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31 mars, 2009 15:33

L'EXPULSION


En février un jeune homme turc de  25 ans a été expulsé vers La Turquie, après avoir passé  huit ans de sa vie en France.  La raison ?   Ne pas avoir  de papiers.

Par Duygu

Güven habitait à Marignane depuis 2000. il est venu rejoindre à l'âge de 16 ans ses deux parents arrivés en 2000. Il a fait des stages d'apprentissage de la langue française et a commencé à travailler dans le bâtiment. Jusqu'à cela, il nous apparait comme une personne normale, quelqu'un comme les autres. Mais bien sûr qu'il y a une différence : il était sans-papier. 

 

Une vie cachée depuis huit ans en France 

A leur arrivée en France, ils se sont adressés à la préfecture pour qu'ils puissent être régularisés. C'est-à-dire que depuis 2000, ils attendent une réponse. Le présent est bien douloureux pour Güven Yildiz, qui n'a absolument personne en Turquie, ses deux parents, ses oncles et tantes, cousins, cousines, amis, sont tous en France où il vivait depuis huit ans. 

Le 1 Février il est arrêté lors d'un contrôle routier. Il est envoyé au centre du rétention à Marseille, où il est resté quelques semaines. Une première fois grâce à la mobilisation, les policiers n'avaient pas pu l'expulser. Malgré la présence à l'aéroport d'une quarantaine de personnes de sa famille, de l'association Démocratie anatolienne, de RESF pour la deuxième fois, il n'a pas pu s'opposer. Il a été expulsé de force, pieds et mains attachés. 

Où étaient les droits de l'Homme ?

Pourquoi ils ont utilisé la force ? Parce qu'il ne voulait pas partir. Il n'a pas pu négocier ni avec sa famille ni avec ses proches avant de son départ.

Est-ce qu'il avait volé quelque chose ? Avait-il fait souffrir quelqu'un ? Bien sûr que non. Son délit était de rester sur le territoire français en tant que sans papier. Parce que son pays n'est pas dans L'Union Européenne, parce que son pays était économiquement insuffisant parce que...Nous pouvons ajouter beaucoup d'autre raisons pour montrer qu'il n'avait pas de droit de rester ici. 

N'était-il pas un homme autant qu'un homme européen? N'avait-il pas des droits comme tous les hommes parce qu'il n'était pas ses papiers ? Où étaient les droits de l'Homme ? Nous ne savons pas. L'exemple que nous vous donnons en est un parmi d' autres. Il n'est ni unique ni ne sera le dernier.

 

La peur ne disparaît jamais

 

Voici une interview avec deux jeunes immigrés Turcs qui sont déjà passés par ce chemin. Pour respecter  leur volonté, nous taisons volontairement  leurs noms : 

 

1.En quelle année avez-vous immigré ?

E: En 1999

A: Moi aussi, en 1999 

 

2.Quand avez-vous obtenu les papiers ?

E: Le 5 Mais 2008

A: En mai 2007

 

3.Comment êtes-vous venus en France ?

E:  D’abord mon père est arrivé ici en Mars 99 avec un visa touristique d’Italie et puis ma mère et mon frère sont arrivés avec les même visas. Je suis venu ici en juillet.

A:Mon père est venu illégalement en 1997 et puis ma mère et ma grande sœur sont arrivées avec un visa touristique d'Espagne en 1999. Moi, j’ai fini mon collège et en juin je suis venu ici avec un visa touristique de l'Autriche.

 

4.Pour quelles raisons avez-vous quitté votre pays natal ?

A: Mon père travaillait comme un chauffeur routier. Il voulait prendre sa vie et sa famille en garantie, c’était sa raison. Donc on est venu pour améliorer notre condition économique.

E: Nous sommes aussi venus pour cela.

 

5.Pour quelles raisons avez-vous choisi de venir en France ?

A et E: Nous sommes entendu plusieurs fois les histoires de nos familles proches qui habitent déjà en France. ils nous disaient souvent que si nous venions ici, nous gagnerons plus quoi qu’il en soit.

 

6.Avez-vous décidés vous-même d’émigrer en France ?

A: Non, c'était mon père qui a décidé

E: Oui, mon père aussi.

