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17 janvier, 2010 01:17

Plan de Campagne ou "Randonnée de Campagne "

Par Elida Angélica

 

      Moi qui viens des hauts plateaux andins du nord de l'Argentine où l'air est pur et où les gens vivent simplement et du produit de leurs terres, j'ai été passionnée, mais à la fois attristée par le spectacle que j'ai vu quand je suis allée à Plan de Campagne.

      

 
Vue de Plan de Campagne 
 
  Malgré la crise, tout le monde n' a pas perdu le sourire, les clients profitent au maximum des soldes, des prix en baisse, des remises, etc. Les centres commerciaux comme Plan de Campagne sont devenus le sport des consommateurs qui font des kilomètres pour passer la journée dans les magasins.

 

      Ainsi les Centres Commerciaux constituent la base de la sociéte de consommation, mais pour autant, sont-ils la solution pour construire une societé durable ? Les gens achètent des objets pour leur utilité matérielle, pour l'usage qu' ils vont en faire, parce que ces objets sont à la mode et il faut toujours les renouveller. Et les objets déja usés ou démodés, que deviennent-ils ? On consomme si on a un bon budget, et on consomme aussi même si on ne gagne pas assez, si on veut acheter, il y en a pour toutes les bourses, les bonnes marques soit disant originales ou les imitations, ou la contrefaçon bon marché. Mais il y a aussi ceux qui n' achètent rien ! ils piochent, ils comparent, ils papillonnent ! Ils ont tout de même passé la journnée, ils ont mangé et sont allés au cinéma.

      Trouver une place de parking devient difficile, et si quelqu'un est mal garé, la police n'est jamais loin, tout le monde travaille, et les consommateurs payent. La consommation  ne s'arrête jamais et la demande fait monter l'offre, et cette consommation sans limite nous amène a une surproduction de déchets.

      A la fin de la journnée on verra des voitures chargées de matelas jusqu'au toit, les coffres entrouverts remplis de cartons, de plantes et meubles en kit. on pourrait se croire dans un exode de refugiés.  Vers 19h00 on peut voir que les poubelles débordent et qu'il y en a autant à côté qu'à l'extérieur. Penser à mieux gérer le tri sélectif de déchets et à organiser leur recyclage, ce serait  protéger l'environnement et construire un futur plus propre. Et pour moins produire d'ordures, après avoir généré autant de pollution tout au long de la semaine, ne serait-il pas plus bénéfique pour la planéte, de partir en randonnée le dimanche, plutôt que de passer sa journée à Plan de Campagne ?

 

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04 janvier, 2010 16:51

Imaginerium du docteur Parnassus

Par Elias Güthlein 

Avec sa mort le 22 Janvier 2008, Heth Ledger est sans doute entré dans le Panthéon tragique de la jeunesse, comme Marilyn Monroe ou James Dean. Après ses rôles inoubliables dans "Broke Back Mountain" et "The Dark Knight", son dernier film "L’Imaginerium du docteur Parnassus" était attendu avec beaucoup d'attention.

Le film

Dans le Londres d’aujourd’hui un groupe de théâtre folklorique invite des passants à entrer par un miroir dans l’Imaginarium du docteur Parnassus. Le Docteur Parnassus (Christopher Plummer) le maître de l’imagination avait reçu le don d’immortalité dans un concours avec Mr Nick (Tom Waits), le diable. Pour regagner sa jeunesse, le millenaire Parnassus a échangé sa fille (Lily Cole) comme prix dans un autre jeu diabolique. Mais grâce à l'étrange Tony (Heath Ledger) l’entreprise n’est pas encore perdue...

Réalisateur

Terry Vance Gillam (22.11.1940) faisait partie du groupe de Monty Pythonà partir de 1969, comme acteur et réalisateur. Avec ses films „Brazil“ (1985) et „L’Armée des douze singes“ (1995) , Gilliam a établi de nouvelles échelles cinématographiques.

„Un film des amis de Heath Ledeger“

 Bien que l’acteur Heath Ledger soit mort pendant le tournage, JohnnyDepp, Collin  Farell et Jude Law reprennent le rôle avec facilité et donnent au film simultanément une nouvelle profondeur philosophique. Les autres acteurs sont également  convaincants.

Christopher Plummer et Tom Waits sont des antagonistes parfaits et Lily Cole brille dans son premier rôle principal.

 

Un film pour tous et pour personne

 "L’Imaginarium du docteur Parnassus" est tout d’abord un film de contrastes. Il y a une confusion entre réalité et fiction. Ainsi des scènes poétiques se confrontent à des images numériques devant la ville moderne de Londres. Le résultat est une réalité grotesque et artificielle, dans laquelle Terry Gilliam montre aussi une critique du divertissement.

Avec de nombreuses allusions à la littérature (Les Frères Grimm, Faust), les mythes (le mont Parnasse) et l’art (Botticelli), le film n’est pas seulement visuellement enrichissant.

Pour conclure, l’ensemble de la mise en scène, les costumes, le décor et les acteurs donnent au film la distinction d’un chef d’oeuvre.

Bande-annonce du film :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18918634&cfilm=131723.html

 Critique et fiche du film :

 http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/11/10/l-imaginarium-du-docteur-parnassus-la-revanche-du-reve-sur-la-realite_1264626_3476.html

 

 

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03 janvier, 2010 19:50

Stéréotypes d'une femme francaise

Par Kasia

 Vive  La France !

Vive La France - le pays des belles femmes, de la meilleure cuisine, de la mode, de la plus belle langue et du savoir vivre ! Une femme francaise - c'est un sujet large, mais très intéressant en même temps ... Je voudrais vous présenter un stéréotype de la femme francaise qui existe dans ma culture. En Pologne les hommes disent que les femmes francaises sont les plus belles du monde ! Elles sont un symbole de la classe et du chic ! Toujours bien habillées, elles portent des talons hauts, des perles et des foulards autour de leur cou. Leurs accessoires à la mode sont : un chapeau et le parfun de Chanel n° 5 ... Elles sont toujours bien coiffées, bien maquillées et elles ont un corps de rêves !

Un livre

De plus j'ai lu un livre " Ces Françaises qui ne grossissent pas .... " de Mireille Guiliano et j'étais sûre que les Françaises mangeaient de tout et qu'elles restaient minces ! Pourquoi ? C'est simple : elles mangent lentement et avec plaisir, elles mangent des légumes, elles boivent du champagne et beaucoup d'eau, alors elles mangent normalement ... Il n'y a pas longtemps que j'ai appris que ce livre avait été écrit pour les Américains et ça change tout ...

