12 mai, 2009 22:20
Camping « LE PANSARD »
Un camping à côté d’Hyères
Par Lisa
Ce camping dont je veux vous parler, se trouve un peu plus à l’est de Toulon à côté d’Hyères et est à environ 1H30 -2H00 en voiture (cela dépend des bouchons à Toulon…) d’Aix-en-Provence. Le camping « Le Pansard » se trouve au bord de la Méditerranée. Le terrain est assez grand avec un petit centre commercial, un restaurant et plusieurs installations sanitaires. On peut y venir avec un camping car, une tente ou y louer un Mobile home.

Les emplacements
Les emplacements sont assez grands. Il y a des Pins pour faire de l’ombre en été, mais ils se situent surtout sur les places un peu plus à l’intérieur. Sur les trois ou quatre premières rangées il n’y a presque pas d’ombre. Le terrain est aménagé jusqu’à la plage. Ici les places sont réservées aux caravanes, tentes,… les Mobils homes se trouvent derrière (à la quatrième rangée ou à côté de l’entrée). Mais même si on n’a pas un emplacement au premier rang, on peut profiter d’une belle vue sur la mer ! De plus, la plage n’est pas entourée d’une grande clôture, comme c’est le cas dans beaucoup de campings au bord de la mer, mais juste avec une petite palissade.
Malheureusement il ne faisait pas beau ce jour-là !
Les loisirs
Dans ce camping on trouve beaucoup de sportifs. Presque chaque famille a amené son équipement pour faire de la planche à voile ou bien pour faire du Kit surf. Dès qu’il y a du vent tout le monde se précipite à la plage, soit comme sportif soit comme spectateur. C’est vraiment un spectacle de regarder toutes les voiles colorées de couleurs différentes. Sur le terrain du camping il y a aussi deux courts du tennis et un terrain pour jouer au basketball. Il y a également une aire de jeux pour enfants. Mais elle est très petite. On peut aussi jouer au ping-pong.
Les possibilités d’achat
Sur le terrain du camping se trouve un petit centre commercial. Au petit supermarché on peut acheter tous ce que l’on souhaite ; même des baguettes et des croissants frais chaque matin. Ce supermarché vend aussi des cartes postales, des seaux et pelles pour la plage et même du pain aux céréales. Il est ouvert tous les jours mais fait une pause à midi. A côté il y a une pizzeria où on peut manger des plats italiens ou emporter des pizzas.
On dirait une plage sauvage !
La plage
Il s’agit d’une plage de sable. Elle n’est pas très grande en largeur mais on peut faire des longues promenades la long de la mer, si on tourne vers la droite. Là on trouve de petites plages abandonnées, loin des autres vacanciers en plein nature. En tournant à gauche on passe à côté de plusieurs vieux abris antiaériens qui sont peint avec des graffitis. Mais de ce côté-là on arrive très vite au port du petit village à côté (La Londe) où se trouvent un centre commercial un peu plus grand et plusieurs petits magasins et même un cinéma. Et si on aime jouer aux boules ou bien regarder des Français âgés jouer à leur jeu de boules, on peut y venir, s’asseoir sur un banc et bénéficier de la belle vie française !
Moins jolis : les anciens abris antiaériens
En conclusion
« Le Pansard » est un des plus jolis campings dans la région, avec un accès direct à la mer, beaucoup d’activités pour les petits comme pour les grands et au total un environnement très sportif. Il ouvre ses portes le premier avril et ferme le trente septembre ! Mais ceux qui veulent les meilleurs emplacements doivent se dépêcher : on ne peut pas faire de réservations (sauf pour les Mobils homes) ! Et il est quand même assez cher. Le prix pour une famille de deux enfants et un camping-car s’élève à environ 40 €, taxes et électricité y compris. Mais on doit aussi voir, que là, on a un bon point de départ pour faire des excursions d’une journée pour visiter la région. Venez-y avec vos familles et vous allez découvrir que c’est une place magnifique pour passer ses vacances !
