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20 mars, 2012 15:11

"TU TIRES OU TU TIRES PAS ?"

Les notes d'une Russe en France.
 
par Olga
 
Peut-être vous vous demandez pourquoi je choisis toujours des thèmes provocateurs ? Je ne fais pas cela intentionnellement. J'écris sur tout ce que je vois. 

Je me souviens de mon premier séjour chez ma tante. Nous sommes arrivés de l'aéroport où ma tante et son mari étaient venus me chercher. Ils m'ont fait faire un petit tour dans la maison et quand nous nous sommes dirigés vers les toilettes, elle a ordonné : "D'abord je vais faire pipi, après toi, Olga, et en suite toi (son mari) et tu tires". 

Moi, je n'ai rien compris.  Le droit de tirer est donné au dernier ? Pourquoi ? Et si je romps ce droit, serai-je punie ? Et qu'est-ce cela tout signifie ????

Puis elle m'a expliqué qu'en France ce phénomène est une norme et que certains Français ne tirent pas ou tirent  rarement pour limiter la consommation de l'eau et de cette façon à l'économiser. 

Si je dis que j'ai été bouleversée par sa déclaration, je ne dirai rien.Comment est-ce possible ? 

Plus tard j'ai appris que c'est vraiment possible et que c'est pratiqué dans de nombreuses familles. 
Un jour en route pour Lyon nous sommes passés chez son amie pour faire une pause. Et quand je suis entrée dans les toilettes.... j'ai vu le même paysage. 

J'y réfléchissais beaucoup. Est-ce que c'est vraiment que de l'eau coûte plus cher que l'image de la maison et la famille ? 

J'en ai parlé à différentes personnes habitant en France.

-Mais non, ce n'est pas possible ! - crie ma copine polonaise, étudiante au mêmecours et qui habite avec son conjoint français depuis 3 ans.

-Oui, tu as raison. J'aivécu avec un Français qui m'interdisait de tirer. Les Français, ils sont siradins - rit une fille russe.

-Les charges que nous payons sont hautes. Mais je pense que ce n'est pas joli de voir tout ce qu'on a laissé dans les toilettes avant... - explique ma copine française, qui partage un appartement avec deux "mecs".

J'essayais de me rappeler des cas pareils en Russie. Pas de souvenirs. Le seul cas quand on ne tire pas la chasse est  quand la chasse n'existe pas. C'est-à-dire quand les commodités sont dans la cour. D'habitude  les maisons en Russie ne sont pas équipées de canalisation.  Si vous habitez dans un village composé de maisons ou dans une maison en ville, c'est autre chose.  Mais la plupart des maisons dans les villages  sont très simples, presque des taudis,  sans eau courante. Et pour  faire pipi il faute aller dans la cour,  malgré la  saison et s'accroupir. Et si vous habitez en Sibérie, où il fait  -30C en hiver ?  L'avez-vous imaginé ?  Je sais qu'en France après la Seconde Guerre Mondiale  c'était la même chose. Sauf la température et le fait qu'aujourd'hui cela a complètement changé.   Les Français sont plus heureux d'avoir la chance de s'asseoir sur une cuvette chaude et confortable, mais pourquoi ils n'utilisent pas cet avantage jusqu'au bout?

Quand je voyage, je suis une règle simple : "When in Rome, do as Romans do". Et quand je suis en France,je fais comme les Français: je mange du fromage, bois du vin, profite du soleil, traverse au vert et composte les tickets.  Mais je tire... Quand ma tante n'est pas là.


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20 mars, 2012 15:11

Il faut économiser, il faut manger moins.

Les notes d'une Russe en France.
 
par Olga
 
  La crise financière n'épargne personne. Les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la Russie, la France... tout le monde est touché. Les titres des journaux crient : "Peugeot" diminue sa production de 30%",   "Citibank" annonce des licenciements dans 25 pays", "Les oligarques russes réduisent les traitements à leurs petites-amies."  Pauvres filles... 
 

La vie devient très chère. Il faut se débrouiller pour survivre.

- Il faut économiser, il faut manger moins - dit le mari de ma tante.

Bravo, oncle, la solution est toute trouvée ! Maintenant je comprends que si quelqu'un survivra à la crise avec le minimum de pertes pour le porte-monnaie et avec le maximum d'avantage pour la silhouette, ce seront les Français.  Les Russes, surtout les Moscovites, avec leur attrait pour les dépenses, n'ont pas de chances.

Mais ma tante est aussi débrouillarde :
- Ce sera mieux, si tu déménages au cimetière tout de suite - répond-elle.

A vrai dire, je n'ai pas vu que les Français ont commencé à appliquer cette solution géniale. 
Les supermarchés sont toujours pleins de monde avec des caddies toujours pleins. Pourquoi économiser, si on peut acheter du vin français pour 1,5 ou 2 euros et du fromage pour 3 ou 4 euros ? Avec cela, mêmes les retraités peuvent bien se nourrir. Mais c'est mon opinion.

La télé et les journaux démontrent l'inverse. Il y a des Français qui se nourrissent des poubelles des supermarchés. 

"Olivier, 42 ans, intérimaire dans le bâtiment....Avec une dizaine personnes il attend la sortie des poubelles. Packs de yaourts et de compotes, steaks et saucisses, fruits consommables..."Je gagne selon les mois entre 700 et 1200 euros, dit Olivier. Sans cette nourriture gratuite, on ne mangerait quasiment que des pâtes." (Le nouvel observateur, date inconnue). 

Gagner entre 700 et 1200 euros et s'alimenter de poubelles ? Est-ce que c'est normal ? Comme je l'ai compris, 1000 euros est le SMIC en France et beaucoup de monde travaille pour le SMIC.  Cela veut dire, qu'une grande partie de la population française s'alimente des poubelles ? 

En Russie il y a aussi des fouilleurs de poubelles. Normalement, ce sont les SDF ou les gens vraiment très pauvres, à l'air bizarre, des malades mentaux, peut-être. Les retraités aussi, qui habitent seuls, sans l'aide financière de leurs proches, ou sans proches du tout. Avec une pension très basse, ils sont souvent forcés de chercher les déchets pour ne pas mourir de faim. 

Mais ce que je veux dire est que le salaire de 1 000 euros est un très bon salaire en Russie. Peut-être, pas pour les Moscovites radins, mais pour la province. Et les gens que je connais et qui gagnent cette somme, vont aux supermarchés et achètent du vin et du fromage français dont le prix est plus élevé qu'en France. Ils vont aux restaurants, voyagent, font des enfants...  Mêmes ceux-ci qui louent l'habitation.

On ne peut nier ni la crise financière qui est entrée dans notre vie, ni les problèmes sociaux qui existent partout.  Mais je pense que c'est plutôt la crise des esprits qui dirige et met les obstacles à la joie de la vie.

Faut-il traiter les esprits ou se battre contre la crise ou gagner plus ? J'espère connaître la réponse. Et vous ?

 

                                                                                                                                   
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20 mars, 2012 15:11

L'EXPULSION


En février un jeune homme turc de  25 ans a été expulsé vers La Turquie, après avoir passé  huit ans de sa vie en France.  La raison ?   Ne pas avoir  de papiers.