 

7.Quelles étiez vos sentiments pendant que vous étiez sans-papiers ?

 A:Je ne me sentais jamais tranquille.  Je me sentais troublé comme dans un camp de détention.

E:Je ne pouvais pas bouger comme je le voulais. La peur de se faire attraper par la police, le travail au noir étaient vraiment vexants.

 

8.Avez-vous déjà été arrêtés par le police ? Si oui, comment ?

E: Plusieurs fois. Le premier était dans un contrôle véhicule. Ils m'ont emmené au commissariat car j'étais sans-papier. Je n'ai pas subi de violence physique mais à ce jour-là j'étais vraiment malade, j'avais la fièvre. Ils le savaient mais ils m'ont mis en garde à vue et le docteur est venu, a donné des médicaments. De plus ils ont ouvert la climatisation qui faisait le froid. Le pire est lorsqu'ils ont mis la main sur moi, ils ont accroché les menottes. On a dit à ma famille qu'ils allaient me donner une couverture mais malgré leurs paroles, je n'en ai pas eu. Le lendemain ils m'ont laissé.

A: Moi, je me suis fait pincer à la préfecture. Mon père avait eu le refus et il voulait encore déposer le deuxième dossier au préfecture mais à ce jour-là c'était dangereux de le déposer sans avocat. Donc nous sommes mis en garde à vue, après ils ont envoyé mon père à la rétention de Marseille. Il est resté trois jours là-bas et puis il a encore eu le refus. L'avocat a fait appel au deuxième tribunal et mon père a obtenu ses papier à la fin  2006.

 

9.Quelles étaient-ce vos sentiments ?

E: Ma première arrestation a été  très douloureuse pour moi. Après la peur augmente. Par exemple quand je marche dans la rue, si je vois un policier ou bien leur voiture, je me sens en insécurité. Même si j'ai eu mes papiers, cela va jamais disparaître dans mon cœur.

A:Lorsque je vois un policier, je me sens mal à l'aise.

 

 

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30 mars, 2009 10:04

"TU TIRES OU TU TIRES PAS ?"

Les notes d'une Russe en France.
 
par Olga
 
Peut-être vous vous demandez pourquoi je choisis toujours des thèmes provocateurs ? Je ne fais pas cela intentionnellement. J'écris sur tout ce que je vois. 

Je me souviens de mon premier séjour chez ma tante. Nous sommes arrivés de l'aéroport où ma tante et son mari étaient venus me chercher. Ils m'ont fait faire un petit tour dans la maison et quand nous nous sommes dirigés vers les toilettes, elle a ordonné : "D'abord je vais faire pipi, après toi, Olga, et en suite toi (son mari) et tu tires". 

Moi, je n'ai rien compris.  Le droit de tirer est donné au dernier ? Pourquoi ? Et si je romps ce droit, serai-je punie ? Et qu'est-ce cela tout signifie ????

Puis elle m'a expliqué qu'en France ce phénomène est une norme et que certains Français ne tirent pas ou tirent  rarement pour limiter la consommation de l'eau et de cette façon à l'économiser. 

Si je dis que j'ai été bouleversée par sa déclaration, je ne dirai rien.Comment est-ce possible ? 

Plus tard j'ai appris que c'est vraiment possible et que c'est pratiqué dans de nombreuses familles. 
Un jour en route pour Lyon nous sommes passés chez son amie pour faire une pause. Et quand je suis entrée dans les toilettes.... j'ai vu le même paysage. 

J'y réfléchissais beaucoup. Est-ce que c'est vraiment que de l'eau coûte plus cher que l'image de la maison et la famille ? 

J'en ai parlé à différentes personnes habitant en France.

-Mais non, ce n'est pas possible ! - crie ma copine polonaise, étudiante au mêmecours et qui habite avec son conjoint français depuis 3 ans.

-Oui, tu as raison. J'aivécu avec un Français qui m'interdisait de tirer. Les Français, ils sont siradins - rit une fille russe.

-Les charges que nous payons sont hautes. Mais je pense que ce n'est pas joli de voir tout ce qu'on a laissé dans les toilettes avant... - explique ma copine française, qui partage un appartement avec deux "mecs".

