les facs anglaises récidivent. 23 d’entre elles ont décidé de faire payer à leurs étudiants le maximum autorisé par la loi: 9000 livres sterling (soit 10600 euros).
"Des supermarchés de la connaissance"

A des kilomètres du modèle français, le système universitaire britannique repose sur un principe: gratuité ne peut rimer avec qualité. Le philosophe Anthony Grayling a ouvert à Londres une licence en sciences humaines – New College of the Humanities - censée rivaliser avec les formations dispensées à Oxford ou Cambridge. Il compare les universités françaises à des « supermarchés de la connaissance ». « En France, les professeurs dispensent des cours magistraux dans des amphithéâtres bourrés à craquer. Il n’y a aucun suivi personnalisé. Et pour cause: comment consacrer du temps à chacun lorsqu’on s’adresse à des centaines d’étudiants ? », estime-t-il. Dans son établissement privé, rattaché à l’Université de Londres, Anthony Grayling souhaite restaurer le modèle britannique traditionnel des « one-to-one tutorials », entendre par là des séances d’approfondissement des connaissances en tête-à-tête avec les professeurs. Pour cela, les étudiants devront débourser 18000 livres sterling (21000 euros) chaque année. Au royaume d'Elizabeth II, l'excellence se paie cher.
http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/wp-content/themes/lemonde/images/blog_lemonde_fr.gif By Aurelie Abadie. Should we pay more to receive a quality education? As France begins to discuss the fees in the university, trying somehow to keep his license until at least egalitarian model of public universities, virtually free, expected to open pathways to knowledge all high school graduates, our British neighbors continue to raise the cost of higher education. More...

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