Par Duygu

Güven habitait à Marignane depuis 2000. il est venu rejoindre à l'âge de 16 ans ses deux parents arrivés en 2000. Il a fait des stages d'apprentissage de la langue française et a commencé à travailler dans le bâtiment. Jusqu'à cela, il nous apparait comme une personne normale, quelqu'un comme les autres. Mais bien sûr qu'il y a une différence : il était sans-papier. 

 

Une vie cachée depuis huit ans en France 

A leur arrivée en France, ils se sont adressés à la préfecture pour qu'ils puissent être régularisés. C'est-à-dire que depuis 2000, ils attendent une réponse. Le présent est bien douloureux pour Güven Yildiz, qui n'a absolument personne en Turquie, ses deux parents, ses oncles et tantes, cousins, cousines, amis, sont tous en France où il vivait depuis huit ans. 

Le 1 Février il est arrêté lors d'un contrôle routier. Il est envoyé au centre du rétention à Marseille, où il est resté quelques semaines. Une première fois grâce à la mobilisation, les policiers n'avaient pas pu l'expulser. Malgré la présence à l'aéroport d'une quarantaine de personnes de sa famille, de l'association Démocratie anatolienne, de RESF pour la deuxième fois, il n'a pas pu s'opposer. Il a été expulsé de force, pieds et mains attachés. 

Où étaient les droits de l'Homme ?

Pourquoi ils ont utilisé la force ? Parce qu'il ne voulait pas partir. Il n'a pas pu négocier ni avec sa famille ni avec ses proches avant de son départ.

Est-ce qu'il avait volé quelque chose ? Avait-il fait souffrir quelqu'un ? Bien sûr que non. Son délit était de rester sur le territoire français en tant que sans papier. Parce que son pays n'est pas dans L'Union Européenne, parce que son pays était économiquement insuffisant parce que...Nous pouvons ajouter beaucoup d'autre raisons pour montrer qu'il n'avait pas de droit de rester ici. 

N'était-il pas un homme autant qu'un homme européen? N'avait-il pas des droits comme tous les hommes parce qu'il n'était pas ses papiers ? Où étaient les droits de l'Homme ? Nous ne savons pas. L'exemple que nous vous donnons en est un parmi d' autres. Il n'est ni unique ni ne sera le dernier.

 

La peur ne disparaît jamais

 

Voici une interview avec deux jeunes immigrés Turcs qui sont déjà passés par ce chemin. Pour respecter  leur volonté, nous taisons volontairement  leurs noms : 

 

1.En quelle année avez-vous immigré ?

E: En 1999

A: Moi aussi, en 1999 

 

2.Quand avez-vous obtenu les papiers ?

E: Le 5 Mais 2008

A: En mai 2007

 

3.Comment êtes-vous venus en France ?

E:  D’abord mon père est arrivé ici en Mars 99 avec un visa touristique d’Italie et puis ma mère et mon frère sont arrivés avec les même visas. Je suis venu ici en juillet.

A:Mon père est venu illégalement en 1997 et puis ma mère et ma grande sœur sont arrivées avec un visa touristique d'Espagne en 1999. Moi, j’ai fini mon collège et en juin je suis venu ici avec un visa touristique de l'Autriche.

 

4.Pour quelles raisons avez-vous quitté votre pays natal ?

A: Mon père travaillait comme un chauffeur routier. Il voulait prendre sa vie et sa famille en garantie, c’était sa raison. Donc on est venu pour améliorer notre condition économique.

E: Nous sommes aussi venus pour cela.

 

5.Pour quelles raisons avez-vous choisi de venir en France ?

A et E: Nous sommes entendu plusieurs fois les histoires de nos familles proches qui habitent déjà en France. ils nous disaient souvent que si nous venions ici, nous gagnerons plus quoi qu’il en soit.

 

6.Avez-vous décidés vous-même d’émigrer en France ?

A: Non, c'était mon père qui a décidé

E: Oui, mon père aussi.

 

7.Quelles étiez vos sentiments pendant que vous étiez sans-papiers ?

 A:Je ne me sentais jamais tranquille.  Je me sentais troublé comme dans un camp de détention.

E:Je ne pouvais pas bouger comme je le voulais. La peur de se faire attraper par la police, le travail au noir étaient vraiment vexants.

 

8.Avez-vous déjà été arrêtés par le police ? Si oui, comment ?

E: Plusieurs fois. Le premier était dans un contrôle véhicule. Ils m'ont emmené au commissariat car j'étais sans-papier. Je n'ai pas subi de violence physique mais à ce jour-là j'étais vraiment malade, j'avais la fièvre. Ils le savaient mais ils m'ont mis en garde à vue et le docteur est venu, a donné des médicaments. De plus ils ont ouvert la climatisation qui faisait le froid. Le pire est lorsqu'ils ont mis la main sur moi, ils ont accroché les menottes. On a dit à ma famille qu'ils allaient me donner une couverture mais malgré leurs paroles, je n'en ai pas eu. Le lendemain ils m'ont laissé.

A: Moi, je me suis fait pincer à la préfecture. Mon père avait eu le refus et il voulait encore déposer le deuxième dossier au préfecture mais à ce jour-là c'était dangereux de le déposer sans avocat. Donc nous sommes mis en garde à vue, après ils ont envoyé mon père à la rétention de Marseille. Il est resté trois jours là-bas et puis il a encore eu le refus. L'avocat a fait appel au deuxième tribunal et mon père a obtenu ses papier à la fin  2006.

 

9.Quelles étaient-ce vos sentiments ?

E: Ma première arrestation a été  très douloureuse pour moi. Après la peur augmente. Par exemple quand je marche dans la rue, si je vois un policier ou bien leur voiture, je me sens en insécurité. Même si j'ai eu mes papiers, cela va jamais disparaître dans mon cœur.

A:Lorsque je vois un policier, je me sens mal à l'aise.

 

 

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20 mars, 2012 15:11

ECRIRE, C'EST VIVRE (partie 2)

“Apprendre à voler”

Par Napoléon

Obligés de quitter leur pays

Comme le pays ”les Îles Féroé” est petit et peu peuplé, il n’y a naturellement pas autant de possibilités que dans les grands pays voisins. Dans la capitale, Tórshavn, se trouve la seule université (”Fróðskaparsetur Føroya”), et d’ailleurs il existe 4 lycées dans le pays, dont le lycée à Tórshavn est le plus grand. Les lycéens féroïens sont particulièrement doués pour les langues puisqu’ils apprennent 4-6 langues en même temps. Il faut apprendre d´autres langues puisque notre propre langue neconcerne que les insulaires (la langue féroïenne ”le féringien” est originairedes vikings). Mon ancien prof Róland ajoute, ”Aujourd’hui nous disons qu’il faut que quelques Féroïens aient une maîtrise parfaite d’une langue étrangère pour qualitativement entretenir la communication, et pas seulement une grande quantité de langues mal maîtrisées. Il faut en envoyer quelques-uns en France, voilà ce que font les Islandais”.

Mais c’est après le baccalauréat que ça devient grave. Soit les jeunes choisissent les formations qui sont disponibles, soit ils quittent leur pays pour aller au Danemark ou ailleurs. C’est comme les oisillons qui sont poussés brusquement de leurs nids pour apprendre à voler.