J'essayais de me rappeler des cas pareils en Russie. Pas de souvenirs. Le seul cas quand on ne tire pas la chasse est  quand la chasse n'existe pas. C'est-à-dire quand les commodités sont dans la cour. D'habitude  les maisons en Russie ne sont pas équipées de canalisation.  Si vous habitez dans un village composé de maisons ou dans une maison en ville, c'est autre chose.  Mais la plupart des maisons dans les villages  sont très simples, presque des taudis,  sans eau courante. Et pour  faire pipi il faute aller dans la cour,  malgré la  saison et s'accroupir. Et si vous habitez en Sibérie, où il fait  -30C en hiver ?  L'avez-vous imaginé ?  Je sais qu'en France après la Seconde Guerre Mondiale  c'était la même chose. Sauf la température et le fait qu'aujourd'hui cela a complètement changé.   Les Français sont plus heureux d'avoir la chance de s'asseoir sur une cuvette chaude et confortable, mais pourquoi ils n'utilisent pas cet avantage jusqu'au bout?

Quand je voyage, je suis une règle simple : "When in Rome, do as Romans do". Et quand je suis en France,je fais comme les Français: je mange du fromage, bois du vin, profite du soleil, traverse au vert et composte les tickets.  Mais je tire... Quand ma tante n'est pas là.


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19 mars, 2009 11:30

Vous avez été à la foire aux manèges?

Qui n'était pas encore à la fête foraine? Bientôt la fête aux manèges ferme ses portes le 23 mars

par Anna 

 

Les « grands jouets »  modernes. 

   S'évadant du centre ville pour y prendre un coup d’air férié, tu peux oublier l’Aix avec les vieux bâtiments et t’y retrouver entre les « grands jouets »  modernes. 

   On s’y retrouve là: trop de bruit, trop de cris, trop de musique, trop de monde, en bref : « trop d’action forte sonorisée ». On s’accommode tout de suite, on prend une grimace heureuse et on commence à étudier les installations : un toboggan géant sur lequel on glisse assis sur un tapis, des voitures électriques, un karting, un simulateur, les boosters et d'autres "trucs" intéressants qui sont difficiles à mémoriser, lorsque ce n’est pas les noms dont on doit se souvenir mais les sensations qu’il donne en échange de quelques euros. 

 Visiteurs de différentes ages  s’amuse dans l’espace  du foire aux manèges

Visiteurs de différentes ages  s’amuse dans l’espace  du foire aux manèges

Visiteurs de différents âges  s’amusant dans l’espace  de la foire aux manèges  

Aux côtés des manèges de distraction, les employés, encouragent aussi le public. 

   En criant  une phrase  ils réussissent  dans le même temps à expliquer, à présenter  et à appeler le public vers leurs tentes  ou sont mises en scène les jeux proposés qui promettent des  cadeaux chers aux gagnants. Et tous ensemble avec leurs slogans originaux ils donnent une atmosphère vraiment spéciale, qui influence pas seulement les enfants, mais aussi leurs parents.    

Visiteurs de différentes ages  s’amuse dans l’espace  du foire aux manèges
 
Visiteurs de différentes ages  s’amuse dans l’espace  du foire aux manèges 
Les jeux qui demandent un record personnel attirent la plupart des jeunes 
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18 mars, 2009 20:16

Une discipline – deux pays, deux attitudes

L’Allemagne, la France et le vélo tout-terrain (VTT)

par Lisa

L’allemand qui a fait la connaissance d’un Francais, a sûrement aussi appris à connaître les différences entre les deux nations. C’est aussi valable pour le Francais qui habite en Allemagne. Leurs deux cultures sont, sur certains aspects, loins d’être pareilles. Tous les deux par exemple adorent le foot, mais concernant le vélo tout-terrain, les deux sociétés présentent deux attitudes absolument différentes. Cela a été montré lors d’une interview avec deux vététistes – l’un des deux, Tobias (20 ans), de l’Allemagne, l’autre, Florian (21 ans), de la France.

Les deux sont amis depuis longtemps et font du VTT ensemble. En France ils ont aménagé des immenses chemins de VTT dans les forêts. En Allemagne ils ont presque eu une plainte à cause des 300m de chemins aménagés. Pour les deux ces différences et leurs causes semblent être évidentes.