Je suis arrivée en France avec cette image dans ma tête, alors vous voyez maintenant ma surprise ! Je n'avais rien d'autre à faire que de recommencer l'apprentissage de la société française... Je l'ai bien observée et voici mes remarques :

Les Francaises et leur poids

Les femmes francaises sont obsédées par leur poids ! C'est bien triste. Elles sont bombardées par les pubs de produits qui font des miracles, elles se battent avec quelques kilos de plus toute leur vie et elles ne sont jamais contentes du résultat... Cela donne un très mauvais effet : en France il n'y a pas  de femmes d'un poids normal. Il y beaucoup de femmes anorexiques ou obèses. Les statistiques françaises à propos du poids sont maintenant plus proches des statistiques américaines qu'européennes. Dans un magazine féminin français j'ai lu une phrase qui est juste : “ce qui est plus important pour moi c'est moi, moi, et juste moi et mon poids”. C'est effrayant ! D'un côté on se bat contre l'anorexie, de l'autre on présente aux femmes de nouveux produits amincissants qui abîment l'estomac et le foie. Où sont le sport, le bon régime alimentaire et le bon sens ? Les créateurs de mode lancent de nouvelles tendances dans les vêtements, mais aussi nouvelle taille de mannequin . Maintenant c'est 32 ou 34 ? Les Francaises portent une taille au-dessous de la taille européenne. Si vous portez la taille 38 en Pologne, en France vous êtes grosse en portant la taille 40 ou même 42 ! Elles font tout pour réussir à  être mince ...

Ah, la mode !

Paris lance les nouvelles tendances qui sont tout de suite visibles dans la rue. On voit des groupes de clones habillés pareil ! Où est l'individualisme ? Même sac, mêmes chaussures ... En Pologne c'est hors de question de s'habiller comme sa copine. Tu dois avoir ton propre style ! Ici être à l'aise dans les vêtements est plus important que bien assortir les détails. Je vois très souvent des femmes élégantes de la tête jusqu'aux chevilles et aux pieds des chaussures de sport ... le haut élégant, le bas sportif ou l'inverse. Dans ce cas les vêtements de marque perdent leur beauté !

Maquillage

Pourquoi les Françaises se ne maquillent pas? Peut – être ici au sud parce qu'il fait beau et tout le temps nous sommes à la plage ...

Les Françaises vivent dans le paradis ! Elles ont acces a tout les marques de cosmétique quels prix ne sont pas élevé concernant leurs salaires . Alors , manque de maquillage c'est un manque d'envie d'etre belle ou les francaises sont faineantes ? Les Polonaises doivent faire des économies pour acheter du mascara YSL, Chanel ou autres. Mais nous savons qu'un mascara et un gloss ce sont les meilleurs amis de la femme. ( même à la plage ) !

Les Françaises préfèrent être naturelles ! Mais il y aussi l'autre côté : certaines femmes ont trouvé la solution : le maquillage permanent ! Les lèvres et les yeux bien marqués, agrandis ... Pourquoi les Francaises préfèrent-elles les extrêmes ? Où est le juste milieu ? Tout est pour nous mais on doit les utiliser avec modération ...

 

Cet article est basé sur le blog multithématique :

http://f.kafeteria.pl

un blog de Polonais qui habitent en France ou qui ont voyagé en France :

http://francasstereotype.blog.onet.pl

et un blog d'une Polonaise qui vit en France :

http://france.blox.pl/2006/10/pierwsza-ronica-miedzy-nami-a-nimi.html

 

 

 

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14 décembre, 2009 23:56

NOËL et Co

 Par Maryna

 Toutes les fêtes d’hiver existaient depuis toujours, avec le but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l’absence de vie et l’obscurité. Toutefois avant de devenir la fête de la famille avec un bon repas et plein de cadeaux, notre Noël a subi plusieurs transformations.

Un peu d'histoire...

       Dès que l’homme a commencé à cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l’année, car c’était de lui que dépendait la nourriture, la chaleur et le bien-être. Le cours des saisons déterminait aussi le moment des fêtes. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciement et de sacrifices étaient célébrés dés que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c'est-à-dire aux solstices d’été et d’hiver.

A l’origine, les fêtes d’hiver étaient considérées comme une occasion pour boire plus que d’ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser, se déguiser,  (homme en femme, ou en animal, voire nus !) Des jeux de cartes étaient particulièrement à la mode, en Angleterre cette pratique n’était autorisée que durant la période de Noël.

       Peu à peu les fêtes de Noël commençaient à ressembler à une fête, à celle, que nous connaissons aujourd’hui. La tradition d’offrir des cadeaux est bien sûr une représentation symbolique contemporaine des Rois mages apportant des offrandes à Jésus.

Un visage, cent noms...

       Alors, si nous recevons chaque année des cadeaux, il est intéressant de savoir qui est cet homme à la barbe blanche et pourquoi c’est lui, qui nous amène nos petites surprises ?

  Nous pourrions dire sans doute que c’est Saint Nicolas, qui a inspiré le Père Noel. Il voyageait  sur le dos d’un âne. C’est  pourquoi, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noel un verre de vin pour le Père Noel et une carotte pour son âne.

Saint Nicolas a été importé aux  Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands et hollandais, donc Saint Nicolas est Sinter Claas qui est devenu Santa Claus.

  Selon une légende russe il existe un quatrième Roi Mage, qui conduit sur la steppe un traîneau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. En espérant retrouver l’enfant Jésus, il comble de cadeaux les enfants qu’il rencontre en cours de route.

Une fête magique... 

      Finalement "Noël et C"o restent toujours les fêtes les plus aimées des enfants. C’est pourquoi chaque année le Père Noel, le Santa Clause, le Дед Мороз , le Weihnachtsmann, le Ježíšek…  reçoivent des millions et des millions de lettres d’enfants.

C’est pourquoi quand nous grandissons, même si nous n'y croyons plus, nous aimons revenir dans cet esprit magique qui nous ramène à ces soirées de notre enfance, et peut-être nous retrouverons encore une fois des cadeaux ?...

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13 décembre, 2009 19:38

Voyager et se loger moins cher en France

                                           par Svitlana

 Quand je suis venue à Marseille au début de cette année, l'une de mes premières découvertes fut l'incroyable choix des circuits, des idées pour voyager en France. La diversité naturelle des régions, des paysages, la richesse culturelle également avec une très bonne organisation de l'information touristique motivent à voyager !

 Mais même si j’accepte les prix assez élevés des billets de train, de bus, de location de voitures, payer 60 euros (minimum) pour une nuit à l`hôtel me deçoit vraiment beaucoup. Peut-être parce que je me suis habituée à voyager en Inde, dans les pays asiatiques et arabes, où une nuit à l’hôtel coûte de 2 à 10 dollars. Et où le prix le plus élevé, que j'ai payé pour dormir était 25 dollars pour une chambre dans un hôtel-ex-résidence coloniale, en Inde, avec une cheminée et un rosier dans la salle de bain.