http://www.camping-pansard.com/
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03 mai, 2009 17:20
LA VENISE PROVENÇALE
Une place romantique, un morceau d’histoire et un port industriel, c’est Martigues, comme un pont entre la mer Méditerranée et l’étang de Berre, une petite ville pittoresque où la vie s'écoule lentement.
par Malgosia
La Venise provençale, qui est le deuxième nom connu de Martigues ne rappelle pas que le nom italien, mais aussi son charme, est un lieu privilègié sur la carte. Martigues, aujourd’hui est situé sur deux collines entre les deux grands réservoirs d’eau de la mer Méditerranée et l'étang de Berre. Les eaux douce et marine se mélangent dans un grand canal sur lequel il y a une île pittoresque. C’est le cœur de la ville, troisième quartier connecté par un grand pont levant avec les deux autres : Ferrières et Jonquières sur les collines. Dans le cœur on aperçoit une des vestiges du médiéval – les murs de style roman sur la place Comtale, mais aussi une des vestiges du baroque - l’église de la Madeleine. La porte de l'église est majestueuse et toujours ouverte pour les touristes. La tour de l’église dont la cloche annonce midi est comme un gardien qui protége la tranquillité du quartier. Prés de l’église se trouve un des petits canaux.
photo: Canal Saint Sebastien avec l'eglise de la Madeleine
En été, c’est une place magnifique pour des peintres, des photographes et des touristes, qui essayent de fixer pour l’éternité les images des petites rues et les passages pittoresques sur cette île. Vous pouvez vous promener entre les canaux par les petits ponts maçonnés ou en acier et observer comment l’eau balance doucement les bateaux et toutes les images d'environnement.
photo: Le Miroir aux oiseaux
Les couleurs des façades des maisons du XVIIe siècle, changent lentement pendant la journée à cause du voyage quotidien du soleil. La place Mirabeau, comme un embarcadère pour touristes vous accueille son charme, l’ombre des platanes et la rumeur de l’eau dans la fontaine, retiennent le XVIIe siècle. Martigues, c’est la ville magique où le temps s’arrête et où on peut facilement se perdre dans ses pensées tout en regardant dans l’eau des canaux, c’est le miroir aux oiseaux et aux pensées humaines.
photo: Le marché de Noel sur le quai des anglais au bord du canal Galliffet, à l'arrière plan la tour d'eglise de la Madeleine et l'autoroute A55 sur le pont
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07 avril, 2009 17:21
Rencontrer Le Corbu à Marseille
Par Oldphoebe
Pour les amateurs d’architecture, à Marseille, un pèlerinage à ne pas manquer, c’est d’aller visiter l’unité d’habitation de Marseille, alias la Cité Radieuse, un chef-d'œuvre de Le Corbusier.
Du premier coup d'œil, la Cité Radieuse n’est peut-être pas vraiment impressionnante. C’est un peu comme les grands bâtiments de béton que nous voyons à peu près partout aujourd’hui. Mais dans les années d’après-guerre où elle a été édifiée (1947~1952), son style était si révolutionnaire et excentrique que certains Marseillais l'ont surnommée, la maison du fada. Pour Le Corbusier, le porte-drapeau du mouvement moderne, la Cité Radieuse est la cristallisation de ses réflexions sur l’habitat collectif, le rapport entre individu et collectif.
À gauche : La Cité Radieuse au premier coup d'œil
À droite : Une Droguerie (un autre surnom) d'avant-garde
En quoi consistent l’originalité et le charme de la Cité Radieuse ? D’abord, elle a lancé l’idée d’un village vertical. Comme Le Corbusier l’a expliqué : "Dans ce village vertical de 2000 habitants, on ne voit pas son voisin, on n’entend pas son voisin, on est une famille placée « dans les conditions de nature »-soleil, espace, verdure. C’est la liberté acquise sur le plan de la cellule, l’individu, le groupe familial, le foyer. Au plan du groupe social, c’est un bénéfice des service communs confirmant la liberté individuelle ". 337 appartements de 23 types différents sont intégrés dans cette grande machine à habiter, satisfaisant des besoins variés. Ce trésor de l’unité d’habitation enfouit de riches prototypes de logis qui inspirent les concepteurs jusqu’à aujourd’hui. Disposant d'une rue de commerce intérieure, d'un hôtel, d'une bibliothèque, d'une école maternelle, d'un toit terrasse avec gymnase, d'un bassin pour enfants et d'un terrain de jeux, cet ensemble résidentiel autonome et autosuffisant possède une ambiance très conviviale.