Lisez vous-même à quel résultat ils sont arrivés pendant l’interview.

 

en Allemagne
 En Allemagne

La situation en Allemagne

En Allemagne, chaque discipline, sauf les disciplines standards, comme le foot, le handball, le basketball ou le tennis, doit être le moins chère possible et prendre le moins de place possible. Il semble, que les allemands n’aiment pas les disciplines individuelles et les nouvelles disciplines ont du mal à s’établir. Quelques une ne sont jamais vraiment acceptées, bien qu’elles soient beaucoup appréciées dans d’autres pays. Depuis les trentes ou quarantes années dernières, les allemands ont presque arrêté de faire la randonnée. Au lieu de cela, un grand lobby de la protection de la nature s’est établi. Ce lobby demande aussitôt toutes les surfaces libres pour lui-même. C’est pourquoi les services n’autorisent même pas les atteintes minimes à la flore ou à la faune dans la région. Ainsi, le VTT n’a guère de chance, car il se déroule dans la nature. Et depuis la baisse de la marche, celle-ci est plutôt aux animaux qu’aux gens. Si quelqu’un dit qu’il veut faire du sport dans la nature, cela tombe dans l’oreille d’un sourd.

Peu d’Allemands vont savoir, que, pendant les Jeux olympiques, une Allemande a gagné la médaille d’or avec son VTT.

Un autre problème est que les services allemands ne donnent pas beaucoup d’argent pour la construction de terrains de sports publics. Cela se voit déjà pour le foot (il n’y a presque pas de terrains pour taper le ballon et d’aménagements publiques). Des terrains pour les vététistes seraient très bon marché et prendraient relativement peu de place. Mais on ne réfléchit même pas à faire des plannings ou à en financer. Il semble que les Allemands ne se sont pas encore liés d’amité avec le VTT, bien que cette discipline devienne de plus en plus appréciée. Sur les chemins où on a fait de la randonnée autrefois, se fait le VTT aujourd’hui. Malheureusement cela est illégal. Beaucoup d’initiatives échouent à cause des services de l’environnement ou du vandalisme. Des chemins très fréquentés sont fermés ou détruits. C’est pourquoi il n’existe guère de chemins VTT officiels en Allemagne, bien que tous les services critiquent le fait que les adolescents soient trop gros et qu’ils ne fassent pas assez de sport, rien ne change. Mais le VTT, avec ces diverses facettes est une discipline idéale pour des gens complètement différents. L’Allemagne devrait s’y habituer!

 

 En France - Peynier 

L’avance des Français

Les Français s’y sont déjà habitués depuis longtemps. Chez eux, le sport individuel dans la nature à d’autres racines.

En plus, leur protection de l’environnement est beaucoup moins rigoureuse et néfaste. Les français ne demandent pas s’ils ont le droit d’aménager un chemin VTT dans la forêt. Ils l’aménagent. De cette manière beaucoup de places pour faire du VTT et pour s’entraîner apparaissent.  Et les gens le voient sous un angle positif.

En France l’éventail de loisir et l’entraînement individuel sont placés avant des aspects comme la nuisance et la «destruction« de l’environnement. Particulièrement dans les régions urbaines, le VTT, comme le BMX et le skateboard, très apprécié. Ce sport anime aussi les centres villes. Les jeunes peuvent se réunir au bord des parcours pour faire du sport ensemble. Ainsi, chaque centre sportif, de taille moyenne, a son propre parc pour les skateboards et un parcours pour les VTTs. C’est le standard en France.

 

En France - Hyères

De plus, les Francais aident et financent beaucoup plus le secteur du VTT que les Allemands. De jeunes talents sont remarqués,  filtrés et supportés très tôt. C’est comme cela qu’ils font percer des stars internationales. Ainsi Nicolas Vouilloz est un Français qui a gagné la plupart des titres de champion de monde en « Downhill VTT » et qui est devenu une légende vivante de ce sport.

Dans les autres disciplines du VTT ce sont également souvent les Français qui occupent les meilleures places.

Sur ce point-là on se rend compte que les français traitent la discipline de VTT différement que les Allemands. Ils la supportent, la laissent grandir et saisissent la chance qui se présente.