 Vous direz que l’Europe ce n’est pas l’Inde, oui, bien-sûr, mais un désir de voyager reste un désir de voyager ! Et si je voyage seule (c’est-à-dire sans possibilité de partager le prix de l’hôtel) ? Et si je suis une étudiante ? Et si je veux passer une semaine entiere dans une autre région, je dois alors dépenser 400 euros juste pour dormir ?..

Et voilà mes solutions pour faciliter la vie en France pour ceux qui aiment voyager.

Les campings.

Une idée parfaite pour presque tout le monde. 12 euros/ nuit pour un emplacement d’une voiture, une tente, 2 personnes. Une douche, WC, une machine à laver et un accès à la cafétéria y compris. La beauté de la nature environnante et l’air frais sont gratuits.

Pour ceux qui préférent plus de comfort, il y a des mobilhomes : 25 euros pour un mobilhome de 4 personnes, meublé, très moderne, avec une cuisinère, un frigo, la vaisselle etc.

Attention : le camping sauvage est interdit en France!

         

                                Photo: Un camping sympa dans les Alpes Françaises

 

Hospitality Club et CouchSurfing .

L’idée parfaite pour ceux qui aiment voyager avec un sac-à-dos et partager leur temps et s leurs expériences avec des autres voyageurs et des locaux. Après s'être enregistrer sur le site-web,  on cherche des membres qui peuvent nous héberger chez eux gratuitement et de bon gré (6000 membres enregistrés par exemple à Paris sur www.hospitalityclub.org et 1000 à Marseille sur www.couchsurfing.com). Héberger quelqu’un chez soi en retour n’est pas obligatoire. Mais on peut toujours accompagner les voyageurs pour prendre un verre ou visiter notre ville.

Covoiturage.

L’idée de pardager une voiture et les frais de la route (essence, péage) est avantageuse et écologique (www.covoiturage.fr). Un bonus est reservé sous forme de rencontres avec des gens nouveaux. Ceux qui ne prennent pas à coeur la mentalité française à l'égard de l’auto-stop (pourquoi déranger les gens si on peut prendre un train) – peuvent tenter leur chance : ça marche aussi !:))

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01 juin, 2009 23:54

« KATYŃ » DEUX HEURES DE MEMOIRE APRÈS 70 ANS DE TABOU

par Malgosia

Première scène

C’est la fin de l’hiver 1940. Dans une petite gare au bord de la forêt, quelque part à l’est de la Pologne, commence une action de chargement d'officiers polonais dans un train de marchandises. Il fait très froid. La neige tombe avec nostalgie sur la terre et sur les têtes les prisonniers de guerre.  Bien qu’ils soient des prisonniers de guerre, ils sont encore vivants. Bien qu’ils espèrent encore aller dans des camps dans le pays, dans quelques minutes leurs vies vont partir dans le train vers la mort…   

« Katyn » est un film que les Polonais attendaient depuis des années. C’est un film comme un récit sur une famille séparée pour toujours, une image sur les grandes attentes et en même temps sur la vérité brute du crime et de la douleur, dans lequel les protagonistes ne sont ni des soldats, ni des officiers assassinés, mais les femmes, les enfants qui, attendant leur retour, vivent dans une énorme incertitude, pleine de fidélité et de l’espoir que devant la porte elles revoient le visage d’un mari, d’un papa ou d’un frère si attendu. « Katyn » aujourd’hui, c’est l’histoire de tous ceux dont le cœur s’est fendu de la douleur de la séparation bien qu’ils et elles vivent toujours. Ainsi, le cinéaste Andrzej Wajda, inspiré par l’histoire de son pays mais aussi par l’histoire de son père (un des officiers exécutés) est le premier à aborder ce sujet tragique après des années de tabou. 

Mais pour bien comprendre les destins de ces personnes, il faut plonger dans l’histoire de l’Europe au début de 19e siècle et les conséquences du système soviétique dans l’Europe jusqu'à aujourd'hui, car la distribution du film dans les pays de l'Europe rencontre encore beaucoup de difficultés. Aussi en Pologne, dans un contexte doublement sensible à cause de la campagne interne de vérification du passé, qui ressemble à la chasse aux derniers communistes et les tensions avec le grand voisin, ex-frère – le Russe, l’œuvre du Andrzej Wajda n’est pas à l’abri de l’instrumentalisation par le gouvernement actuel. Malgré ces faits, Andrzej Wajda, rempli d’espoir que son œuvre trouvera la compréhension en Europe, a utilisé, pour ainsi dire, une perspective simple pour raconter cette histoire exceptionnelle et invraisemblable, une perspective de l’amour qui chaque jour ajoute la puissance dans l’attente et la survivance. Il a créé un récit simple, car il ne faut pas apprendre qu'en Pologne ce qui s’est passé à Katyn en 1940, mais aussi en dehors de frontières polonaises pour éviter des massacres semblables à l’avenir.

Le contexte historique:

C’est la fin de l’été. 
Le 23 août 1939, Staline et Hitler s’accordèrent sur un nouveau partage du territoire de la Pologne. Ils ont signés l’une des clauses secrètes du pacte germano-soviétique qui s’appelle le Pacte Ribbentrop Molotov. Sur la base de ce pacte chacun des deux occupants (Allemand et l’Union des républiques socialistes soviétiques – URSS) a mis en pratique de se débarrasser des élites polonaises. Les Allemands mettent en avant des critères raciaux et les Soviétiques, des critères de classes. 

Le 1er septembre 1939, à 4H45 du matin, la Pologne est envahie par l’armée allemande. La Seconde Guerre Mondiale a commencé. 

Deux semaines après, le 17 septembre 1939, l’Armée rouge envahit la Pologne sous le prétexte de protéger les populations biélorusses et ukrainiennes.  

Au début de 1940, la Pologne est prise donc entre les deux feux des armées des allemands et soviétiques. Des dizaines de milliers de Polonais sont en prison. Les Allemands nazis emmènent les soldats polonais alors que le service secret soviétique de NKVD déportent des officiers polonais, (parmi lesquels étaient de nombreux étudiants car le système de conscription les incorporait systématiquement dans l’armée de réserve), et les membres de l’élite civile polonais (professeurs, médecins, avocats). Environ 15.000 d’individus nommés « l’élite de la nation et la fleur de la culture polonaise ». Sur la base de recherches et d’investigations des médecins du crime et de chercheurs internationaux et indépendants dans la forêt de Katyn, on reconnut que chaque personne avait été d’abord  ligotée séparément, puis placée sur le bord de la fosse et ensuite exécutée par une balle dans la nuque. Environ 15 000 personnes furent assassinés dans les forêts de Kharkow, Miedwoje, Bykowinia,Kuropaty, et de Katyn (4410 assassinés), dont les familles attendent toujours des informations, parce que l’espoir du retour de leur proche est mort.