Une autre caractéristique de la Cité Radieuse, c'est la mise en œuvre du Modulor, un système de mesure harmonique que Le Corbusier élabore sur la base de l’échelle humaine et de la Section d’Or pour fixer les proportions d'architecture. L’image de la silhouette d'un homme debout avec une main levée, qui paraît dans quelques coins de ce monument, c’est bien le symbole du Modulor.
À gauche : La crèche sur le toit terrasse ; à droite : L'embème du Modulor
La Cité Radieuse poursuit aussi le langage que Le Corbusier a défini pour "une architecture moderne". Sa structure surmontée sur pilotis et son toit terrasse accessible avec une superstructure lui permet un contact maximalisé avec la nature. Son aspect brut sans traitement n’est pas une signature du modernisme mais marque l’arrivée d'une nouvelle vague de Brutalisme.
Comme visiteurs, qu’est-ce que nous pouvons faire à la Cité Radieuse ? A l’entrée, nous allons découvrir l’exposition d’art des enfants qui profitent d’un atelier admirable sur le toit terrasse, les affiches des activités qui se déroulent ici, l’atelier céramique par exemple. Au 3ème étage, nous pouvons nous balader un peu dans la petite rue de magasins bordée d’une librairie, d'une boulangerie et d'une galerie d’art. Pour les gastronomes, un bar restaurant Le Ventre de l’Architecte est là pour vous servir. Mais le lundi, tous les magasins sont fermés. L’hôtel Le Corbusier se trouve aussi à cet étage. La Cité Radieuse nous fournit encore la possibilité de la location d’un appartement meublé pour une courte durée à un prix raisonnable. Le toit terrasse, c’est l’endroit idéal pour goûter la notion poétique de Le Corbusier. Si la vie était un voyage maritime, voici le pont, entouré par la vue de la Méditerranée, des montagnes et de la cité marseillaise.
Sur le toit terrasse, le gymnase, le cercle piste de jogging, l'esplanade qui peut
servir d'un cinéma en plein air, et l'un des puits de ventilation comme sculpture
Comment s’y rendre d’Aix ? Pour aller rendre hommage au Corbusier, c’est assez facile. Prenez la navette Aix-Marseille à la gare routière. Après être arrivé, empruntez la rue en face de l'Arc de Triomphe. Avant de vous engager sur la Canebière, vous voyez un terminus de bus à droite. Prenez la ligne 21 ou 22 jusqu’à l’arrêt Le Corbusier !
En savoir plus : 01 Le site web officiel de l’unité d’habitation de Marseille.
Le témoignage d’une dame sur "50 ans de vie associative" est recommandé.
02 Une vidéo promenade agréable pour les casaniers.
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03 avril, 2009 10:54
ECRIRE, C'EST VIVRE (partie 1)
Le français au “nombril du monde”
Par Napoléon
Bonjour ! Je m’appelle Napoléon. J’apprends le français depuis octobre au ”S.C.E.F.E.E.” qui est une école de langue à Aix-en-Provence.Pendant les vacances d’hiver je suis allé dans mon pays les Îles Féroé (pays nordique). Malgré le mauvais temps, l’hospitalité de ma famille et de mes amis m’a réchauffé le coeur. En outre j’ai profité de l’occasion pour rendre visite à mon ancien prof de francais et ses étudiants. Les lycéens m’ont bien écouté quand je leur ai parlé du S.C.E.F.E.E. et de la vie en France.
Sur les pas de “Nólsoyar Páll”, héros national des Îles Féroé
L’archipel “Les Îles Féroé” est l’un des pays les plus petits et les plus éloignés en Europe du Nord (“féroé” signifie “moutons”). Malgré cela, depuis des siècles, leurs habitants “les Féroïens” sont toujours en contact avec le monde qui se trouve autour de ce ”nombril” Atlantique.