Il faut que les Allemands en prennent de la graine.

Il est temps pour que les Allemands s’ouvrent à de nouvelles disciplines et qu’ils donnent une chance à leurs adolescents d’aller en plein air pour faire du sport. Car c’est cela que nous voulons tous, non ?!

 

Voici, une vidéo de VTT:

http://www.youtube.com/watch?v=voJ1S0-hPwY

 

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17 mars, 2009 17:37

"C'EST DES SALADES !"

par K.

 

Le mensonge, les enfants l’ont très bien connu chez leurs parents et cela depuis toujours. Comme pour un repas, il existe des mensonges "vite-faits" et des mensonges qui ont besoin de fines décorations et de temps. Pour s’assurer que le goût des mensonges est doux, sucré, original et délicieux, les parents commencent par raconter de petites belles histoires...

Il est certain que tous les parents ont menti au moins une fois : c’était le moment où leurs enfants leur ont demandé avec des regards coquins et lumineux : "Papa, maman, comment on fait les bébés ?" Et après, les belles histoires commencent... 

"Racontez la vie du Petit Nicolas avec ces quinze petits dessins en français. Allez-y."

Tous les élèves se regardaient, perplexes. 21 Mars 1996. Un oiseau passe en tenant dans son  bec une corbeille avec un petit bébé au milieu. C’était le premier dessin. Aucune idée. Le lendemain, Madame X a trouvé que presque toutes les histoires commencent pareilles : le Petit Nicolas voyage avec un gentil oiseau, une cigogne.  

Depuis ce moment-là, je me suis aperçue que les parents ne racontent pas les mêmes histoires de naissance. Les paysages de naissance sont tout à fait différents pour les enfants occidentaux et les enfants orientaux. 

Les parents en France sont impressionnistes : Ils ont planté plein de choux et de roses ou employé des cigognes pour apporter leurs bébés. On peut imaginer que dans les champs en Provence, des choux blonds, bruns et des roses rousses ou châtain poussent à la même vitesse. Quelle beauté ! Au contraire, les parents en Chine sont plutôt réalistes parce que les bébés naissent parmi les pierres. Pourquoi ? Quand les enfants étaient petits, ils adoraient  tous le même conte. "Il était une fois, un singe sacré qui a été choisi par le dieu pour protéger un bouddhiste afin d’obtenir un livre sacré en Inde. Ils ont été confrontés à de nombreuses difficultés en traversant le pays. Grâce à l’intelligence de ce singe, ils ont réussi leur mission." Vous savez  d’où vient le singe ? Il est exactement apparu parmi des pierres. 

Aux côtés  de ce type de mensonge, il y en a encore de nombreux :

Si tu n’es pas sage, alors…

‘Tu n’auras que des charbons noirs.’- la version française

‘Tu seras avalé par le tigre.’- la version chinoise

Si tu es sale, alors…

‘Les microbes vont te mordre.’- la version française

‘Les puces vont constituer une maison dans la tête.’- la version chinoise

Si tu ne dors pas, alors…

‘Le croque-mitaine va sortir et te manger.’- la version française‘

Le loup qui a mangé le petit rouge va te chercher.’- la version chinoise 

Peu importe le type de mensonge, les enfants en profitent bien et les gardent toujours dans leur mémoire. Peut-être il faut collecter tous les petits mensonges et attendre un moment opportun et important pour les raconter à mes propres enfants.

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17 mars, 2009 17:35

La « boudeuse Wannabe-Parisienne »

                                                                          Cheap & Chic à Aix

                                                                       par Stefano

 

Comme peut le suggérer le titre, dans cette rubrique je tenterai d’identifier les stéréotypes de la garde-robe aixoise, en l’analysant dans les plus petits détails pour réussir ainsi à en comprendre sa signification la plus secrète. Si tant est qu’il y en ait une ! Avec un esprit sociologique j’étudierai la vague - et ô combien arbitraire - notion du style, afin d’en démasquer la platitude latente et l’homogénéité opposée à une fantomatique certitude d’unicité.

Le premier exemple que nous observerons, vous l’aurez sans doute remarqué,est celui de la jeune fille un peu boudeuse qui erre dans les petites rues d’Aix, avec une allure vaguement parisienne.