Il n’y a toujours pas de certitude sur combien d’entre eux furent en réalité assassinés par la décision prise par Staline à Moscou le 5 mars 1940. Il n’y pas de certitude sur l’exécution des prisonniers du camp de concentration de Kozielsk à côte de Smolensk ou ailleurs. Où se trouvent les tombes en plus des 7000 polonais disparus, qui étaient  au début de 1940 dans les camps soviétiques. Sont-il à Bykownia, prés de Kijow, ou à Kuropaty, à côté de Minsk ? Peut-être dans d’autres lieux, où ils ont été transportés avec les prisonniers polonais arrivés au printemps 1940.

Il y a toujours beaucoup de questions sans réponse.

Les pouvoirs de Biélorussie et Russie ont claqué la porte des archives. Minsk ne voudra jamais ni parler, ni dévoiler, ni juger les instigateurs de massacres ni exhumer les corps. Moscou voudrait oublier l’enquête, qui s’est éteinte en 2004. L’assassinat d'environ 15 000 prisonniers de guerre était reconnu là-bas comme « un crime normal », pas comme un génocide. On a reconnu que les instigateurs de massacres sont morts donc il n’y a personne à incriminer. Suivant les procureurs russes, ce « crime normal » est prescrit. En 1990, Mikhail Gorbatchev reconnaîtra officiellement que ces Polonais ont été assassinés sur ordre de Staline, par le NKVD - le service secret soviétique. Quand à Moscou en 1992, Boris Eltsine ouvrit au public une part des archives de dirigeants de l’URSS, on a mis les nouvelles données entièrement à jour : les destins de dizaines de polonais : où ils ont été détenus, transportés, jugés ou  assassinés. Le monde a appris que la forêt près de Kharkow cache le même secret que celle de Katyn. On a peur de planter une pelle là-bas de crainte de trouver des ossements humains. Après plus de 60 années à chercher la vérité, la force des camarades soviétiques triomphe encore de manière efficace. Ils ont persuadé leurs alliés de garder le silence pendant un demi-siècle, donc à l’ouest on a menti comme à l’est, et dans cette mer de mensonges périssait la voix de la justice et des victimes. C’est le triomphe du pouvoir soviétique - le paradoxe c’est qu’en avril 1943 J.Gœbbels, le ministre de la Propagande et de l’Information au IIIe  Reich a annoncé la découverte des tombes de massacrés dans la forêt de Katyn, en se réjouissant de « cette  nouvelle nourriture pour sa propagande pour de nombreux mois. » 

Le mot du réalisateur


« Je ne voulais pas faire un film seulement historique, ou politique, mais sur la souffrance et le deuil », explique Andrzej Wajda. « Je ne voudrais pas tout de même que le film Katyn soit ma recherche personnelle de la vérité, tel un cierge allumé sur la tombe du capitaine Jakub Wajda. Puisse ce film raconter la souffrance et le drame de nombreuses familles de Katyn. Puisse t-il parler de ce mensonge qui triomphe maintenant au-dessus de la tombe de Staline, et qui a assigné au silence La Grande Bretagne et les Etats-Unis, les Alliés de Staline de l’époque dans la guerre contre Hitler. 

Je sais que la jeune génération avec toute son ardeur et tout à fait consciemment s’éloigne de notre passé. Occupée par le quotidien, elle oublie les noms et les dates qui, que nous le voulions ou pas, nous construisent comme nation, avec toutes nos peurs, nos fragilités faisant surface aux moments opportuns ». 


Derrière scène


Andrzej Wajda conclut son œuvre dans la forêt de Katyn, qui est devenue le symbole de ces massacres. La longue et terrible scène de l’exécution systématique des officiers. Une balle dans la nuque. Comme un rituel monotone qui glace le sang. Une balle pour chacun. Environ 15 000. Et selon « Notre Père, qui êtes aux cieux, que ton nom soit sanctifié…» est inachevé. 

Fiche artistique et technique :
 

Réalisateur : Andrzej Wajda
Scénario : Przemysław Nowakowski, Władysław Pasikowski, Andrzej Wajda d’après le roman d’Andrzej Mularczyk « Katyń. Post Mortem »
Musique : Krzysztof Penderecki
Directeur de photographie : Paweł Edelman
Montage : Milenia Fiedler, Rafał Listopad
Genre : Drame, Historique
Durée : 1h58
Sortie en Pologne : 21.09.2007
Sortie en France : 01.04.2009, distribué par Kinovista

Une production Akson Studio, Telewizja Polska, Telekomunikacja Polska avec le soutien de l’Institut Polonais du cinéma.  



www.katyn-lefilm.fr
www.dailymotion.com/video/x3srxw_le-massacre-de-katy_events
www.fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Katy%C5%84

 

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01 juin, 2009 18:41

L'amour - la passion = la vie ?

 Critiques sur les livres Passion Simple & Une Femme Gelée d'Annie Ernaux

                                                     par K. 

Les auteurs ne sont pas tous satisfaits d'écrire des romans qui sont éloignés de leurs vies. Parfois ils  racontent leurs propres histoires ou plutôt leur autobiographie. Paroles de soi, sentiments réels et communications intérieures constituent un style brut et brillant. Annie Ernaux est l'une des meilleurs auteurs qui possède cette arme comme son propre style, comme elle le manifeste parfaitement dans les oeuvres Passion Simple et Une Femme Gelée, surtout dans une perspective fine d'être une femme.

Les livres.

‘A partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'ilme téléphone et qu'il vienne chez moi. Les seules actions où j'engageais ma volonté, mon désir et quelque chose qui doit être l'intelligence humaine (prévoir, éevaluer le pour et le contre, les conséquences) avaient toutes un lien avec cet homme.’- Passion Simple

Elle, amoureuse et affranchie, simple et sincère.

Elle profite énormément de l’anesthésie de l’amour.

Elle, vit.

‘Le matin, je vois des femmes secouer des chiffons, faire des signaux interminables sur leurs vitres, rentrer des poubelles. Je ne me pose pas de questions, ces gestes font partie d'un rituel étranger à ma vie.’ Une Femme Gelée.

Elle, acide et affaiblie, perdue et paralysée.

Elle souffre immensément de la torpeur de l’amour.

Elle, existe.

Le passage

En lisant ces deux livres, j’ai tenté d’imaginer un dialogue entre ces deux personnes. Est-ce que l’une pourrait être mon passé et l’autre  mon futur ? D’après moi, il y avait une barrière de langage formidable qui les tenait délicieusement éloigné. C’est justement la passion. Lorsqu’elle est une fille, elle entrechat sur sa musique intérieure. Les hommes, les désirs et la passion tissent ensemble leur réseau du monde. La musique, c’est la voix d’un homme ou les battements du coeur quand elle est amoureuse. Bien sûr, elle souffre de la douleur lancinante de l’attente , des divagations et des chimères. Mais elle est vivante.