La grande majorité des jeunes étudiants vont au Danemark où il y a déjà une colonie d’étudiants féroïens. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes vont dans d’autres pays comme par exemple l’Angleterre et l’Écosse. Selon Róland, c’est ”super” que les jeunes partent dans d'autres pays pour qu’il deviennent aussi ”mûrs pour se bien débrouiller chez eux et à l’étranger”.

La France reste comme une destination un peu trop ”exotique” pour les Féroïens, bien que j'en connaisse quelques-uns qui habitent en France – mais à Aix je reste un pionnier.

”Féranciais” (mélange entre le ”féringien” et le”francais”)

La langue française n’a pas une grande importance pour la vie quotidienne des habitants aux Îles Féroé. Tout de même elle est enseignée comme langue facultative aux lycées pendant deux ou trois ans. Lorsqu’on s’inscrit au lycée on doit choisir entre français, espagnol et russe (p.s. cette année le russe n’existe plus). ”Chaque année à peu près 40 étudiants sur 160 choisissent d’étudier le français”, a dit Róland. Indirectement la culture française a laissé des traces dans la culture féroïenne, notamment par les pirates français qui sont venus et les chansons anciennes sur l’histoire de ”Charlemagne”; c’est intéressant de voir les traces linguistiques, comme par exemple le village ”Famjin” [famjin] qui vient du mot”femme”.

Dans la salle à manger, les professeurs de français m’ont expliqué d’un ton déçu que l’année prochaine il n’y aura pas de classes de français niveau avancé. ”C’est une catastrophe”, m’a dit Róland. L’autre professeur m’a regardé dans les yeux en disant, ”On a besoin d’enthousiastes comme toi pour sauver la situation”. Quoique pour le moment l’espagnol est plus populaire que le français, dans deux autres lycées le français est obligatoirement enseigné pour ceux qui choisissent la voie linguistique.

”Pris à l’hameçon”

Le lendemain j’ai eu un appel du prof qui m’a dit qu’il y avait 4 étudiants qui étaient intéressés vraiment d’aller en France. Il m’a demandé de fixer un rendez-vous avec ces étudiants.

Le vendredi 27 février je suis rentré dans une autre classe de français où il y avait une vingtaine d’élèves, dont ma soeur. Avant de rentrer, mon prof m’a fait jouer le rôle d’un Français en visite. Alors je suis entré tout en bavardant en français en faisant des gestes avec mes mains et les élèves me voyaient comme si j’étais un vrai Français (sauf ma soeur); mon prof a été mon interprète.

Malgré le grand nombre d’élèves ils m’écoutaient attentivement, fascinés par les photos et le film que je leur ai montré. Pour montrer la géographie d’Aix, j’ai dessiné au tableau. C’était encore plus spontané et vivant que le mercredi. Après l’exposé ils m’ont posé quelques questions.

Après le cours j’ai eu un rendez-vous avec deux étudiants qui s’intéressaient à la France et au S.C.E.F.E.E. Sur leurs visages je me suis vu moi-même quand j’étais dans la même situation qu’eux il y a trois ou quatre ans. Je me sentais heureux de pouvoir aider et encourager l’expérience.

 

Dans une classe de français : L’enthousiaste Róland à côté de ses élèves curieux d’apprendre le français.

Revenir au printemps

Mon séjour aux Îles Féroé était court mais sur le retour je me sentais comme une voiture aprè savoir fait le plein d’essence. Le voyage vallait la peine. ”Tout a une fin”, chante le chanteur Kim Larsen, et je suis revenu en France ”en bon état”(heureusement).

Mon première impression, quand je suis descendu du bus tard lundi soir le 2. mars, était l’odeur du printemps, et puis j’ai remarqué les jonquilles. Petit à petit je me suis rehabitué au rythme quotidien et à la langue francaise – la vie continue !

Or, je sais qu’au moins deux Féroïens viendront l’année prochaine, et j’en suis content et fier. De plus une classe de français viendra en octobre à Aix et je serai leur guide. En tout cas mon exposé valait la peine.

 

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20 mars, 2012 15:11

ECRIRE, C'EST VIVRE (partie 1)

Le français au “nombril du monde”

Par Napoléon

Bonjour ! Je m’appelle Napoléon. J’apprends le français depuis octobre au ”S.C.E.F.E.E.” qui est une école de langue à Aix-en-Provence.Pendant les vacances d’hiver je suis allé dans mon pays les Îles Féroé (pays nordique). Malgré le mauvais temps, l’hospitalité de ma famille et de mes amis m’a réchauffé le coeur. En outre j’ai profité de l’occasion pour rendre visite à mon ancien prof de francais et ses étudiants. Les lycéens m’ont bien écouté quand je leur ai parlé du S.C.E.F.E.E. et de la vie en France.

Sur les pas de “Nólsoyar Páll”, héros national des Îles Féroé

L’archipel “Les Îles Féroé” est l’un des pays les plus petits et les plus éloignés en Europe du Nord (“féroé” signifie “moutons”). Malgré cela, depuis des siècles, leurs habitants “les Féroïens” sont toujours en contact avec le monde qui se trouve autour de ce ”nombril” Atlantique.

Jadis il était nécessaire d’aller dans les autres pays scandinaves pour faire du commerce, mais le marin Paul de Nólsoy (”NólsoyarPáll”, 1767- 1908) voyait plus loin que les autres et est allé jusqu’en France en 1793 – avec cela il est le pionnier de la relation intellectuelle franco-féroïenne. Aujourd’hui dans un monde globalisé, les jeunes des Îles Féroé sont obligés de quitter leur pays pour étudier.

Le français est encore enseigné dans les lycées féroïens. Comme journaliste en herbes ”franco-féroïen” j’ai rendu visite à quelques classes du français et bu un café avec leur prof.

Vacances d’hiver

J’avais pris la décision d’aller aux Îles Féroé deux jours avant mon départ le 19 février. Il y avait des bonnes raisons pour yaller puisque ma petite soeur allait avoir dix ans et de plus c’était une bonne occasion pour faire mon exposé dans les classes de français sur mon séjour inoubliable en France au S.C.E.F.E.E. Peut-être il y a d’autres Féroïens qui souhaitent venir en France pour apprendre le français ?

Le plaisir de voyager

”Voyager, c’est vivre”, dit Andersen, et pendant le vol je sentais le monde autour de moi avec mes cinq sens. Quand je voyage je suis très captivé par tout qui se passe autour de moi ; je remarque plus la beauté des choses. Il s’agissait de trois vols pour arriver jusqu'à mes Îles dans le Nord. Entre-temps j’ai rencontré beaucoup de gens intéressants, notamment une insulaire (comme moi) des Canaries, un marin féroïen, un jeune marié hollandais, deux Danois etc ; ils m’ont raconté leurs vies.

Le dernier vol vers ma destination natale me remplissait d’émotions. Je me sentais comme un ambassadeur entre les Îles Féroé et la France. Il faisait gris. Ce n’est pas étonnant que les américains l’ont surnommée ”le pays de peut-être” parce qu’on ne sait jamais quel temps il va faire. Et cette fois onne voyait ni les montagnes ni la piste d’atterrissage à cause du brouillard. La femme étrangère derrière moi avait l’air effrayée lorsque la brume avait soudainement disparu et l’avion avait presque frôlé les toits des petites maisons en-dessous de nous. Ma première impression quand je suis sorti de l’avion était la pluie fraîche qui touchait mon visage – signe de ”bienvenue aux Îles Féroé”.