                                           Portrait d'une fumeuse «Wannabe-Parisienne»

 

En même temps, il se révèle compliqué d’identifier le prototype de cette désormais répandue typologie d’habillement juvénile, surtout parce que maintenant de juvénile il en reste bien peu : en observant placidement les gens qui se promènent sur le Cours Mirabeau, on peut noter comme ce style est adopté par les filles comme par leurs mères, en traversant toutes les générations : des gamines de douze ans aux adolescentes, jusqu’à leur mères parcheminées, justement, qui tentent peut-être de se cacher au milieu de hordes de lycéens pour respirer encore un peu de cet air de gaieté et d’insouciante légèreté typique de l’âge adolescent.

Si les mères avec leurs petites filles filent à toute vitesse et à grandes enjambées comme si elles étaient toujours en retard  (autre comportement très parisien), les fillesde seize ans semblent fatiguées. Peut-être à cause de l’énorme sac qu’elles portent posé dans le creux de leur bras, ou peut-être parce que, même en hiver,elles sortent seulement couvertes de la maxi écharpe de laine, convaincues que celle-ci peut les protéger du froid et par ailleurs conjurer le mal de « bide » provoqué par la paire pause-déjeuner chez Quick etcigarette. Et bien sûr, car avec effrontée nonchalance et toujours avec cet être-fatiguées et  affligées sans raisons, ces jeunes filles sont constamment occupées à fumer une cigarette, avec le regard ennuyé de qui s’en allume une juste parce qu’elle ne sait pas quoi faire.

Passant à leur code vestimentaire, nous pouvons esquisser des constantes qui peuvent être déclinées d’une façon plus ou moins personnalisée (dans ce cas il serait nécessaire de pénétrer dans des « micro-mondes » comme celui de la dérive sportive ou hip-hop, celle un peu plus ethnique ou même la gothique).

- Le cheveu, qu’il soit long, style Raiponce, ou à la hauteur des épaules, doit être toujours muni d’une frange mystérieuse qui rend impossible l’identification du sujet mais qui sert à cacher le petit nez français.

- Normalement, la wannabe-parisienne est insouciante des conditions climatiques de la planète Terre, elle vit au Sud et pour elle c’est toujours le printemps. Donc halte ! aux manteaux doublés et allez ! les pulls plus ou moins épais, longs jusqu’à mi-cuisses et aux manches qui tombent sur les mains (un renvoi inconscient au style grunge?).

-  Sous le pull c’est une prolifération de mailles et maillots à rayures ou fantaisie avec une seule prérogative : le décolleté doit être bien ample car la jeune fille aixoise n’a pas peur de la bronchite.

- Le pantalon : nous sommes dans l’époque « slim » et c’est donc une obligation que de s’enrouler les cuisses comme des saucissons et trottiner ensuite d’un pas dû au manque de circulation dans les membres inférieurs.

- La chaussure reflète sa volonté de défi envers les intempéries : Converse ou ballerines, selon la journée, mais toujours des chaussures épaisses comme un sac des courses.

-  Le maquillage ? Une simple lignede crayon noir tracée avec véhémence sur le contour des yeux et pas grand chose d’autre.

- Sur la question de l’accessoire au contraire il est nécessaire de s’arrêter : d’innombrables bracelets ornent les faibles poignets cependant que des bagues et les immanquables cigarettes décorent les doigts des mains (encoreun peu) d’enfant. Mais le maxi sac fourre-tout posé sur l’avant-bras est le must absolu : en cuir, en toile, de marque ou du marché, bariolé ou de teinte basique, c’est l’accessoire à exhiber avec une pompeuse insolence (en l’occurrence elle peut devenir arme de défense personnelle).

Une inquiétante interrogation: que cacheront-elles dans leurs maxi sacs ? Si vous avez des opinions à ce propos, n’hésitez pas à les suggérer dans les commentaires !

