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22 mai, 2009 19:53

Parler une autre langue

Parler une autre langue n’est pas évident

Par Careen

 Au semestre dernier, l’un de nos devoirs était d’écrire un texte au sujet des langues. Je trouve cela très amusant, parce que, comme je suis étrangère, le mot ‘langue’ joue un rôle important dans ma vie en ce moment. Depuis huit mois j’essaie de comprendre et surtout d’apprendre la langue française. Et bien que j’aie déjà appris beaucoup et que j’essaie de faire des progrès, je sais bien que jamais je ne maîtriserai la langue française comme ma langue maternelle.

La langue maternelle se construit bien etprofondément dès le plus jeune âge. C’est souvent la mère qui nous apprend lal angue en jouant, avec aisance et d’une manière très naturelle. Ou peut-être les bases sont activées plustôt dans l’utérus de la mère. Et on n’apprend parfois pas que la langue nationale, mais aussi souvent la langue régionale. Je suis fascinée par le fait qu’on parle à quelques lieues d’ici déjà avec un autre accent, avec une autre intonation et avec une autre émotion. Plus nous allons loin et plus nous entendons des langues différentes. On passe la frontière d’un pays, et après on ne comprend plus la langue. La langue arrête d’exister et l’homme a besoin d’une langue étrangère. Ça veut dire : un autre vocabulaire, une autre construction des phrases, un autre accent, une autre orthographe, une autre phonétique, une autre intonation, d’autres mimiques peut-être, etc.

Quand nous réfléchissons bien à ce phénomène, c’est étrange. Mais en même temps je suis un partisan de la défense des langues dans le monde.

La langue, cela fait l’identité et la distinctiond’un pays et de ses habitants. En même temps, c’est la langue courante quiraconte avec ses paroles anciennes l’histoire d’un pays et de ses habitants. Il faut qu’on garde sa langue vivante et actuelle.

Je pense que l’homme doit bien apprendre sa langue maternelle et peut-être aussi sa langue régionale avant tout s'il en a une. Ensuite, je pense qu’apprendre une langue étrangère à un jeune âge est bien. Bien pour le développement de soi-même, bien pour le développement d’un pays, pour sasituation politique et économique dans le monde. 

Oui, je réalise que j’ai encore un long chemin pour apprendre la langue française. Mais cela me fait du bien, j’adore parler une autre langue, et peut-être un jour une autre langue régionale !? 
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18 mai, 2009 02:49

Chanter sous la pluie

Chanter sous la pluie 

Samedi 18 avril, le temps était à l’orage vers le soir. Bien que les coups de tonnerre aient été fréquents et brutaux, les gens se promenaient sous leurs petits parapluies dans les rues étroites d’Aix.

Dans la rue de la Masse les échos du tonnerre se mêlaient à des sons plus harmonieux venant de l’Église de la Masse située au milieu de la rue. Des passants curieux ont aussitôt découvert que c’était la chorale ”Shema” qui s’échauffait sous la pluie pour un concert gratuit ce samedi soir.

 Culture chorale

Aix-en-Provence est une ville étudiante et culturelle. La n’est vie étudiante est plus qu’être assis sur un canapé, des nombreuses activités de loisirs attendent d’être découvert dans cette ville provençale. Le foot, l’art martiaux, la danse etc. chacun sa manière de quitter les pensées scolaires pour un moment de délivrance. Pour ceux qui aiment chanter sous la douche il est peut-être temps de réaliser votre dons "gargaristes" dans une chorale aixoise.    

La chorale ”Shema” fait partie de la Faculté Libre de Théologie Réformée (F.L.T.R.) au sein du campus aixois. Les choristes sont en général des étudiants en théologie puisque celle-ci fait partie de la formation, pourtant il y a plusieurs chanteurs qui viennent de l’extérieur tous les lundis pour l’entraînement. Ce groupe de chanteurs est sous la direction du chef d’orchestre et professeur de rhétorique Noro Anrianalizah, une femme musicienne dont l’enthousiasme et le rhytme  ressemblent à ceux de ”Whoppi Goldberg”. Le nom ”Shema” est hébreu et signifie ”écoute!”.La chorale compte une trentaine de choristes et est ouverte à tous ceux qui souhaitent chanter. L’inscription pour les non-théologiens coûte 61 euros pour toute l’année – les voyages inclus.

 

 

 

"Shema" donne un concert dans une chapelle dans une petite ville avoisinant Valence.  

 

Chanter et découvrir la France au même temps

Comme étudiant étranger la chorale permet de voyager et découvrir la France. Ce semestre la chorale a été en tournée dans des villes avoisinant Valence et à Marseille. Le week-end (16. – 17. mai) la dernière tournée a eu lieu à dans la région de Toulouse.