 

Le trajet Aix - Îles Féroé 

La vie sociale

Les premiers jours j’ai pris le temps d’être avec ma famille et mes amis. A mon arrivée le vendredi, c’était l’anniversaire de ma petite soeur. J’avais l’impression que j’étais un gros nounours pour les enfants et aussi bien vendredi que samedi je suis allé à la piscine avec les enfants.

Quand on a grandi dans une petite communauté comme les Îles Féroé (50.000 habitants et 80.000 moutons) on connaît beaucoup de gens, et je ne savais pas par où commencer. L’hospitalité des Féroïens est renommée et partout j’ai été invité par des gens que je connais. Rester anonyme comme en France n’est pas possible et surtout pas dans les petits villages. La phrase la plus utilisée, ”Voulez-vous un café?” (réponse obligatoire, ”Oui, s’il vous plaît”), c’est un pays où on s’intéresse aux autres.

Ma mission : Encourager les jeunes à aller en France

Entre-temps j’ai décidé de rendre visite aux étudiants de francais comme un journaliste en herbes. J’avais préparé des photos et un film court de mon séjour en France.

Mercredi 25 février je suis allé au lycée avec mon ancien professeur de français. Ce matin-là j’étais un peu nerveux. Comment les étudiants allaient m’accueillir ? Mon ex-prof, Róland í Skorini, un enseignant avec une passion forte pour la langue française est venu me chercher et nous y sommes allés ensemble. Mes souvenirs de  lycéens sont revenus lorsque je suis rentré dans le bâtiment, les mêmes profs et la même ambiance, il n’y pas eu de grands changements – sauf les toilettes et les étudiants.

Je suis rentré dans une classe de français comptant neuf élèves, trois garçons et six filles.Ils m’ont bien accueilli avec respect et leurs sourires. Au début j’étais assis parmi les élèves, puis après le signe du prof je me suis mis debout devant la classe pour expliquer ce qu’est apprendre le français en France (en français bien entendu). Avec quelques photos et un petit film j’ai pu donner une petite impression aux élèves de la vie en France (Aix-en-Provence). C’était un plaisir de parler avec ces jeunes qui étaient intéressés par la langue française. Je leur ai dit que quand j’avais leur âge j’avais toujours ce rêve d’aller en France mais que j’avais trop peur de quitter ”la zone de sûreté” – j’ai eu besoin d’une forte motivation.

 

Mon ancien prof de français Róland et son assistant (moi). ”Ma carrière” comme prof de français a commencé pendant ces vacances.

 

À suivre…

 

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20 mars, 2012 15:11

« SANS DOMICILE FIXE »

L’histoire d’un homme qui habite sous le pont

 par Careen Dankers

Avant de venir vivre à Marseille, je ne m’étais pas rendue compte de « la problématique » des SDF. De plus je ne connaissais que le mot« clochard ». Peut-être parce que je n’en connaissais pas beaucoup à Amsterdam – la ville d’où je viens - car il y en a peu. Je n’y étais peut-être aussi pas sensible. Cependant toutes les sociétés modernes se trouvent confrontées à ce problème (on comprend mieux que le Sans Domicile Fixe soit un phénomène mondial.) Maintenant, j’en vois presque quotidiennement. Un tout particulièrement…

Pour aller à Aix il faut passer un viaduc. J’y passe souvent. Un jour, j’ai aperçu soudainement un SDF sous le pont. J’étais sûre qu’il vivait là déjà depuis longtemps. Je me suis demandée pourquoi je ne l’avais jamais vu avant. Mais la circulation est toujours très dense à cet endroit et on y roule vite, on passe facilement devant la vie de quelqu’un. Quelqu’un qui a trouvé sa place dans la société en étant Sans Domicile Fixe. Ou probablement qu'il est devenu sans abri au fur et mesure.

Son adresse : La plateforme sous le pont, 13001 Marseille.

Je suis fascinée par cet homme et son mode de vie. Sa vie qu’on pourrait résumer en étant observateur : Un vieil homme, avec un regard serein et intelligent. Il est installé sur son matelas toute la journée, sa petite tête sous le duvet.Tel son duvet qui le protège, il est drapé par un voile de douceur, de tranquillité sur lui-même. Parfois il est accompagné par un autre collègue, qui s’installe à côté de lui, toujours à gauche. Généralement, il y a beaucoup de choses sur la plateforme, comme des vieux meubles, des caddies, des cartons etc. L’autre jour tout a disparu pendant environ une semaine, après le processus a recommencé. Il y a un rythme dans sa vie. Comme on a eu un hiver rude, tôt le matin il n’était pas là. Je suppose qu’il a dormi pendant la nuit dans un centre d’accueil. Souvent je l’ai vu retourner avec un sac sur le petit trottoir à côté de la route, je pense qu il a pris sa douche ailleurs car ses cheveux étaient encore moelleux est son visage brillant. J’ai l’impression qu’il est différent des autres. Pourquoi je ne sais pas et je ne peux pas juger de sa vie et d’autres. Comme on juge parfois très facilement des personnes« désocialisées », il faut d’abord expliquer :

On voitsouvent les personnes sans domicile fixe comme des personnes désocialisées, totalement exclues de la société. Désocialisation comme: perte du lien social, problèmes raison d’un déracinement, problèmes psychologique, d’un drame familial. Est-ce que c’est vrai, est-ce qu’on est totalement exclus? 3 SDF sur 10 ont un emploi. 4 sur 10 sont inscrits à l’ANPE. S’il n’y a pas double appartenance, ça veut dire 30% des SDF sont réellement « désocialisés » (Source : Insee, 2004). En mêmetemps, Il existe des explications volontaristes qui disent que les gens sontdans la rue principalement par choix. Le SDF est vu comme un style de vie qui est choisi et non imposé. Dans une étude de Wikipédia (2007) Seulement6,3 % des SDF avec lesquels les auteurs de l’étude ont discuté le sont par choix.

 

 Sous le pont

En l’apercevant presque chaque jour, je voulais faire un geste, mais lequel ? Donc, j’ai décidé de lui offrir un paquet de nourriture en me demandant, est-ce que je ne suis pas provocatrice avec ce geste ? Mais bon, je me suis libérée de toutes ces mauvaises spéculations et je suis partie au supermarché. Ensuite, je me suisarrêtée sous le pont. Malheureusement c’était dur de se garer, une chose que jen avais pas du tout réalisé avant. Donc, avec beaucoup de difficulté je pouvais sortir de la voiture, car le trottoir de la plateforme était haut et nous nous sommes mal garés avant le feu rouge. En me pressant, j’ai couru sur la plateforme. Il était en train de dormir, mais s’est réveillé directement. J’étais timide tout à coup, parce que j’avais l’impression que j’avais mis mes pieds dans son domicile sans m'annoncer. J’ai marmonné que j'étais venue lui offrir le paquet. Il l’a accepté et je croyais d’entendre qu’il avait ditquelque chose comme merci. Ensuite, je devais me dépêcher car le feu allait devenir vert…

Pour moi, c’est clair : On ne peut pas jugé de la vie d’autres si tu ne plonges pas dans le dessous des choses. Aujourd’hui j’ai complètement une autre opinion des SDF.  