En attendant, un conseil : regardez autour de vous, en aiguisant vos yeux vous réussirez à reconnaître avec précision les clichés de la garde-robe aixoise. Vous vous retrouverez dans l’impossibilité d’éluder les troupeaux des jeunes filles Wannabe-Parisiennes qui, dans le style La Nuit des morts-vivants, errent dans la petite ville provençale, accompagnées bien sûr par leurs équivalents masculins, auxquels sera dédié le prochain épisode intitulé : « l’armée des mèches soufflées. »

 

 

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17 mars, 2009 17:26

L'exposé multimédia de Picasso

une exposition merveilleuse

 ZHAO YINGYING

    A partir de mai, le musée Granet d'Aix-en-provence expose des oeuvres de Picasso avec une façon multimédia. Le public pourra apprécier les oeuvres dans une salle d'exposition merveilleuse.

    Après l'exposition "Cézanne en Provence" qui a fait sensation en 2006, le musée Granet à Aix s'apprête à ouvrir une autre excellente exposition au sommet "Picasso/Cézanne". Les oeuvres de Picasso seront présentées par multimédia.
   Pour réaliser la conception de Métamorphoses, Bruno Ely, le nouveau directeurdu musée, a invité deux jeunes structures marseillaises pleines de talents à préparer ce projet spécial ensemble. Quatre petites salles composent l'exposition. Et chacune a son caractère. L'exposition multimédia est présentée par des nuances de lumière et son. Les oeuvres magnifiques attirent le public -et notamment le plus jeune.
   Cette exposition va durer jusqu'au 15 décembre, elle sera ouverte du mardi au dimanche de 12h à 18h.
    Droit d'entrée: plein tarif:10 e,tarif réduit:8e(de 13 à 25 ans inclus,senior),gratuit pour les moins de 13 ans
     Visite guidée pour individuels: droit d'entrée+4,5e  Ouverture des réservations début 2009
    Groupes(de 15 à 25 personnes)sur réservation: droit d'entrée(9 e par personne)+forfait conférencier pour visite guidée(1h: 90 e) Ouverture des réservations à partir de novembre 2008
     Si vous voulez savoir plus d'information, bienvenue visiter le site:
  www.picasso-aix2009.fr
     Tel: 04 42 52 88 32
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17 mars, 2009 17:25

Vous lavez-vous les mains avant de manger ?

 Les notes d'une Russe en France

par Olga

 

Quand les Russes retournent à la maison, vont manger ou sortent des toilettes, la première chose qu'ils font c'est se laver les mains. Tout le monde de mon âge et plus se souvient des grosses affiches dans les cafétérias scolaires "Lavez-vous les mains  avant de manger". Mais c'était au XX siècle et je ne sais pas si elles sont toujours là, mais je sais que le lavage des mains est une habitude essentielle chez nous et il n'y a pas longtemps j'étais sûre que c'était simple comme bonjour partout. Que je me trompais ! 

Pendant mon séjour en France dans la famille de ma tante russe et de son mari français, la commande "Lave-toi les mains", adressée à lui résonnait toutes les fois quand on se mettait à table. 

- Mais je me les suis lavées au bureau ! dit-il.
- Au bureau ? C'était  quand ? interroge-elle.
- C'était aujourd'hui, répond-il.
- ???

Vaincu et mécontent, il se lève et marche à la salle de bain pour effectuer la procédure qu'il déteste sans doute. Peut-être, pendant son enfance il était suffisant de s'essuyer les mains par soi-même pour que tous les microbes meurent et les parents n'enseignaient pas à leurs enfants de ménager sa santé? 

Mais qu'est-ce que nous avons aujourd'hui ? Ses filles de 40 ans ne se lavent ni les mains, ni les fruits avant de manger. Son fils, un garçon de 10 ans, se met à table avec les mains sales et n'a pas d'habitude aller à la salle de bain quand il retourne chez lui. Est-ce que sa mère n'en a non plus ? Avec son père, c'est évident, mais souvent les femmes sont plus arrangées et propres que les hommes et enseignent les mêmes choses aux enfants. Ou ce n'est pas le cas ? Ou toutes ces personnes n'ont pas de savon ni d'eau chaude dans le robinet ? Je vous assure, elles en ont. 