Est-ce que l’on ne peut pas garder notre passion pour toujours, même si les noms passent  de Madamoiselle à Madame ?

Dans ‘Une femme gelée’, avant, elle était une fille qui demandait de la liberté et qui lisait, jouait, rêvait, mais aussi, chaque dimanche, qui partait à la découverte des rues et des paysages autour de la ville. Mais la vie rythmée, les achats, la cuisine l’ont tuée. Est-ce qu’être une femme gelée, c’est le prix d’avoir un état stationnaire ? Si la réponse est oui, alors les prix sont trop hauts, incroyablement hauts et les espérances sont basses, scandaleusement basses. Mais dans les deux cas, les personnes sont également désorientées et en plein désarroi, qui souffre le  plus ? J’ai beau cherché la réponse, aucune me convient.

 

Les liens:

http://auteurs.contemporain.info/annie-ernaux/

http://auteurs.contemporain.info/oeuvre.php?oeuvre=La+femme+gel%E9e&no=45

http://auteurs.contemporain.info/oeuvre.php?oeuvre=Passion+simple&no=46 

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24 mai, 2009 22:26

« Paroles » Qui Ne S’Envolent Pas

Par Oldphoebe 

 

Si vous vous mettez au français et vous avez envie de savourer le nectar de la langue française en feuilletant un recueil de poésies, « Paroles » de Jacques Prévert (1900~1977) sera un choix incontestablement idéal.

Pour tous ceux que la culture et l’art intéressent, Jacques Prévert est un incontournable. Même si vous ne connaissez pas son nom, il est peu possible que vous ne soyez jamais tombé sur un ou deux de ses ouvrages. C’est lui qui a produit le scénario du « Roi et l’Oiseau », un dessin animé classique français reconnu à travers le monde qui a éclairé l’Oscar gagnant réalisateur de films d’animation japonais Miyazaki Hayao. C’est lui qui a son nom lié avec Marcel Carné en tant qu’un duo en or phénoménal dans l’histoire du cinéma, qui a fait éclore des films qui définissent le "réalisme poétique", tels que « Quai des brumes » « Les Enfants du Paradis ». C’est encore lui qui a collaboré avec Joseph Kosma en ajoutant au trésor de la chanson française une cinquantaine de pépites, y compris « Les Feuilles Mortes ».

« Paroles » est le premier recueil de poèmes de ce prolifique génie, paru l'année de ses 46 ans. Dès lors, cet ouvrage témoigne un succès exceptionnel et une popularité perpétuelle. Voici quelques raisons de la recommandation. Premièrement, « Paroles », comme le titre l’indique, est stylistiquement parlant une série de poèmes simples et vivants comme des paroles quotidiennes. Cela facilite son accès. Pas étonnant, ces poèmes se retrouvent très souvent dans les cours de français. Y a-t-il une façon plus simple d’apprendre le passé composé et les pronoms relatifs que réciter un petit poème comme « Le Message » ? Sans parler de la richesse des vidéos et des enregistrements que vous trouverez sur Internet pour prendre modèle et améliorer votre prononciation !        

Bien que se servant les mots de tous les jours, Jacques Prévert expérimentalement explore la possibilité de la poésie en jouent avec les mots. La délectation des jeux de mots réagissant avec les riches connotations évoque une expérience de lecture particulière, qu’il s’agit d’une combinaison de la légèreté et la liberté en forme et la vastitude et la profondeur au contenu. Prenons un petit extrait pour voir, "Le monde mental / Ment / Monumentalement. "-- «Il Ne Faut Pas … ».


Les thèmes abordés dans « Paroles » sont assez nombreux et variés. On dirait une fresque poétique délicatement dépeinte sous la devise de "la liberté, l'amour et l'humanité". Il suffit de le lire aléatoirement pour trouver un morceau qui vous intéresse. Vu que le poète est à la fois un scénariste, naturellement certains textes nous donneront l’illusion de regarder une scène du théâtre ou du film, comme par exemple, « Chez la Fleuriste » , « L’Accent Grave », « Déjeuner au Matin ».  

Enfin, les poèmes de Jacques Prévert sont probablement ceux des plus lus par les francophones. Est-ce que nous pouvons dire que, pour être apprenants cultivés de français, il faut quand même lire un peu de Jacques Prévert ? Allez,  prenez un exemplaire de « Paroles » et commencez à découvrir le monde autour de vous avec les yeux du poète ! 

  

Les liens :

01 Acheter « Paroles » chez Amazon

Vous le trouverez aussi chez les bouquinistes à un prix vers 2 euros !

02 Ecouter sur ligne trois poèmes de « Paroles » mis en musique

03 Une anthologie sonore de la poésie française

 

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22 mai, 2009 19:53

Parler une autre langue

Parler une autre langue n’est pas évident

Par Careen

 Au semestre dernier, l’un de nos devoirs était d’écrire un texte au sujet des langues. Je trouve cela très amusant, parce que, comme je suis étrangère, le mot ‘langue’ joue un rôle important dans ma vie en ce moment. Depuis huit mois j’essaie de comprendre et surtout d’apprendre la langue française. Et bien que j’aie déjà appris beaucoup et que j’essaie de faire des progrès, je sais bien que jamais je ne maîtriserai la langue française comme ma langue maternelle.

La langue maternelle se construit bien etprofondément dès le plus jeune âge. C’est souvent la mère qui nous apprend lal angue en jouant, avec aisance et d’une manière très naturelle. Ou peut-être les bases sont activées plustôt dans l’utérus de la mère. Et on n’apprend parfois pas que la langue nationale, mais aussi souvent la langue régionale. Je suis fascinée par le fait qu’on parle à quelques lieues d’ici déjà avec un autre accent, avec une autre intonation et avec une autre émotion. Plus nous allons loin et plus nous entendons des langues différentes. On passe la frontière d’un pays, et après on ne comprend plus la langue. La langue arrête d’exister et l’homme a besoin d’une langue étrangère. Ça veut dire : un autre vocabulaire, une autre construction des phrases, un autre accent, une autre orthographe, une autre phonétique, une autre intonation, d’autres mimiques peut-être, etc.

Quand nous réfléchissons bien à ce phénomène, c’est étrange. Mais en même temps je suis un partisan de la défense des langues dans le monde.

La langue, cela fait l’identité et la distinctiond’un pays et de ses habitants. En même temps, c’est la langue courante quiraconte avec ses paroles anciennes l’histoire d’un pays et de ses habitants. Il faut qu’on garde sa langue vivante et actuelle.

Je pense que l’homme doit bien apprendre sa langue maternelle et peut-être aussi sa langue régionale avant tout s'il en a une. Ensuite, je pense qu’apprendre une langue étrangère à un jeune âge est bien. Bien pour le développement de soi-même, bien pour le développement d’un pays, pour sasituation politique et économique dans le monde. 