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20 mars, 2012 15:11

"Nous cherchons du travail"

                                    Par Maryna

Chaque étudiant étranger peut avoir des motifs différents pour chercher du travail en France. Pour quelqu'un, ce serait gagner plus d'argent et trouver des amis ou financer son séjour mais pour d'autres ce serait des projets ambitieux, comme faire une carrière brillante.  Mais comment faire pour dénicher un emploi ?

 

 

Je vous propose mes conseils qui peuvent vous être utiles.

Pour commencer si vous êtes à la recherche d’un petit boulot temporaire et si vous n'avez pas d'ami ayant le bras long, il faut régulièrement examiner les annonces dans les journaux ou sur Internet. Outre cela, je voudrais vous recommander de déposer vos annonces dans des boulangeries, bureaux de tabac ou autres petits commerces de proximité mais n'oubliez pas de demander la permissions au vendeur.

En France il existe un organisme officiel d’aide au retour à l'emploi appelé pôle emploi. Vous pouvez vous inscrire comme demandeur d'emploi, deposez votre CV, recherchez des offres d'emploi. Vous pouvez aussi, si vous le desirez, être suivi par un conseiller qui vous aidera dans vos demarches de recherche. Vous pouvez trouver tous les renseignements necessaires sur le site internet suivant:

www.pole-emploi.fr

 

 

 

 

Vous pouvez aussi donner votre CV (curriculum vitae) en vous présentant directement à des agences d’intérim ou en l’envoyant à l’adresse internet ci-dessous :

 

http://renseignements.118000.fr/v_aix-en-provence_13/c_agence-d-interim

 

Votre nationalité peut être un argument supplémentaire pour accéder à un emploi en France dans les compagnies multinationales, donc n’oubliez pas d’envoyer votre CV et une lettre de motivation en candidature spontanée à toutes les compagnies, qui travaillent avec votre pays. Vous pouvez aussi les rappeler pour savoir s’ils ont bien reçu votre CV.

Si votre CV a été retenu, alors vous passerez certainement à un entretien d’embauche. En France durant l’entretien d’embauche on pose souvent des questions concernant la famille : Etiez-vous heureux dans l’enfance ? Avez-vous des enfants ?

Une étape ordinaire à l’embauche est aussi l’examen psychologique, avec des questions types : Vous est-il difficile de vous lever le matin ?, Quand vous voyagez qu’emportez-vous comme bagages à main ?, Quel film avez-vous revu plus de trois fois ?

Pour la plupart des compagnies, l’écriture du candidat est un paramètre du tempérament,  de l’esprit d’à propos et des qualités personnelles.

Le code du travail en France est assez sévère. Les enquêteurs étudieront attentivement votre CV, estimeront vos motivations, préciseront les données indiquées.

Vous devez être prêts à tout… et n’oubliez pas votre stylo préféré !

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20 mars, 2012 15:11

Grève Tous Azimuts

Par NIAN GJ

Le président Nicolas Sarkozy a été confronté jeudi 29 janvier, puis le 19 mars à un très visible mouvement de grève nationale, dirigée contre les décisions du gouvernement et du patronat face à la crise économique.

Le 29 janvier 2009, des grévistes et des manifestants ont battu le pavé dans toute la France pour revendiquer la haussedu pouvoir d’achat, la défense de l’emploi et des services publics et la baisse du chômage. Le mouvement donnait le sentiment que le pays a été bloqué pendant une journée afin de souligner leur objectif. Cette manifestation a été principalement organisée par la CGT et des syndicats. Selon les estimations, environ 2,5 millions de personnes y ont participé. Les gréves ont touché tous les secteurs, y compris les transports, l’éducation, les administrations, l’hôpital, les banques et les entreprises privées.

 

À Marseille, près de cent mille personnes sont descendues dans la rue pour défendre l’emploi, le pourvoir d’achat et les services publics. La région est particulièrement touchée par la crise. Des manifestants se sont rassemblés sur le Vieux-Port où ils étaient déjà des milliers dès les premières heures de la matinée. Des salariés entendaient bien utiliser cette journée de mobilisation nationale.

Toutes les organisations syndicales sont toutes au coude à coude. Elles n’avaient pas manifesté à l’unisson depuis 2006. Etaussi, des salariés du secteur public ou privé, des étudiants, des retraités, des parents dans la rue, tous partagent la même idée face à l’avenir.

C’était une journée historique pour une ville et une région notamment touchée par la crise. Avec le chiffre de cent millemanifestants anoncé par les organisations syndicales, on peut dire que c’estune très forte mobilisation. La tête du cortège est déjà arrivée à sa destination finale, alors que la fin de la manifestation se trouve toujours surle Vieux-Port, point de départ où nous voyons le cortège s’étendre sur plusieurs kilomètres. Marseille est régulièrement en tête pour toute contestation sociale, d’autant plus depuis la crise. On estime à un millier les pertes d’emploi dans les différents départements de la région ; ces personnes au chômage sont mobilisées dans la rue. Il y avait aussi forte mobilisation dans les différents secteurs comme les transports, aucun métro n'a circulé à Marseille. Les écoles ont été particulièrement touchées, 200 sur 400 sont fermées,et 48 crèches sur 60.

 

photo : Geng Jia. De nombreuses professions se  sont retrouvées dans la rue à Marseille.    

Championne de la manifestation

La France figure en tête du palmarès des pays développés qui sait le plus comment faire la grève dans le monde entier. Bien que l’échelle et le nombre de jours de grève soient moins élevés aujourd’hui que dans les années 60 et 70 en France, dont la plus importante fut celle de mai 1968, la grève devient une partie de la vie quoditienne pour les français.

Que devrait-on apporter pour une manifestation ?

1.      Des slogans

2. Des banderoles 

3. Des     affiches

4.     Un drapeau

5.     Un sifflet 

6. Des instruments de musique  

7.     Des fusées

8.      Des cocktails Molotov  ? (option)

 

  Photo NianGJ

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20 mars, 2012 15:11

Le Yoga - l'harmonie du corps et de l'esprit

              Le Yoga - L'harmonie du corps et de l'esprit

zhao yingying

     Pour les jeunes, le yoga est un cours "à la mode".  L'origine du yoga est l'Inde, un pays ancien et mystérieux. Il a une relation privilégée avec le bouddhisme.

    La définition du yoga est "le contrôle du coeur". En Inde, les bouddhistes croient que le yoga peut affranchir douleur de tour depuis la mort jusqu'à la naissance. Le sens du yoga est l'harmonie du corps et de l'esprit dans une ambiance calme.                                                     

   Quelle est la différence entre le yoga et la gymnastique ? La gymnastique mène les muscles et le coeur à une situation intense, par contre, le yoga laisse le métabolisme ralentir, relâche le système vital, améliore l'effet de soins de beauté. Par ailleurs, le yoga aide à concentrer notre attention, augmenter la confiance en nous, améliorer la fonction du corps.

   Le Yoga a une signification de santé. Après les concurrences fortes de travail, les pressions sociales, les jeunes préconisent un rythme de la vie et un esprit propre.

   Le yoga englobe un ensemble de techniques: la méditation, la maîtrise des émotions, la concentration, la respiration et les postures corporelles.  