Jadis il était nécessaire d’aller dans les autres pays scandinaves pour faire du commerce, mais le marin Paul de Nólsoy (”NólsoyarPáll”, 1767- 1908) voyait plus loin que les autres et est allé jusqu’en France en 1793 – avec cela il est le pionnier de la relation intellectuelle franco-féroïenne. Aujourd’hui dans un monde globalisé, les jeunes des Îles Féroé sont obligés de quitter leur pays pour étudier.
Le français est encore enseigné dans les lycées féroïens. Comme journaliste en herbes ”franco-féroïen” j’ai rendu visite à quelques classes du français et bu un café avec leur prof.
Vacances d’hiver
J’avais pris la décision d’aller aux Îles Féroé deux jours avant mon départ le 19 février. Il y avait des bonnes raisons pour yaller puisque ma petite soeur allait avoir dix ans et de plus c’était une bonne occasion pour faire mon exposé dans les classes de français sur mon séjour inoubliable en France au S.C.E.F.E.E. Peut-être il y a d’autres Féroïens qui souhaitent venir en France pour apprendre le français ?
Le plaisir de voyager
”Voyager, c’est vivre”, dit Andersen, et pendant le vol je sentais le monde autour de moi avec mes cinq sens. Quand je voyage je suis très captivé par tout qui se passe autour de moi ; je remarque plus la beauté des choses. Il s’agissait de trois vols pour arriver jusqu'à mes Îles dans le Nord. Entre-temps j’ai rencontré beaucoup de gens intéressants, notamment une insulaire (comme moi) des Canaries, un marin féroïen, un jeune marié hollandais, deux Danois etc ; ils m’ont raconté leurs vies.
Le dernier vol vers ma destination natale me remplissait d’émotions. Je me sentais comme un ambassadeur entre les Îles Féroé et la France. Il faisait gris. Ce n’est pas étonnant que les américains l’ont surnommée ”le pays de peut-être” parce qu’on ne sait jamais quel temps il va faire. Et cette fois onne voyait ni les montagnes ni la piste d’atterrissage à cause du brouillard. La femme étrangère derrière moi avait l’air effrayée lorsque la brume avait soudainement disparu et l’avion avait presque frôlé les toits des petites maisons en-dessous de nous. Ma première impression quand je suis sorti de l’avion était la pluie fraîche qui touchait mon visage – signe de ”bienvenue aux Îles Féroé”.
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Le trajet Aix - Îles Féroé
La vie sociale
Les premiers jours j’ai pris le temps d’être avec ma famille et mes amis. A mon arrivée le vendredi, c’était l’anniversaire de ma petite soeur. J’avais l’impression que j’étais un gros nounours pour les enfants et aussi bien vendredi que samedi je suis allé à la piscine avec les enfants.
Quand on a grandi dans une petite communauté comme les Îles Féroé (50.000 habitants et 80.000 moutons) on connaît beaucoup de gens, et je ne savais pas par où commencer. L’hospitalité des Féroïens est renommée et partout j’ai été invité par des gens que je connais. Rester anonyme comme en France n’est pas possible et surtout pas dans les petits villages. La phrase la plus utilisée, ”Voulez-vous un café?” (réponse obligatoire, ”Oui, s’il vous plaît”), c’est un pays où on s’intéresse aux autres.
Ma mission : Encourager les jeunes à aller en France
Entre-temps j’ai décidé de rendre visite aux étudiants de francais comme un journaliste en herbes. J’avais préparé des photos et un film court de mon séjour en France.
Mercredi 25 février je suis allé au lycée avec mon ancien professeur de français. Ce matin-là j’étais un peu nerveux. Comment les étudiants allaient m’accueillir ? Mon ex-prof, Róland í Skorini, un enseignant avec une passion forte pour la langue française est venu me chercher et nous y sommes allés ensemble. Mes souvenirs de lycéens sont revenus lorsque je suis rentré dans le bâtiment, les mêmes profs et la même ambiance, il n’y pas eu de grands changements – sauf les toilettes et les étudiants.