Oui, je réalise que j’ai encore un long chemin pour apprendre la langue française. Mais cela me fait du bien, j’adore parler une autre langue, et peut-être un jour une autre langue régionale !? 
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19 mai, 2009 23:38

Le Formal

  PAR JUJUMIRO

 

 On sait bien que la cuisine française est très appréciée mais souvent très chère. A cause du nombre de touristes, le coût de la vie à Aix est le deuxième plus cher de France, après Paris. Alors ce n'est pas donné de manger dans un restaurant d'Aix. Mais j'aimerai quand même dîner dans un bon restaurant de temps en temps sans casser ma tirelire. La meilleure façon de le faire est d'y aller à midi au lieu d'y aller le soir. Normalement les repas du soir sont presque deux fois plus chers que le midi dans les restaurants "gastronomiques".      

 

 

salade

 

Folies des légumes du retour du marché, filet de maquereau grillé en toute simplicité

 


Réglette de magret de canard des Landes, manchon confit et braise, gnocchi au parmesan, jus de mangues

 

 

 

Dessert

 

"Le Formal" est mon restaurant préféré à Aix jusqu'à maintenant car c'est le meilleur rapport qualité/prix. Il est situé dans le coeur du centre ville d'Aix, au 32 rue Espariat. L'entrée est très discrète : il y a seulement une simple porte visible suivie par un couloir long et étroit. Le restaurant peut accueillir environs 35 personnes alors il vaut mieux réserver en avance pour le midi. La salle à manger est propre, classique, dans une cave voûtée dont on voit les anciennes pierres. J'adore cette ambiance intime, élégante et chaleureuse. 

Le service est agréable, efficace et détendu. La composition de chaque assiette est expliquée. Il vaut mieux avoir au moins une heure et demi pour le repas complet. Le menu est original aux saveurs inédites et raffinées. La présentation de chaque plat est séduisante et créative comme une peinture d'art. Je ne connais pas bien le vin alors je sais pas si le restaurant propose une belle carte des vins. 

Mais rien n'est parfait! Je recommanderai ce restaurant sans hésitation si le prix et le menu 'de saison' étaient eux aussi intéressants.  Le menu du midi est à 24 euros pour une entrée, un plat, un dessert, et un verre de vin. Il ne faut pas oublier que c'est un repas de qualité mais pas de quantité ! Je suis aussi déçue que le menu ne change pas plus souvent. Dans mes restaurants préférés à Toulouse (Le Mas de Dardargna "www.masdedardagna.com", Aux Saveurs des Paradoux), ils changent le menu du midi au moins une fois par semaine. Alors, là on parle de vrais chefs passionnés et pas paresseux!

 

 

 

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18 mai, 2009 20:38

« L’Armée des Mèches Soufflées »

 Par Stefano

 

Comme je l’avais déjà annoncé dans le précédent article de ma rubrique Cheap & Chic à Aix, dans ce nouveau rendez-vous avec la  plume enflammée qui dévoile les stéréotypes de la garde-robe de la petite mais joyeuse (ehh) ville provençale,nous nous ouvrirons au monde fantastique des Mèches Soufflées.

Eh bien oui, nous parlons du compagnon de goûter de la Wannabe-Parisienne,le vide cosmique doté d’une chevelure touffue coiffée à la gifle.

Avec leur lent traînassement dans les rues d’Aix, les Mèches Soufflées peuvent être reconnues au milieu des gens tout d’abord grâce à leur principal signe de reconnaissance, leur manifeste : la mèche, justement !

Il s’agit d’une architecture capillaire qui fait pâlir le plus hardi Frank Gehry qui s’élève sur leur crâne avec majestueuse indifférence pour les lois dela physique (gravitation ? Isaac Newton ? Quoi ??)

Bien sûr, parce que la mèche soufflée, pour être vraiment telle, doit se modeler de façon totalement arbitraire, quasi surréelle : au moment de secoiffer, les garçons choisissent un point du cuir chevelu, au hasard ou plus souvent latéral, où faire partir le flux de la masse pileuse, avec un habilejeu de sèche-cheveux et d’inconnus produits pour cheveux.

C’est une chose qui peut certainement causer l’envie de celui qui n’a pas été gâté par Mère Nature, qui peut au mieux exploiter cette technique pour créer, avec ce qui lui reste, une mèche-moumoute à la dernière mode (toute référence à l’auteur de cet article est purement fortuit...)

Vue l’extraordinaire attention qu’ils ont en créant leurs coiffures, les Mèches dédient la plupart de leur temps à la maintenance de celles-ci. Vous pouvez donc les observer pendant qu’avec extrême nonchalance ils arrangent incessamment leur objet fétiche, jamais un cheveu à la mauvaise place !

 

Et quelle chance quand on tombe sur une armée de Mèches Soufflées, on doit admettre que la chorégraphie parfaitement synchronisée du passage de la main dans la mèche est un spectacle de rare intensité.

Passant au code vestimentaire voici le costume exemplaire des Mèches Soufflées :

Les chaussures sont des sneakers en toile, impalpables, très légères mêmeen hiver : pour une foudroyante hypothermie.

Les pantalons, volés à leur sœur Wannabe-parisienne, sont des jeans slimsbien serrés qu’il faut vêtir obligatoirement à mi-fesses pour exhiber le caleçon, aux couleurs les plus variées.

Le must absolu pour les Mèches est le sweat à capuche, vrai et propre status symbol. Le plus courant est la version classique gris chiné, mais ce n’est pas rare qu’elle soit déclinée en d’autres couleurs, toujours aux teintes voyantes !

Sous le sweat, il y a un monde de t-shirts et de chemises à petits carreaux, car une touche country/grunge est toujours tendance. À l’extérieur, un blouson en cuir manifeste leur volonté d’être pris au sérieux (pff !)

En ce qui concerne les accessoires, il faut admettre que malgré leur démarche du genre homme primitif, les Mèches sont tout sauf bigots ou rétrogrades. Ils portent souvent des sacs en cuir plutôt féminins, mais heureusement ils ne s’inspirent pas des dimensions extra-large des ceux des Wannabe-Parisiennes.

Le style métrosexuel règne aussi chez les jeunes garçons aixois.

Maintenant, après cette attentive analyse, il ne nous reste plus qu’à contempler l’image de la Mèche Soufflée : 

Pour conclure ce rendez-vous avec la rubrique Cheap & Chic, je vous propose de suggérer d’autres aspects des stéréotypes de la garde-robe aixoise qui peuvent avoir attiré votre attention pendant ces mois de résidence dans la petite ville provençale ! 