  La méditation est une étape du yoga très magique. S'asseoir tranquillement en fermant les yeux sur le tapis de yoga  avec une musique légère. Mais cette méditation n'est pas la vraie méditation. On arrête la pensée pendant la méditation. A ce moment-là, le corps entre dans une situation d'hibernation. La circulation du sang se fait plus lentement, on peut oublier tous les ennuis, relâcher le système du corps, ouvrir largement d'esprit.

  Après les cours et le travail, pratiquer le yoga, c'est le meilleur choix. Allez, on commence maintenant !

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20 mars, 2012 15:11

L'HISTOIRE D'UNE SOUPE

                          par Malgosia

 

 

          Un boulanger habitait dans un village à l’ouest de la Pologne, à côté du fleuve Warta. C’était un grand avare et tous ceux qui le connaissaient savaient qu’il était prêt à vendre sa mère pour un bon prix. Il avait aussi une auberge où il servait de la bière coupée avec de l’eau, un hydromel de pacotille et des repas préparés n’importe comment. Il trompait tout le monde sur tout. Finalement c’en était trop pour les habitants qui ont embauché un glouton afin de donner une leçon au boulanger. 
          Au bout d’un certain temps, un homme mystérieux frappa à la porte de l’auberge. Il avait une grande caisse et un sac d’or. Le nouveau venu s’arrêta à la porte de l’auberge et il annonça, qu’il voulait parier avec lui : « Je voudrais manger la plus mauvaise soupe que vous pourriez me préparer, mais après laquelle je ne serai pas malade ! » L’enjeu était un sac d’or pour l’auberge et la recette de cette soupe. Il y avait également la condition que le boulanger ne pourrait jamais plus préparer cette soupe, ni trahir la recette et de plus, il devrait déménager loin de ce village sous la menace d'une malédiction. Evidemment, le boulanger sentit une bonne affaire et il décida de préparer quelque chose d’indigeste. 
          Il mit dans la marmite le reste de liquide de farine de seigle pour préparer le pain noir, il mouilla d’eau bouillante et il ajouta un peu de légumes pour la colorer. Ensuite, il pris juste un peu de saucisson cru prêt à être fumé, ainsi pas encore bien assaisonné, il le mit dans la marmite tout en ajoutant un peu de champignon plus très frais et en remuant c’est tout il décida d'ajouter le reste de lardon qui était sec et malodorant. L’odeur de ce dernier était forte, donc pour le cacher le boulanger ajouta dans la marmite deux gousses d’ail et il fit bouillir tout cela. A la fin de la préparation, pour décorer sa soupe, il ajouta quatre feuilles d’arroche qui grandissait derrière l’auberge.                     
          Quel fut son étonnement, quand le nouveau venu finit de manger cette soupe avec appétit. Ce n'est pas tout : il demanda du rab et les habitants du village ont daigné la goûter. On constata que la soupe était excellente. Le boulanger avare a perdu son auberge et sa recette de soupe et  il dût déménager vers le sud de la Pologne. Il vendit sa boulangerie et il partit en Silésie en Pologne. Cependant ayant toujours été avare, il décida d’ouvrir une nouvelle auberge et servir sa soupe là bas. Malgré tout, il avait peur de la malédiction, donc il changea la base de la recette en utilisant le liquide de farine de blé. Le goût de la soupe était ressemblant à celui qu’il avait servi au nouveau venu. Naturellement, l’information sur la soupe se répandit très vite autour du pays. Et un jour le roi polonais, Jean III Sobieski, en rentrant de Vienne, s’arrêta dans l’auberge de l’avare pour goûter la Żurek [jourek], la soupe "qui était faite de rien".    
                 
          Si c’est vrai ou faux, jusqu’à aujourd’hui personne ne le sait, mais si vous voulez goûter cette bonne soupe, vous pouvez trouver sa recette facilement ci-dessous:

« Żurek, nouveau goût, que les Français acceptent »

 

 

 

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20 mars, 2012 15:11

UNE SOUPE D'UN NOUVEAU GOÛT

ŻUREK [jourek],
D'UN NOUVEAU GOÛT QUE LES FRANÇAIS ACCEPTENT

 

par Malgosia 

 

Si vous vouliez préparer et présenter cet soupe devant vos invites polonais...feriez attention à sa prononciation, parce que son nom - Żurek [jourek], peut être facilement confondre avec un nom masculin Jurek [yourek]. Afin de n'avoir pas dans votre menu un homme polonais, je vous passer ma recette. Son histoire est présenté ci-dessus. Amusez-vou bien et bon appétit!

 

Pour préparer la base de la soupe vous avez besoin : 
-          100g de farine de seigle
-          deux verres d’eau bouillante mais qu’on laisse refroidir
-          trois gousses d’ail pelées
-          deux croûtes de pain de seigle (ou du pain de campagne qui a un peu de farine de seigle) 

1. Faites bouillir de l’eau et attendez 20 minutes. Mettez-la dans un pot en terre ou en verre (mais pas en métal) quand elle ne sera plus très chaude, ajoutez la farine de seigle et les gousses d’ail.

2. Afin d’accélérer le processus de la fermentation, ajoutez les croûtes de pain et remuez le tout.

3. Couvrez-le de petite gaze (vous pouvez utiliser aussi l’essuie-tout) et laissez reposer  pendant 3-4 jours. Ce liquide va fermenter, donc n’ayez pas peur quand vous voyez la mousse en surface – c’est bien. Vous pouvez goûter juste un peu et lorsque le goût est particulier avec un peu d’acide et l’odeur agréable (un peu comme la bière) la base de votre soupe est prête.  


Pour préparer la soupe vous avez besoin de : 
-          500 g de pommes de terre (environ deux-trois grandes)
-          100 g de saucisson fumé
-          trois gousses d’ail pelées
-          une cuillère de farine de blé
-          deux petites cuillères de marjolaine
-          une pincée de sel
-          deux pincées de poivre
-          4 ou 5 champignons de Paris (facultatif) 

Et pour décorer la soupe vous pouvez préparer :
-          1 ou 2 œufs durs
-          du persil coupé  

1. Coupez le saucisson en rondelles, pelez les pommes de terre et coupez les aussi mais en dès. Ensuite faites cuire les pommes de terre avec les tranches de saucisson dans un litre d’eau bouillante pendant 20 minutes après lesquelles les pommes de terre devraient devenir molles. Les champignons, vous pouvez les ajouter après 10 minutes de cuisson.

2. Rajoutez un verre de la base que vous aurez mélangée. Remuez le tout. Ensuite mettez 12 cuillères de soupe dans un verre, ajoutez une cuillère de farine de blé et tout mélangez bien. Puis, mettez ce liquide encore dans la soupe, remuez les et faites les cuire pendant 5 minutes encore. La farine mélangée avec du liquide chaud permet de rendre  la soupe plus épaisse. Par contre, si la soupe est trop dense ajoutez un peu d’eau. 

3. Ajoutez l’ail écrasé 1 minute avant la fin de la cuisson et assaisonnez avec la marjolaine, le sel et le poivre…

4….commencez à faire cuire des œufs (minimum 7 minutes) dans un pot séparé. Lorsque les œufs sont cuits, coupez-les en deux ou quatre. 

5. Mettez la soupe dans les assiettes et décorez avec les tranches d’œuf et un peu de persil.

Bon appétit !