Diversité: De Martin Luther jusqu’à Martin Luther KingSamedi soir 18. avril dans la rue de la Masse la chorale a fait la concurrence aux bruits des tonnerres. L’église était remplie de toutes sortes de personnes.

”Chanter, c’est la générosité, nous donnons de nos coeurs”, a dit Noro pendant l’échauffement.

Le répertoire des chants était de grande envergure quant aux styles et les langues. Outre la langue française, l’anglais, le russe, le latin et l’hébreu résonnaient dans les oreilles des gens en forme des styles de musique qui s’étendent des compositeurs anciens, notamment Bach, jusqu’au gospel des Afro-Américains.

Raconter sa vie

Après quelques chants deux témoignages personnels étaient donnés par deux étudiants de théologie, respectivement le jeune Suisse Sylvain et le coréen et tout nouveau père Sungyong; Sylvain a raconté sa vie et sa foi chrétienne tandis que Sungyong a exprimé sa réconnaissance à Dieu d’avoir eu une fille. Deux choristes féminines ont fait un dessin aux spectateurs de la vie étudiante à la F.L.T.R dans une manière qui a fait rire tout le monde.

Le coquetier gagné

 

Vers la fin du concert l’applaudissement avec les sourires ont constaté que le spectacle n’était point un fiasco. Parfois des visages curieux des gens de la rue ont surgi dans l’entrée.

Après le dernier ton haut des soprani déployées, le fameux battement de mains en cadence demandait un morceau hors programme et une jeune femme a exclamé son souhait, ”le gospel”. Cette fois tout le monde bougeaient un peu à gauche et un peu à droite.

Comme finale la polyphonie ancienne ”Confie à Dieu ta route” a donné la confiance tant à la foule qu’à nous les choristes – paisiblement nous sommes descendus des ailes des chants.

L’ambiance était plutôt conviviale après où les gens sont restés à parler. Dehors les gens sortant de l’église avaient une mine contente, et les parapluies étaient tous fermés puisque le tonnerre avait abandonné la lutte contre les voix humaines.

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31 mars, 2009 15:33

L'EXPULSION


En février un jeune homme turc de  25 ans a été expulsé vers La Turquie, après avoir passé  huit ans de sa vie en France.  La raison ?   Ne pas avoir  de papiers.

Par Duygu

Güven habitait à Marignane depuis 2000. il est venu rejoindre à l'âge de 16 ans ses deux parents arrivés en 2000. Il a fait des stages d'apprentissage de la langue française et a commencé à travailler dans le bâtiment. Jusqu'à cela, il nous apparait comme une personne normale, quelqu'un comme les autres. Mais bien sûr qu'il y a une différence : il était sans-papier. 

 

Une vie cachée depuis huit ans en France 

A leur arrivée en France, ils se sont adressés à la préfecture pour qu'ils puissent être régularisés. C'est-à-dire que depuis 2000, ils attendent une réponse. Le présent est bien douloureux pour Güven Yildiz, qui n'a absolument personne en Turquie, ses deux parents, ses oncles et tantes, cousins, cousines, amis, sont tous en France où il vivait depuis huit ans. 

Le 1 Février il est arrêté lors d'un contrôle routier. Il est envoyé au centre du rétention à Marseille, où il est resté quelques semaines. Une première fois grâce à la mobilisation, les policiers n'avaient pas pu l'expulser. Malgré la présence à l'aéroport d'une quarantaine de personnes de sa famille, de l'association Démocratie anatolienne, de RESF pour la deuxième fois, il n'a pas pu s'opposer. Il a été expulsé de force, pieds et mains attachés. 

Où étaient les droits de l'Homme ?

Pourquoi ils ont utilisé la force ? Parce qu'il ne voulait pas partir. Il n'a pas pu négocier ni avec sa famille ni avec ses proches avant de son départ.

Est-ce qu'il avait volé quelque chose ? Avait-il fait souffrir quelqu'un ? Bien sûr que non. Son délit était de rester sur le territoire français en tant que sans papier. Parce que son pays n'est pas dans L'Union Européenne, parce que son pays était économiquement insuffisant parce que...Nous pouvons ajouter beaucoup d'autre raisons pour montrer qu'il n'avait pas de droit de rester ici. 

N'était-il pas un homme autant qu'un homme européen? N'avait-il pas des droits comme tous les hommes parce qu'il n'était pas ses papiers ? Où étaient les droits de l'Homme ? Nous ne savons pas. L'exemple que nous vous donnons en est un parmi d' autres. Il n'est ni unique ni ne sera le dernier.