 

Catégories [Cheap & Chic à Aix ]
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18 mai, 2009 15:58

"A la table comme en amour, le changement donne du goût". (Proverbe provençal)

                                                                                Par Maryna

Dans mon pays on imagine les hommes français comme des héros du roman « Don Juan » ou au minimum comme « Casanova ». L’homme français a beaucoup de  charmes et il a d’excellentes manières. Il est prêt à vous dire à chaque instant des compliments très recherchés, bien sûr si vous avez de la chance de rencontrer ce meilleur représentant de la population masculine de la planète.      

    Y a-t-il des  raisons dans ces jugements ? Qui sont-ils ? Est-ce qu’ils sont des vrais machos ou bien sont-ils  les derniers gentlemen en voie de disparation ?   

       Je dois dire merci à l’interprète de mon futur mari, qui lui a donné les bonnes explications de savoir-faire. Grâce à cela, mon futur mari ne me demandait pas de partager l’addition au restaurant et il essayait de ne pas oublier  d’ouvrir la porte pour me laisser entrer (sauf quelquefois quant la porte manquait de me fracasser le nez).

          De toute façon, je peux dire sans aucun doute, que les hommes français sont des gourmands et des amateurs d’exotisme, et je ne parle pas de cuisine mais plutôt de leur rapport aux femmes.

          A mon avis, pour un chercheur qui voudrait rencontrer les cultures des pays du monde, il suffit qu'il s’inscrive dans un cours de  langue française qu’on peut trouver  dans toutes les villes françaises. J’étais dans une de ces écoles et je ne pourrais pas énumérer tous les pays  d’où viennent les femmes qui s’inscrivent dans ces cours et pour beaucoup sont arrivées en France après avoir rencontré un Français. Pour ma part dans ma classe j’ai fait connaissance de femmes de  Russie, d’Ukraine, d’Estonie, de Pologne, du Mexique, de Bulgarie, de Chine, du Viêt-Nam, du Cambodge, de Thaïlande, d’Espagne, d’Italie, de  Corée, de Colombie, du Maroc, et d’Algérie. Selon les statistiques le nombre de mariages mixtes a doublé en vingt ans : un mariage sur quatre est mixte en France.

           Qu’est-ce que je peux dire ? Je ne pourrai jamais trouver de réponses  à mes questions, mais j’ai entendu dire que les scientifiques ont proposé une théorie, selon laquelle dans quelques centaines d’années tous les signes de distinction comme la couleur de  peau ou des cheveux  disparaîtront. Les gens seront presque tous les mêmes. Peut-être, et aujourd’hui nous pouvons constater que les hommes français dans leur attitude et grâce à leur énergie sont près des sources de ces changements !

Catégories [Chocs des cultures ]
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18 mai, 2009 14:18

Bon appétit à la roumaine

L’espace historique roumain se distingue par un de son  plat traditionnel  la Mămăliga (prononciation : La Mai-mai-li-gha). Les anciens roumains utilisaient ce plat à base de maïs  jaune comme pain,qui était un aliment de base dans les périodes sévères de guerre.

 par Anna 

 

Traditionnellement, la mamaliga se prépare en faisant bouillir un mélange d'eau, de sel et de semoule de maïs dans un pot de fonte de forme particulière appelé "ceaun". Lorsqu’elle est préparée à la manière du plat italien polenta, la Mamaliga se fait bouillir jusqu’à la consistance plus épaisse que la polenta au point qu'on peut la découper en tranches, comme du pain. « Le pain jaune »  se mange tiède, les petits morceaux de mamaliga sont servis en accompagnement de la crème aigre, du fromage, du poisson, de la soupe de poisson, de ciorba, des viandes ou œufs, ou est écrasée dans un bol de lait chaud. Comme spécialité rurale la Mamaliga a réussi à résister le passage du temps et s’impose dans les menus des meilleurs restaurants.

La préséntation de la Mămăliga sur la table roumaine

La recette de la  Mămăliga

Ingrédients

2 verres de farine de maïs  tamisée, 5 verres d’eau, sel, beurre.

Préparation

Faire bouillir l’eau salée dans une marmite en fonte (à fond arrondi). Mettre doucement un tiers de toute la farine dans l’eau bouillante et laisser cuire 10 minutes. Ajouter le reste de la farine, en remuant soigneusement (de préférence - avec un bâton rond en bois), puis le beurre et cuire encore 20 minutes  à petit feu, en remuant de temps en temps. La Mamaliga doit être très épaisse. Pour vérifier la cuisson, planter le bâton rond au milieu de la préparation, en le faisant tourner sur lui-même, s’il en ressort sec, la Mamaliga est cuite. Une fois cuite, on retourne la Mamaliga sur un plat ou sur une planche en bois. Elle se coupe avec un couteau ou à l’aide d’un fil à coudre. La Mamaliga est essentiellement servie tiède avec un fromage blanc de lait de vache ou de brebis ou (poisson, soupe de poisson, ciorba, viandes ou œufs). 
 
Source de la recette et de la photo: http://www.moldavie.fr/spip.php?article226 

 

 

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18 mai, 2009 10:08

Etiez-vous sur Mars ?

 Les notes d'une Russe en France

par Olga


Marseille est la quinzième ville française que j'ai visitée et la première ville où je me suis installée pour longtemps.  Avant mon arrivée j'ai entendu dire que la population à Marseille est tellement mélangée, que souvent on ne comprend pas où on est. D'abord je n'ai pas compris tout ce que cela signifiait, mais en un instant je l'ai senti autour de moi.

Je me rappelle mon premier voyage en bus municipal, ligne 26, vers le métro Bougainville. Nous étions un dimanche matin et le bus était plein de monde, principalement des Maghrébins et des Africains qui allaient au marché aux Puces.  Ils étaient habillés en vêtements traditionnels : les femmes en jupes d'or, en turbans enroulés fièrement autour  de leurs têtes, en foulards noirs et en robes bariolées; les hommes en calots avec des broderies orientales, en  robes de soie par-dessus les costumes classiques. Certains lisaient le Coran et égrenaient un chapelet, les enfants criaient dans leurs landaus, la musique arabe s'écoulait des portables des ados, tout le monde parlait en des langues inconnues, toutes les langues possibles, sauf le français.  J'étais debout sur un pied, enserrée  entre les sièges et les landaus d'enfants, ma tante enserrée entre des Africaines bruyantes. Je regardais tout cela avec étonnement et curiosité et je n'arrivais pas à comprendre ou j'étais.