 

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20 mars, 2012 15:11

Une Recette Provençale

La Ratatouille

par Lisa

 

Quand on pense aux aliments typiques de la France, la première image qui nous vient en tête, c’est la Baguette et le fromage. Mais bien sûr qu’il y en a encore d’autres aliments ou plats typiques de France et même de chaque région.

Un des plats les plus connus et les plus célèbres en Provence c’est la Ratatouille.

La Ratatouille est un plat cuisiné avec des courgettes, des aubergines, de l’ail, des oignons, des poivrons et des tomates.

Bien sûr on trouve cette recette dans tous les livres de recettes de Provence, mais il n’existe pas de « vraie » recette, car chaque famille l’a modifiée un peu en fonction de son goût. On peut y ajouter des ingrédients ou en enlever quelques-uns, c’est comme on veut.

La Ratatouille se mange principalement en été quand on peut acheter tous les légumes frais au marché. C’est aussi un plat qu’on peut manger chaud ou froid, avec de la baguette, de la viande ou sans rien. Les Provençaux l’apprécient beaucoup.

 

Tous les légumes dans la casserole - encore crus

 

La Recette :

 

Les Ingrédients :

1 kg de courgettes

1,5 kg d’aubergines

1,5 kg de tomates

1 kg de poivrons

0,5 kg d’oignons

3 gousses d’ail

sel, poivre, thym, laurier, huile d’olive

 

La Préparation :

Peler tous les légumes et épépiner et presser les tomates.

Faire cuire tous les légumes séparément dans l’huile d’olive pendant 30 minutes.

Mettre les légumes cuits dans une grande casserole et ajouter l’ail.

Saler et poivrer le tout.

Faire cuire pendant 30 minutes.

Selon la vieille recette il faut faire cuire les légumes séparément pour retenir le meilleur goût. Mais si on n’a pas les moyens on peut aussi faire cuire tous les légumes ensemble !

Bon Appétit !

 

 

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20 mars, 2012 15:11

Chanter sous la pluie

Chanter sous la pluie 

Samedi 18 avril, le temps était à l’orage vers le soir. Bien que les coups de tonnerre aient été fréquents et brutaux, les gens se promenaient sous leurs petits parapluies dans les rues étroites d’Aix.

Dans la rue de la Masse les échos du tonnerre se mêlaient à des sons plus harmonieux venant de l’Église de la Masse située au milieu de la rue. Des passants curieux ont aussitôt découvert que c’était la chorale ”Shema” qui s’échauffait sous la pluie pour un concert gratuit ce samedi soir.

 Culture chorale

Aix-en-Provence est une ville étudiante et culturelle. La n’est vie étudiante est plus qu’être assis sur un canapé, des nombreuses activités de loisirs attendent d’être découvert dans cette ville provençale. Le foot, l’art martiaux, la danse etc. chacun sa manière de quitter les pensées scolaires pour un moment de délivrance. Pour ceux qui aiment chanter sous la douche il est peut-être temps de réaliser votre dons "gargaristes" dans une chorale aixoise.    

La chorale ”Shema” fait partie de la Faculté Libre de Théologie Réformée (F.L.T.R.) au sein du campus aixois. Les choristes sont en général des étudiants en théologie puisque celle-ci fait partie de la formation, pourtant il y a plusieurs chanteurs qui viennent de l’extérieur tous les lundis pour l’entraînement. Ce groupe de chanteurs est sous la direction du chef d’orchestre et professeur de rhétorique Noro Anrianalizah, une femme musicienne dont l’enthousiasme et le rhytme  ressemblent à ceux de ”Whoppi Goldberg”. Le nom ”Shema” est hébreu et signifie ”écoute!”.La chorale compte une trentaine de choristes et est ouverte à tous ceux qui souhaitent chanter. L’inscription pour les non-théologiens coûte 61 euros pour toute l’année – les voyages inclus.

 

 

 

"Shema" donne un concert dans une chapelle dans une petite ville avoisinant Valence.  

 

Chanter et découvrir la France au même temps

Comme étudiant étranger la chorale permet de voyager et découvrir la France. Ce semestre la chorale a été en tournée dans des villes avoisinant Valence et à Marseille. Le week-end (16. – 17. mai) la dernière tournée a eu lieu à dans la région de Toulouse.

Diversité: De Martin Luther jusqu’à Martin Luther KingSamedi soir 18. avril dans la rue de la Masse la chorale a fait la concurrence aux bruits des tonnerres. L’église était remplie de toutes sortes de personnes.

”Chanter, c’est la générosité, nous donnons de nos coeurs”, a dit Noro pendant l’échauffement.

Le répertoire des chants était de grande envergure quant aux styles et les langues. Outre la langue française, l’anglais, le russe, le latin et l’hébreu résonnaient dans les oreilles des gens en forme des styles de musique qui s’étendent des compositeurs anciens, notamment Bach, jusqu’au gospel des Afro-Américains.

Raconter sa vie

Après quelques chants deux témoignages personnels étaient donnés par deux étudiants de théologie, respectivement le jeune Suisse Sylvain et le coréen et tout nouveau père Sungyong; Sylvain a raconté sa vie et sa foi chrétienne tandis que Sungyong a exprimé sa réconnaissance à Dieu d’avoir eu une fille. Deux choristes féminines ont fait un dessin aux spectateurs de la vie étudiante à la F.L.T.R dans une manière qui a fait rire tout le monde.

Le coquetier gagné

 

Vers la fin du concert l’applaudissement avec les sourires ont constaté que le spectacle n’était point un fiasco. Parfois des visages curieux des gens de la rue ont surgi dans l’entrée.

Après le dernier ton haut des soprani déployées, le fameux battement de mains en cadence demandait un morceau hors programme et une jeune femme a exclamé son souhait, ”le gospel”. Cette fois tout le monde bougeaient un peu à gauche et un peu à droite.

Comme finale la polyphonie ancienne ”Confie à Dieu ta route” a donné la confiance tant à la foule qu’à nous les choristes – paisiblement nous sommes descendus des ailes des chants.

L’ambiance était plutôt conviviale après où les gens sont restés à parler. Dehors les gens sortant de l’église avaient une mine contente, et les parapluies étaient tous fermés puisque le tonnerre avait abandonné la lutte contre les voix humaines.

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20 mars, 2012 15:11

Camping « LE PANSARD »

Un camping à côté d’Hyères

Par Lisa 

Ce camping dont je veux vous parler, se trouve un peu plus à l’est de Toulon à côté d’Hyères  et est à environ 1H30 -2H00 en voiture (cela dépend des bouchons à Toulon…) d’Aix-en-Provence. Le camping « Le Pansard » se trouve au bord de la Méditerranée. Le terrain est assez grand avec un petit centre commercial, un restaurant et plusieurs installations sanitaires. On peut y venir avec un camping car, une tente ou y louer un Mobile home. 

 

 
Des belles promenades au long de la mer!

 

Les emplacements

Les emplacements sont assez grands. Il y a des Pins pour faire de l’ombre en été, mais ils se situent surtout sur les places un peu plus à l’intérieur. Sur les trois ou quatre premières rangées il n’y a presque pas d’ombre. Le terrain est aménagé jusqu’à la plage. Ici les places sont réservées aux caravanes, tentes,… les Mobils homes se trouvent derrière (à la quatrième rangée ou à côté de l’entrée). Mais même si on n’a pas un emplacement au premier rang, on peut profiter d’une belle vue sur la mer ! De plus, la plage n’est pas entourée d’une grande clôture, comme c’est le cas dans beaucoup de campings au bord de la mer, mais juste avec une petite palissade. 