Je suis rentré dans une classe de français comptant neuf élèves, trois garçons et six filles.Ils m’ont bien accueilli avec respect et leurs sourires. Au début j’étais assis parmi les élèves, puis après le signe du prof je me suis mis debout devant la classe pour expliquer ce qu’est apprendre le français en France (en français bien entendu). Avec quelques photos et un petit film j’ai pu donner une petite impression aux élèves de la vie en France (Aix-en-Provence). C’était un plaisir de parler avec ces jeunes qui étaient intéressés par la langue française. Je leur ai dit que quand j’avais leur âge j’avais toujours ce rêve d’aller en France mais que j’avais trop peur de quitter ”la zone de sûreté” – j’ai eu besoin d’une forte motivation.
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Mon ancien prof de français Róland et son assistant (moi). ”Ma carrière” comme prof de français a commencé pendant ces vacances.
À suivre…
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03 avril, 2009 10:26
ECRIRE, C'EST VIVRE (partie 2)
“Apprendre à voler”
Par Napoléon
Obligés de quitter leur pays
Comme le pays ”les Îles Féroé” est petit et peu peuplé, il n’y a naturellement pas autant de possibilités que dans les grands pays voisins. Dans la capitale, Tórshavn, se trouve la seule université (”Fróðskaparsetur Føroya”), et d’ailleurs il existe 4 lycées dans le pays, dont le lycée à Tórshavn est le plus grand. Les lycéens féroïens sont particulièrement doués pour les langues puisqu’ils apprennent 4-6 langues en même temps. Il faut apprendre d´autres langues puisque notre propre langue neconcerne que les insulaires (la langue féroïenne ”le féringien” est originairedes vikings). Mon ancien prof Róland ajoute, ”Aujourd’hui nous disons qu’il faut que quelques Féroïens aient une maîtrise parfaite d’une langue étrangère pour qualitativement entretenir la communication, et pas seulement une grande quantité de langues mal maîtrisées. Il faut en envoyer quelques-uns en France, voilà ce que font les Islandais”.
Mais c’est après le baccalauréat que ça devient grave. Soit les jeunes choisissent les formations qui sont disponibles, soit ils quittent leur pays pour aller au Danemark ou ailleurs. C’est comme les oisillons qui sont poussés brusquement de leurs nids pour apprendre à voler.
La grande majorité des jeunes étudiants vont au Danemark où il y a déjà une colonie d’étudiants féroïens. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes vont dans d’autres pays comme par exemple l’Angleterre et l’Écosse. Selon Róland, c’est ”super” que les jeunes partent dans d'autres pays pour qu’il deviennent aussi ”mûrs pour se bien débrouiller chez eux et à l’étranger”.
La France reste comme une destination un peu trop ”exotique” pour les Féroïens, bien que j'en connaisse quelques-uns qui habitent en France – mais à Aix je reste un pionnier.
”Féranciais” (mélange entre le ”féringien” et le”francais”)
La langue française n’a pas une grande importance pour la vie quotidienne des habitants aux Îles Féroé. Tout de même elle est enseignée comme langue facultative aux lycées pendant deux ou trois ans. Lorsqu’on s’inscrit au lycée on doit choisir entre français, espagnol et russe (p.s. cette année le russe n’existe plus). ”Chaque année à peu près 40 étudiants sur 160 choisissent d’étudier le français”, a dit Róland. Indirectement la culture française a laissé des traces dans la culture féroïenne, notamment par les pirates français qui sont venus et les chansons anciennes sur l’histoire de ”Charlemagne”; c’est intéressant de voir les traces linguistiques, comme par exemple le village ”Famjin” [famjin] qui vient du mot”femme”.
Dans la salle à manger, les professeurs de français m’ont expliqué d’un ton déçu que l’année prochaine il n’y aura pas de classes de français niveau avancé. ”C’est une catastrophe”, m’a dit Róland. L’autre professeur m’a regardé dans les yeux en disant, ”On a besoin d’enthousiastes comme toi pour sauver la situation”. Quoique pour le moment l’espagnol est plus populaire que le français, dans deux autres lycées le français est obligatoirement enseigné pour ceux qui choisissent la voie linguistique.