J'éprouve les mêmes sensations chaque fois que je prends le bus municipal quand je vais ou rentre du centre-ville. Un jour, en montant le bus de la ligne 97 à l'avenue St. Antoine, j'ai mis le ticket dans le composteur, maisje ne l'ai pas récupéré - un grand Africain, étant debout près de la cabine duchauffeur, m'avait devancé. Il tournait mon ticket en l'air, comme s'ilm'excitait, en clappant ses livres et me fixant ses yeux. Puis il a dit quelque chose au chauffeur et tous les deux m'ont adressé des sourires sucrés. Tous les passagers, absorbés par ce spectacle, restaient immobiles et silencieux, en goûtant d'avance le dénouement. Paralysée, je  regardais mes "nouveaux amis", essayant de comprendre qui de nous était devenu fou : moi, qui ne saisissais pas les règles de ce jeu ou ces deux, après avoir vu une jeune femme blonde. Enfin, quand je suis sortie de la stupeur et quand j'ai récupéré le don de la parole,  je lui ai hurlé "Donne-moi mon ticket!!!" Il a obéi tout de suite et je ne sais pas qui avait plus  peur à ce moment-là.

L'autre jour, en revenant du centre-ville par la même ligne, j'ai reçu un coup au visage par un homme Maghrébin. Je descendais  à mon arrêt et il était debout près de la porte. Pour descendre, je devais passer devant lui. Peut-être, cela ne lui a pas plu et il voulait que je reste là avec lui, car il me regardait toutes les 10 minutes de mon voyage. Je ne sais pas. Mais quand j'ai réalisé tout ce qui s'était passé, il était déjà trop tard. Comme toujours, le public regardait le show avec intérêt et silencieusement.

Parfois il me semble que je joue dans un spectacle et mon rôle est d'attirer des personnages étranges et me retrouver dans les situations comiques et sottes.  Ils sont omniprésents, malgré ma dislocation. Mais en ce sens Marseille est un peu particulier. Ceux, qui n'habitent pas là, disent, que c'est une très belle ville. Ceux qui y habitaient, disent souvent que ce n'est pas une ville, mais une autre planète, la planète Mars. C'est-à-dire que ces habitants sont des Martiens. t Suis-je alors presque entrée en communication avec eux ? Au moins ceux qui voyagent en bus municipaux. Maintenant tout devient clair.  Si je l'avais su avant… Mais comme je suis très émotive, je crains de ne pas survivre à une autre rencontre martienne, c'est pourquoi désormais je prends le train…

 

 

Catégories [Chocs des cultures ]
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18 mai, 2009 02:49

Chanter sous la pluie

Chanter sous la pluie 

Samedi 18 avril, le temps était à l’orage vers le soir. Bien que les coups de tonnerre aient été fréquents et brutaux, les gens se promenaient sous leurs petits parapluies dans les rues étroites d’Aix.

Dans la rue de la Masse les échos du tonnerre se mêlaient à des sons plus harmonieux venant de l’Église de la Masse située au milieu de la rue. Des passants curieux ont aussitôt découvert que c’était la chorale ”Shema” qui s’échauffait sous la pluie pour un concert gratuit ce samedi soir.

 Culture chorale

Aix-en-Provence est une ville étudiante et culturelle. La n’est vie étudiante est plus qu’être assis sur un canapé, des nombreuses activités de loisirs attendent d’être découvert dans cette ville provençale. Le foot, l’art martiaux, la danse etc. chacun sa manière de quitter les pensées scolaires pour un moment de délivrance. Pour ceux qui aiment chanter sous la douche il est peut-être temps de réaliser votre dons "gargaristes" dans une chorale aixoise.    

La chorale ”Shema” fait partie de la Faculté Libre de Théologie Réformée (F.L.T.R.) au sein du campus aixois. Les choristes sont en général des étudiants en théologie puisque celle-ci fait partie de la formation, pourtant il y a plusieurs chanteurs qui viennent de l’extérieur tous les lundis pour l’entraînement. Ce groupe de chanteurs est sous la direction du chef d’orchestre et professeur de rhétorique Noro Anrianalizah, une femme musicienne dont l’enthousiasme et le rhytme  ressemblent à ceux de ”Whoppi Goldberg”. Le nom ”Shema” est hébreu et signifie ”écoute!”.La chorale compte une trentaine de choristes et est ouverte à tous ceux qui souhaitent chanter. L’inscription pour les non-théologiens coûte 61 euros pour toute l’année – les voyages inclus.

 

 

 

"Shema" donne un concert dans une chapelle dans une petite ville avoisinant Valence.  

 

Chanter et découvrir la France au même temps

Comme étudiant étranger la chorale permet de voyager et découvrir la France. Ce semestre la chorale a été en tournée dans des villes avoisinant Valence et à Marseille. Le week-end (16. – 17. mai) la dernière tournée a eu lieu à dans la région de Toulouse.

Diversité: De Martin Luther jusqu’à Martin Luther KingSamedi soir 18. avril dans la rue de la Masse la chorale a fait la concurrence aux bruits des tonnerres. L’église était remplie de toutes sortes de personnes.

”Chanter, c’est la générosité, nous donnons de nos coeurs”, a dit Noro pendant l’échauffement.

Le répertoire des chants était de grande envergure quant aux styles et les langues. Outre la langue française, l’anglais, le russe, le latin et l’hébreu résonnaient dans les oreilles des gens en forme des styles de musique qui s’étendent des compositeurs anciens, notamment Bach, jusqu’au gospel des Afro-Américains.

Raconter sa vie

Après quelques chants deux témoignages personnels étaient donnés par deux étudiants de théologie, respectivement le jeune Suisse Sylvain et le coréen et tout nouveau père Sungyong; Sylvain a raconté sa vie et sa foi chrétienne tandis que Sungyong a exprimé sa réconnaissance à Dieu d’avoir eu une fille. Deux choristes féminines ont fait un dessin aux spectateurs de la vie étudiante à la F.L.T.R dans une manière qui a fait rire tout le monde.

Le coquetier gagné

 

Vers la fin du concert l’applaudissement avec les sourires ont constaté que le spectacle n’était point un fiasco. Parfois des visages curieux des gens de la rue ont surgi dans l’entrée.

Après le dernier ton haut des soprani déployées, le fameux battement de mains en cadence demandait un morceau hors programme et une jeune femme a exclamé son souhait, ”le gospel”. Cette fois tout le monde bougeaient un peu à gauche et un peu à droite.

Comme finale la polyphonie ancienne ”Confie à Dieu ta route” a donné la confiance tant à la foule qu’à nous les choristes – paisiblement nous sommes descendus des ailes des chants.

L’ambiance était plutôt conviviale après où les gens sont restés à parler. Dehors les gens sortant de l’église avaient une mine contente, et les parapluies étaient tous fermés puisque le tonnerre avait abandonné la lutte contre les voix humaines.

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  • Ce blog est celui des étudiants étrangers de l'Atelier Presse du SCEFEE. Vous y lirez les articles, reportages et interviews rédigés par les étudiants. Toutes les illustrations, photos, dessins ou graphiques sont ceux des auteurs des articles.
    Dans ce blog, vous trouverez des liens sur la presse, les principaux quotidiens et magazines français, les médias en général et quelques liens sur la langue française.

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    Catherine Ricoul
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