Avant son mariage actuel, ma tante a rencontré un homme français dont elle avait fait connaissance par Internet et qui l'a invité à Moscou pour un rendez-vous. Il était juriste de Nantes, très intelligent, avec des belles manières, dans les vêtements chers et élégants. Il lui a plu et elle a déjà commencé à faire des projets pour la vie commune, mais a ce moment-là il est sorti des toilettes où il avait passé plus de 5 minutes et.... allait l'embrasser tout de suite ! Peut-être, il s'est ennuyé beaucoup d'elle dans les W.C.? Mais vous comprenez que c'était le premier et le dernier rendez-vous

C'est sûr qu'il y a des Russes, qui ne se lavent ni les mains, ni les pieds, ni les autres parties du corps, mais ils sont des Russes, des sauvages du pays de la vodka et des ours, qu'est-ce que vous voulez ? En revanche, la France est toujours associée à la beauté, l'amour, le parfum et les mains nettes. Est-ce que c'est faute de l'éducation des générations ou l'économie financière ?

 

Je veux croire que c'est la question de l'éducation et de l'économie dans certaines familles. 

 


Un jour j'ai vu une émission sur le problème des maladies infectieuses, dont plusieurs Français souffrent aujourd'hui. Chez nous on les appelle 'les maladies des mains sales'. Le médecin, très sérieusement, parlait du nombre croissant des malades et suppliait à l'écran de faire l'hygiène personnelle. Alors, si les français apprennent à gagner contre les microbes, ils réussiront à faire gagner la France.

 

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17 mars, 2009 17:22

Dormir le ventre plein

Les mauvaises habitudes françaises                           

Par Jujumiro

18h30 – c’est l’heure du repas à Taiwan

Après une longue journée les gens sortent du travail. La première chose qu’ils font c’est satisfaire leur estomac. Les célibataires mangent avec des amis au restaurant. Les familles mangent ensemble à la maison. Si toute la famille travaille, les parents achètent quelque chose à emporter.

En France, à cette heure-là, les gens sont assis dans les cafés. Ils discutent et boivent de la bière en regardant les passants.


20h30 – c’est l’heure du repas en France.

Huit heures après le déjeuner, les Français prennent leurs repas. Est-ce que le déjeuner en France est assez costaud pour soutenir le corps pendant huit heures ? Ou peut être les Français fument beaucoup alors ils n’ont pas faim après les bières de 18h30 ?
Selon Thibaut de Saint Pol*, les repas en France sont des moments importants pour la famille. Il faut donc attendre que tout le monde soit prêt à manger. Cela retarde le repas jusqu’à 20h-20h30.
J’ai aussi entendu la théorie que l’heure du repas en France est en rapport avec le coucher de soleil. L’été quand il fait chaud les Français n’auraient pas envie de manger avant le coucher de soleil. Mais il est difficile de croire que les Français n’ont pas faim en sortant du boulot.
En fait, ils ont faim mais au lieu de prendre le repas, ils grignotent des noix de cajou et des olives en buvant un verre de bière dans un bar et en regardant les passants. Ce petit apéro recule l’heure de repas jusqu’à 20h30. 
A Taiwan, à cette heure-là, beaucoup de restaurants sont déjà fermés !

23h – Tout le monde se couche

Bien que les Français et les Taiwanais mangent à des heures différentes, ils se couchent à la même heure. A 23 h, les Taiwanais ont fini de digérer et peuvent passer une bonne nuit. Les Français, eux, ont le ventre plein : ils dorment mal et ils n’ont pas faim au petit déjeuner !
 
 

 

*Dinner in France :An Enduring Dietary Synchronism T. de SAINT POL  http://www.crest.fr/doctravail/document/2006-13.pdf 

*de Saint Pol, T. (2005). Quand est-ce qu’on mange ? Le temps des repas en
France. Terrains et travaux, 9, 51-72.

 

Catégories [Chocs des cultures ]
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  • Ce blog est celui des étudiants étrangers de l'Atelier Presse du SCEFEE. Vous y lirez les articles, reportages et interviews rédigés par les étudiants. Toutes les illustrations, photos, dessins ou graphiques sont ceux des auteurs des articles.
    Dans ce blog, vous trouverez des liens sur la presse, les principaux quotidiens et magazines français, les médias en général et quelques liens sur la langue française.

    Vos commentaires sont les bienvenus et seront appréciés par les étudiants.

    Catherine Ricoul
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