Transfert des savoirs d'experience

pcassuto | 19 mars, 2011 19:42

Complétant les « savoirs académiques » acquis en formation, les savoirs d’expérience se construisent dans et par le travail, au cours de la vie professionnelle.
Difficiles à formaliser et à expliciter, ils correspondent à un ensemble de manières d’être, de penser, de faire face à une situation de travail. C’est la possibilité d’analyser ces situations et la manière dont on les a gérées qui permet de développer des savoirs d’expérience. L’expérience vécue est alors transformée en éléments de savoir intégrés.
Si ce travail réflexif est individuel, il s’inscrit très souvent dans un cadre collectif, à travers des échanges entre pairs ou avec l'encadrement. Et l'expérience montre qu'il existe des configurations organisationnelles, des conditions de travail, qui facilitent - ou pas - le développement des savoirs d'expérience.
Savoirs de métier et savoirs de prudence

Une fois intégrés, ces savoirs permettent au salarié de faire face aux aléas et d’agir efficacement en fonction des situations de travail rencontrées. Cette contribution à la performance de l’entreprise n'ayant pas échappé aux employeurs, leur maintien dans l’entreprise est maintenant clairement identifié comme un enjeu pour les services RH. Une préoccupation renforcée par le contexte actuel de maintien dans l'emploi des seniors.
Mais les savoirs d'expérience contribuent également à préserver la santé physique et psychique des salariés. On parle alors de savoirs de prudence. En effet, les dispositifs d’intégration et de formation liés à des enjeux de sécurité et de préservation de la santé restent très centrés sur la transmission des consignes. Ils font donc généralement l’impasse sur la transmission des savoirs d’expérience qui s’opère au sein des collectifs de travail.
L'expérience peut-elle se transmettre ?

À la fois action et patrimoine, produit et processus, vécue sur un mode très personnel mais nécessitant des interactions pour se construire, l’expérience peut-elle se transmettre ? Et quelles sont les conditions à réunir pour réussir un projet de transfert des savoirs d'expérience (TSE) ?
Pour proposer des réponses à ces questions, pour outiller les acteurs d'entreprise, l'ANACT met en ligne ce dossier thématique. S'appuyant sur des réalisations d'entreprises, puis sur un travail de capitalisation mené en partenariat avec des consultants, chercheurs et responsables d'OPCA, il vient conclure deux années d'investissement de l'Agence et des ARACTs sur ces sujets.
Le dossier détaille d'abord les enjeux liés au transfert des savoirs d’expérience. Il s'arrête sur un type de savoirs d'expériences particuliers, ceux qui contribuent à la préservation de la santé au travail : les savoir-faire de prudence. Il présente ensuite des repères pour la mise en oeuvre d'une démarche d'entreprise ou de branche. Des ressources associées - cas d'entreprise, vidéos, accords, publications, etc - viennent en complément.
Les responsables du projet "Transfert des savoirs d'expérience" de l'ANACT: Fabienne Caser et Patrick Conjard.

Complementing the "academic knowledge" acquired in training, experiential knowledge are constructed in and through work in life.
Difficult to formalize and articulate, they are a set of ways of being, thinking, to face a work situation. It is the ability to analyze these situations and how they were handled that allows the development of experiential knowledge. The experience is then transformed into elements of integrated knowledge.
If this work is reflective individual, it often falls in a group setting, through peer interaction or supervision. And experience shows that there are organizational configurations, working conditions, making it easier - or not - the development of experiential knowledge. The project "Transfer of experiential knowledge" of the NAALC: Fabienne Caser and Patrick Conjard. More...

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