 

La peur ne disparaît jamais

 

Voici une interview avec deux jeunes immigrés Turcs qui sont déjà passés par ce chemin. Pour respecter  leur volonté, nous taisons volontairement  leurs noms : 

 

1.En quelle année avez-vous immigré ?

E: En 1999

A: Moi aussi, en 1999 

 

2.Quand avez-vous obtenu les papiers ?

E: Le 5 Mais 2008

A: En mai 2007

 

3.Comment êtes-vous venus en France ?

E:  D’abord mon père est arrivé ici en Mars 99 avec un visa touristique d’Italie et puis ma mère et mon frère sont arrivés avec les même visas. Je suis venu ici en juillet.

A:Mon père est venu illégalement en 1997 et puis ma mère et ma grande sœur sont arrivées avec un visa touristique d'Espagne en 1999. Moi, j’ai fini mon collège et en juin je suis venu ici avec un visa touristique de l'Autriche.

 

4.Pour quelles raisons avez-vous quitté votre pays natal ?

A: Mon père travaillait comme un chauffeur routier. Il voulait prendre sa vie et sa famille en garantie, c’était sa raison. Donc on est venu pour améliorer notre condition économique.

E: Nous sommes aussi venus pour cela.

 

5.Pour quelles raisons avez-vous choisi de venir en France ?

A et E: Nous sommes entendu plusieurs fois les histoires de nos familles proches qui habitent déjà en France. ils nous disaient souvent que si nous venions ici, nous gagnerons plus quoi qu’il en soit.

 

6.Avez-vous décidés vous-même d’émigrer en France ?

A: Non, c'était mon père qui a décidé

E: Oui, mon père aussi.

 

7.Quelles étiez vos sentiments pendant que vous étiez sans-papiers ?

 A:Je ne me sentais jamais tranquille.  Je me sentais troublé comme dans un camp de détention.

E:Je ne pouvais pas bouger comme je le voulais. La peur de se faire attraper par la police, le travail au noir étaient vraiment vexants.

 

8.Avez-vous déjà été arrêtés par le police ? Si oui, comment ?

E: Plusieurs fois. Le premier était dans un contrôle véhicule. Ils m'ont emmené au commissariat car j'étais sans-papier. Je n'ai pas subi de violence physique mais à ce jour-là j'étais vraiment malade, j'avais la fièvre. Ils le savaient mais ils m'ont mis en garde à vue et le docteur est venu, a donné des médicaments. De plus ils ont ouvert la climatisation qui faisait le froid. Le pire est lorsqu'ils ont mis la main sur moi, ils ont accroché les menottes. On a dit à ma famille qu'ils allaient me donner une couverture mais malgré leurs paroles, je n'en ai pas eu. Le lendemain ils m'ont laissé.

A: Moi, je me suis fait pincer à la préfecture. Mon père avait eu le refus et il voulait encore déposer le deuxième dossier au préfecture mais à ce jour-là c'était dangereux de le déposer sans avocat. Donc nous sommes mis en garde à vue, après ils ont envoyé mon père à la rétention de Marseille. Il est resté trois jours là-bas et puis il a encore eu le refus. L'avocat a fait appel au deuxième tribunal et mon père a obtenu ses papier à la fin  2006.

 

9.Quelles étaient-ce vos sentiments ?

E: Ma première arrestation a été  très douloureuse pour moi. Après la peur augmente. Par exemple quand je marche dans la rue, si je vois un policier ou bien leur voiture, je me sens en insécurité. Même si j'ai eu mes papiers, cela va jamais disparaître dans mon cœur.

A:Lorsque je vois un policier, je me sens mal à l'aise.

 

 

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29 janvier, 2008 10:15

PRESENTATION DU BLOG

 

Ce blog est celui de l'atelier presse du SCEFEE

Vous y lirez les articles, reportages, interviews, chroniques et enquêtes  rédigés par les étudiants de ce cours.

Vous y trouverez des liens sur la presse, les principaux quotidiens et magazines français, les médias en général, le journalisme et bien sûr quelques liens  sur la langue française.

Vos commentaires et suggestions sont les bienvenus.

A vos carnets et à vos stylos !


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A propos du blog

  • Ce blog est celui des étudiants étrangers de l'Atelier Presse du SCEFEE. Vous y lirez les articles, reportages et interviews rédigés par les étudiants. Toutes les illustrations, photos, dessins ou graphiques sont ceux des auteurs des articles.
    Dans ce blog, vous trouverez des liens sur la presse, les principaux quotidiens et magazines français, les médias en général et quelques liens sur la langue française.

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    Catherine Ricoul
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