”Pris à l’hameçon”
Le lendemain j’ai eu un appel du prof qui m’a dit qu’il y avait 4 étudiants qui étaient intéressés vraiment d’aller en France. Il m’a demandé de fixer un rendez-vous avec ces étudiants.
Le vendredi 27 février je suis rentré dans une autre classe de français où il y avait une vingtaine d’élèves, dont ma soeur. Avant de rentrer, mon prof m’a fait jouer le rôle d’un Français en visite. Alors je suis entré tout en bavardant en français en faisant des gestes avec mes mains et les élèves me voyaient comme si j’étais un vrai Français (sauf ma soeur); mon prof a été mon interprète.
Malgré le grand nombre d’élèves ils m’écoutaient attentivement, fascinés par les photos et le film que je leur ai montré. Pour montrer la géographie d’Aix, j’ai dessiné au tableau. C’était encore plus spontané et vivant que le mercredi. Après l’exposé ils m’ont posé quelques questions.
Après le cours j’ai eu un rendez-vous avec deux étudiants qui s’intéressaient à la France et au S.C.E.F.E.E. Sur leurs visages je me suis vu moi-même quand j’étais dans la même situation qu’eux il y a trois ou quatre ans. Je me sentais heureux de pouvoir aider et encourager l’expérience.
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Dans une classe de français : L’enthousiaste Róland à côté de ses élèves curieux d’apprendre le français.
Revenir au printemps
Mon séjour aux Îles Féroé était court mais sur le retour je me sentais comme une voiture aprè savoir fait le plein d’essence. Le voyage vallait la peine. ”Tout a une fin”, chante le chanteur Kim Larsen, et je suis revenu en France ”en bon état”(heureusement).
Mon première impression, quand je suis descendu du bus tard lundi soir le 2. mars, était l’odeur du printemps, et puis j’ai remarqué les jonquilles. Petit à petit je me suis rehabitué au rythme quotidien et à la langue francaise – la vie continue !
Or, je sais qu’au moins deux Féroïens viendront l’année prochaine, et j’en suis content et fier. De plus une classe de français viendra en octobre à Aix et je serai leur guide. En tout cas mon exposé valait la peine.
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19 mars, 2009 11:30
Vous avez été à la foire aux manèges?
Qui n'était pas encore à la fête foraine? Bientôt la fête aux manèges ferme ses portes le 23 mars
par Anna
Les « grands jouets » modernes.
S'évadant du centre ville pour y prendre un coup d’air férié, tu peux oublier l’Aix avec les vieux bâtiments et t’y retrouver entre les « grands jouets » modernes.
On s’y retrouve là: trop de bruit, trop de cris, trop de musique, trop de monde, en bref : « trop d’action forte sonorisée ». On s’accommode tout de suite, on prend une grimace heureuse et on commence à étudier les installations : un toboggan géant sur lequel on glisse assis sur un tapis, des voitures électriques, un karting, un simulateur, les boosters et d'autres "trucs" intéressants qui sont difficiles à mémoriser, lorsque ce n’est pas les noms dont on doit se souvenir mais les sensations qu’il donne en échange de quelques euros.


Visiteurs de différents âges s’amusant dans l’espace de la foire aux manèges
Aux côtés des manèges de distraction, les employés, encouragent aussi le public.
En criant une phrase ils réussissent dans le même temps à expliquer, à présenter et à appeler le public vers leurs tentes ou sont mises en scène les jeux proposés qui promettent des cadeaux chers aux gagnants. Et tous ensemble avec leurs slogans originaux ils donnent une atmosphère vraiment spéciale, qui influence pas seulement les enfants, mais aussi leurs parents.

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17 mars, 2009 17:26
L'exposé multimédia de Picasso
une exposition merveilleuse
ZHAO YINGYING
A partir de mai, le musée Granet d'Aix-en-provence expose des oeuvres de Picasso avec une façon multimédia. Le public pourra apprécier les oeuvres dans une salle d'exposition merveilleuse.