 

 
Malheureusement il ne faisait pas beau ce jour-là !

Les loisirs

Dans ce camping on trouve beaucoup de sportifs. Presque chaque famille a amené son équipement pour faire de la planche à voile ou bien pour faire du Kit surf. Dès qu’il y a du vent tout le monde se précipite à la plage, soit comme sportif soit comme spectateur. C’est vraiment un spectacle de regarder toutes les voiles colorées de couleurs différentes. Sur le terrain du camping il y a aussi deux courts du tennis et un terrain pour jouer au basketball. Il y a également une aire de jeux pour enfants. Mais elle est très petite. On peut aussi jouer au ping-pong. 

Les possibilités d’achat

Sur le terrain du camping se trouve un petit centre commercial. Au petit supermarché on peut acheter tous ce que l’on souhaite ; même des baguettes et des croissants frais chaque matin. Ce supermarché vend aussi des cartes postales, des seaux et pelles pour la plage et même du pain aux céréales. Il est ouvert tous les jours mais fait une pause à midi. A côté il y a une pizzeria où on peut manger des plats italiens ou emporter des pizzas. 

 

 
On dirait une plage sauvage !

La plage

Il s’agit d’une plage de sable. Elle n’est pas très grande en largeur mais on peut faire des longues promenades la long de la mer, si on tourne vers la droite. Là on trouve de petites plages abandonnées, loin des autres vacanciers en plein nature. En tournant à gauche on passe à côté de plusieurs vieux abris antiaériens qui sont peint avec des graffitis. Mais de ce côté-là on arrive très vite au port du petit village à côté (La Londe) où se trouvent un centre commercial un peu plus grand et plusieurs petits magasins et même un cinéma. Et si on aime jouer aux boules ou bien regarder des Français âgés jouer à leur jeu de boules, on peut y venir, s’asseoir sur un banc et bénéficier de la belle vie française ! 

 

 
Moins jolis : les anciens abris antiaériens

En conclusion

« Le Pansard » est un des plus jolis campings dans la région, avec un accès direct à la mer, beaucoup d’activités pour les petits comme pour les grands et au total un environnement très sportif. Il ouvre ses portes le premier avril et ferme le trente septembre ! Mais ceux qui veulent les meilleurs emplacements doivent se dépêcher : on ne peut pas faire de réservations (sauf pour les Mobils homes) ! Et il est quand même assez cher. Le prix pour une famille de deux enfants et un camping-car s’élève à environ 40 €, taxes et électricité y compris. Mais on doit aussi voir, que là, on a un bon point de départ pour faire des excursions d’une journée pour visiter la région. Venez-y avec vos familles et vous allez découvrir que c’est une place magnifique pour passer ses vacances ! 

http://www.camping-pansard.com/

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20 mars, 2012 15:11

Etiez-vous sur Mars ?

 Les notes d'une Russe en France

par Olga


Marseille est la quinzième ville française que j'ai visitée et la première ville où je me suis installée pour longtemps.  Avant mon arrivée j'ai entendu dire que la population à Marseille est tellement mélangée, que souvent on ne comprend pas où on est. D'abord je n'ai pas compris tout ce que cela signifiait, mais en un instant je l'ai senti autour de moi.

Je me rappelle mon premier voyage en bus municipal, ligne 26, vers le métro Bougainville. Nous étions un dimanche matin et le bus était plein de monde, principalement des Maghrébins et des Africains qui allaient au marché aux Puces.  Ils étaient habillés en vêtements traditionnels : les femmes en jupes d'or, en turbans enroulés fièrement autour  de leurs têtes, en foulards noirs et en robes bariolées; les hommes en calots avec des broderies orientales, en  robes de soie par-dessus les costumes classiques. Certains lisaient le Coran et égrenaient un chapelet, les enfants criaient dans leurs landaus, la musique arabe s'écoulait des portables des ados, tout le monde parlait en des langues inconnues, toutes les langues possibles, sauf le français.  J'étais debout sur un pied, enserrée  entre les sièges et les landaus d'enfants, ma tante enserrée entre des Africaines bruyantes. Je regardais tout cela avec étonnement et curiosité et je n'arrivais pas à comprendre ou j'étais.

J'éprouve les mêmes sensations chaque fois que je prends le bus municipal quand je vais ou rentre du centre-ville. Un jour, en montant le bus de la ligne 97 à l'avenue St. Antoine, j'ai mis le ticket dans le composteur, maisje ne l'ai pas récupéré - un grand Africain, étant debout près de la cabine duchauffeur, m'avait devancé. Il tournait mon ticket en l'air, comme s'ilm'excitait, en clappant ses livres et me fixant ses yeux. Puis il a dit quelque chose au chauffeur et tous les deux m'ont adressé des sourires sucrés. Tous les passagers, absorbés par ce spectacle, restaient immobiles et silencieux, en goûtant d'avance le dénouement. Paralysée, je  regardais mes "nouveaux amis", essayant de comprendre qui de nous était devenu fou : moi, qui ne saisissais pas les règles de ce jeu ou ces deux, après avoir vu une jeune femme blonde. Enfin, quand je suis sortie de la stupeur et quand j'ai récupéré le don de la parole,  je lui ai hurlé "Donne-moi mon ticket!!!" Il a obéi tout de suite et je ne sais pas qui avait plus  peur à ce moment-là.

L'autre jour, en revenant du centre-ville par la même ligne, j'ai reçu un coup au visage par un homme Maghrébin. Je descendais  à mon arrêt et il était debout près de la porte. Pour descendre, je devais passer devant lui. Peut-être, cela ne lui a pas plu et il voulait que je reste là avec lui, car il me regardait toutes les 10 minutes de mon voyage. Je ne sais pas. Mais quand j'ai réalisé tout ce qui s'était passé, il était déjà trop tard. Comme toujours, le public regardait le show avec intérêt et silencieusement.

Parfois il me semble que je joue dans un spectacle et mon rôle est d'attirer des personnages étranges et me retrouver dans les situations comiques et sottes.  Ils sont omniprésents, malgré ma dislocation. Mais en ce sens Marseille est un peu particulier. Ceux, qui n'habitent pas là, disent, que c'est une très belle ville. Ceux qui y habitaient, disent souvent que ce n'est pas une ville, mais une autre planète, la planète Mars. C'est-à-dire que ces habitants sont des Martiens. t Suis-je alors presque entrée en communication avec eux ? Au moins ceux qui voyagent en bus municipaux. Maintenant tout devient clair.  Si je l'avais su avant… Mais comme je suis très émotive, je crains de ne pas survivre à une autre rencontre martienne, c'est pourquoi désormais je prends le train…

 

 

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  • Ce blog est celui des étudiants étrangers de l'Atelier Presse du SCEFEE. Vous y lirez les articles, reportages et interviews rédigés par les étudiants. Toutes les illustrations, photos, dessins ou graphiques sont ceux des auteurs des articles.
    Dans ce blog, vous trouverez des liens sur la presse, les principaux quotidiens et magazines français, les médias en général et quelques liens sur la langue française.

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