Après l'exposition "Cézanne en Provence" qui a fait sensation en 2006, le musée Granet à Aix s'apprête à ouvrir une autre excellente exposition au sommet "Picasso/Cézanne". Les oeuvres de Picasso seront présentées par multimédia. Pour réaliser la conception de Métamorphoses, Bruno Ely, le nouveau directeurdu musée, a invité deux jeunes structures marseillaises pleines de talents à préparer ce projet spécial ensemble. Quatre petites salles composent l'exposition. Et chacune a son caractère. L'exposition multimédia est présentée par des nuances de lumière et son. Les oeuvres magnifiques attirent le public -et notamment le plus jeune. Cette exposition va durer jusqu'au 15 décembre, elle sera ouverte du mardi au dimanche de 12h à 18h. Droit d'entrée: plein tarif:10 e,tarif réduit:8e(de 13 à 25 ans inclus,senior),gratuit pour les moins de 13 ans Visite guidée pour individuels: droit d'entrée+4,5e Ouverture des réservations début 2009 Groupes(de 15 à 25 personnes)sur réservation: droit d'entrée(9 e par personne)+forfait conférencier pour visite guidée(1h: 90 e) Ouverture des réservations à partir de novembre 2008 Si vous voulez savoir plus d'information, bienvenue visiter le site: www.picasso-aix2009.fr Tel: 04 42 52 88 32 Catégories [Visites & Excursions ][ (2) Commenter ] | [ (0) Rétroliens ]
28 mai, 2008 21:06
UN CERAMISTE A AIX
Le travail est assez long pour réaliser en entier un objet. Un bol cru est cuit dans le four à 1020 degrés après avoir été bien séché, et puis il est cuit de nouveau à 1050 degrés pour la cuisson de l’émail. Aprés cela, la pièce produite est achevée. M. Sauvadet, assis sur une chaise devant le tour, a dit en souriant : ≪ Créer ou construire quelque chose, c’est très agréable ≫.
Une technique difficile à maîtriser
Vous pouvez le trouver au marché du Cours Mirabeau
M. Sauvadet est devenu céramiste il y a 5 ans, aprés avoir appris le tournage à l’école de céramique d’Aubagne, et après avoir fait des stages dans quelques ateliers de potiers de la région. Il est originaire du Puy-de-Dôme.
Il aimait manier l’argile depuis longtemps, il s’est familiarisé avec la céramique quand il avait 10-12 ans. Avant d’entrer dans la voie de la céramique, il était employé dans un hôtel à Marseille dernièrement, et travaillait comme dirigeant d’un club d’équitation à Paris et à Nantes.
Un jour il a vidé son coeur : ≪ Je suis artisan, pas artiste. Je ne gagne pas beaucoup. A moins de se faire un nom, la céramique est peu rentable et même avec un nom, ce n’est pas toujours rentable comme la peinture≫. Au marché du Cours Mirabeau, il vend de temps en temps ses produits. Vous pouvez facilement le trouver et le reconnaître, car il porte la moustache et la barbe.
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12 mai, 2008 14:22
SUR LE MERVEILLEUX MONT-SAINT-MICHEL
Par BAGS
Quand un étudiant étranger arrive en France en provenant d’un continent différent, la porte est ouverte pour voyager à travers toute l’Europe. Mais pourquoi pas à l’intérieur du pays ? Voici un choix d’intérêt touristique, esthétique et historique !
Du côté nord de la France dans la région de la Manche, se trouve un endroit visité par des millions de personnes, inscrit sur la liste de l’Unesco au double titre du patrimoine mondial, culturel et naturel. Touristes et pèlerins y vont fascinés sans aucun doute par le contraste du paysage, car c’est un ensemble magnifique de forces opposées, et donc, aussi sauvage qu’évolué, aussi calme que tempétueux. Il s’agit du Mont-Saint-Michel, un rocher au milieu de la baie, sis entre le ciel, la mer et la grève.
Protégé par des murailles qui ont résisté pendant la guerre de Cent Ans, au sommet du rocher, s’érige l’abbaye consacrée à l’Archange Saint-Michel. Une abbaye d’architecture gothique médiévale du XVème au XVIème siècle, devenue dès lorsun haut lieu spirituel. Néanmoins l’exploration du monument n’est que religieuse, le voyage peut changer selon le visiteur, le but, l’esprit, le budget, la saison et le chemin. Par exemple, en montant pour la visite à l‘abbaye, les voyageurs connaissent en même temps le village du moyen âge qui sert de passage commercial. En descendant ils peuvent admirer la baie et le panorama. Par contre, quelqu’un peut choisir de faire une simple promenade sur le village, ou une excursion guidée sur la baie.
L’influence des astres
Comme si c’était une histoire fantastique, le niveau de la marée change selon l’attraction et l’alignement des astres. Chaque nouvelle ou pleine lune, quandle soleil et la lune s’alignent avec la terre, la mer atteint le rocher aprèsle commencement de la montée des eaux. En effet, l’entrée de la baie est le scénario d’une des plus grandes marées d’Europe et du monde, surtout en périodes d’équinoxe.
Mais le Mont-Saint-Michel, dont les murailles ont vécu batailles et tempêtes avec une résistance héroïque, reste insubmersible. Ensuite quand reviendra le calme et les basses mers, de vives eaux favoriseront la pêche lors de grandes marées. Par ailleurs, pendant que la lune et le soleil ne sont pas alignés, ce sont des jours de faibles marées. À cette époque, la mer ne touche pas la forteresse et un doux vent caresse le site, plein de touristes.
« 13 siècles entre ciel et mer»
Du 17 au 27 juillet aura lieu le festival «13 siècles entre ciel et mer» au cœur du Mont-Saint-Michel, pour la commémoration de son 13ème centenaire. Ainsi, se préparent de nombreuses festivités de caractère spirituel et culturel. Concerts, conférences, débats, discussions, expositions et divers spectacles seront présentés pour accueillir tous les spectateurs, «afin de célébrer ce lieu à la hauteur de ce qui est fêté, c'est à dire, Merveilleux!»¹.
Pour en savoir plus : Site officiel de l’office de tourisme du Mont-Saint-Michel : www.ot-montsaintmichel.com, site officiel du Festival 13 siècles entre Ciel et Mer : http://festival.mtstmichel.free.fr.
¹ http://festival.mtstmichel.free.fr/13eme.php
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12 avril, 2008 19:06
ARLES
Et encore, buffles, taureaux et chevaux sauvages sous un ciel bleu et une lumière de tableaux impressionnistes : voici la carte postale que les touristes viennent chercher. Certainement on ne va pas être tout seuls, étant donné qu’elle est une des destinations les plus renommées, il est facile que des groupes à cheval ou à vélo nous croisent sur la route et on risque de se retrouver dans les nuages chaque fois qu’un 4X4 nous “surpasse”, mais cette partie de la Provence reste quand même intéressante à visiter si on à la chance de s’y rendre.
La Camargue est la contrée, Arles est la ville.
Arles est peinte de couleurs vives. Arles est Van Gogh, qui y a habité, comme les nombreux restaurants, bars et même pharmacies nous rappellent avec leurs panneaux, qui portent le nom de l’artiste hollandais. On peut s’amuser à chercher ses tableaux, la ville d’ailleurs nous aide: il existe des cartes avec les reproductions des oeuvres placées exactement sur la scène, on voit ainsi le passé arrêté par Van Gogh et le présent, avec ses changements.
Des rues de pierres antiques nous amènent aux restes d’un passé romain qui a marqué le visage de la ville - l’amphithéâtre, le théâtre antique, le cirque romain, les thermes, la nécropole des alyscamps - mais Arles n’est pas seulement romaine, elle est aussi médiévale et on y trouve aussi des exemples d’architecture classique comme sur la place de la République.
Arles est parmi les plus espagnoles des villes françaises: la tradition de la tauromachie est ici très forte et dans l’arène ont encore lieu, à certaines périodes de l’année, des corridas.
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